Géothermie de minime importance
La géothermie de minime importance (GMI), parfois appelée géothermie de très basse température[1] ou géothermie de surface[2], est une forme de géothermie qui permet d'extraire de la chaleur présente à moins de 200 m de profondeur dans le sol, notamment à l'aide d'une pompe à chaleur.
Ce procédé est confidentiel en France, mais il commence à être réglementé et simplifié[3],[4].
Détails du procédé
La géothermie « très basse énergie » ou « de surface » développe une puissance thermique (de) ne dépassant pas 500 kW, avec des calories captées à faibles profondeurs (à moins de 200 m) et des températures généralement comprises entre 10 et 30 °C[5], c'est-à-dire des calories ne provenant pas ou peu des profondeurs terrestres, mais plutôt du soleil et du ruissellement de l'eau de pluie, le sol du terrain jouant le rôle de source chaude du fait de son inertie et de sa mauvaise conductivité thermique.
Cette technologie est appliquée à :
- la climatisation passive, par exemple le système du puits provençal (ou puits canadien) ;
- le chauffage et la climatisation, par exemple la pompe à chaleur géothermique[5].
Ces systèmes permettent de faire, par rapport à l'usage unique d'une énergie primaire, des économies d'énergie sur le chauffage et la production d'eau chaude. Néanmoins, ils nécessitent une source d'énergie extérieure, le plus souvent l'électricité, qui doit rester disponible.
La géothermie avec pompe à chaleur consiste à puiser la chaleur présente dans le sol à travers des capteurs verticaux ou horizontaux, selon la configuration du terrain. Une pompe à chaleur a un fonctionnement comparable à celui d'un réfrigérateur : il assure le chauffage d'un local à partir d'une source de chaleur externe, dont la température est, en général, inférieure à celle du local à chauffer.
Réglementation
Dans la plupart des pays, elle est cadrée par le règlement d'urbanisme, le code minier et/ou le code de l'environnement (quand il existe) et tend à évoluer dans le cadre de la transition énergétique.
En France, les installations de géothermie de minime importance bénéficient de démarches administratives simplifiées avec une télé-déclaration auprès de la préfecture sous certaines conditions[6] :
- profondeur entre 10 et 200 m,
- température de l'eau inférieure à 25 °C,
- prélèvement-injection dans le même aquifère,
- pas de prélèvement d'eau pour un autre usage,
- débit inférieur à 80 m3/h,
- localisation en zone réglementaire verte ou orange[7].
Articles connexes
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Géothermie » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Sigespoc
- ↑ « Cartographie de la géothermie de surface dans la métropole du Grand Paris », sur brgm.fr, (consulté le ).
- ↑ Géothermies
- ↑ Région centre
- La géothermie très basse énergie, sur geothermie-perspectives.fr.
- ↑ « Télé-déclaration du projet de géothermie de minime importance », sur geothermies.fr (consulté le ).
- ↑ « Accompagner votre projet de géothermie de surface », sur geothermies.fr (consulté le ).
Liens externes
- Portail des énergies renouvelables
- Portail du froid et de la climatisation
- Portail de la géologie