Gérard Petitjean

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Gérard Petitjean (né le à Nantes, en France) est un journaliste français.
Biographie
Enfance, formations, orientations
Né au sein d’une famille modeste parisienne, Gérard Petitjean passe une grande partie de sa jeunesse à Nantes.
En 1962, il étudie l’histoire à la Faculté de Nantes. En parallèle, il enseigne l’histoire et la géographie comme maître auxiliaire dans le lycée d’une petite ville de la Loire-Atlantique durant un an.
En 1966, il intègre le Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Il effectue un stage au Ministère de l’Éducation nationale. Sa connaissance des questions scolaires sera sollicitée par Le Figaro, pendant son service militaire (1969).
Le Figaro
À sa sortie de l’armée en 1970, il intègre le quotidien Le Figaro pour y traiter des « questions d’École et d’Université ». Les orientations politiques du journal ne lui conviennent pas. Les événements de Mai 68 orientent ses idées politiques : il se rapproche de la gauche. Il est contacté par Jean Daniel et rejoint le Nouvel Observateur pour traiter les questions scolaires et universitaires.
Le Nouvel Observateur
Au moment de l'arrivée de Gérard Petitjean au sein du Nouvel Observateur, la direction de l'hebdomadaire fait face à une contestation interne. Elle veut professionnaliser et de dépolitiser la rédaction. Son porte-parole (René Backmann) est provisoirement mis au placard.
Diversification
Petitjean récupère la rubrique Éducation que Backmann souhaitait abandonner ; il est titularisé après son mois d’essai au sein du service « société ». Il se lie avec Claude-François Jullien. Il met à jour ses connaissances dans divers domaines ( psychanalyse, sociologie, biologie). À côté de l’actualité sportive (tennis, nautisme) et des questions d’environnement ou de logement, il rend compte de travaux scientifiques : l’hérédité (Des cerveaux sans ancêtres, ), les surdoués (Des têtes grosses comme ça, ). Ces travaux étaient utilisés par la Nouvelle Droite pour légitimer ses thèses héréditaristes et élitistes.
Pédagogie(s)
L’enseignement, de la maternelle à l’Université, reste son domaine. Il tombe d'accord avec les thèses du Syndicat général de l’Éducation national de la Confédération française démocratique du travail (SGEN-CFDT) et du courant pédagogique aspirant à mettre l’Enfant au centre du système éducatif. Il critique les méthodes officielles, et leur oppose des méthodes alternatives comme la méthode Freinet. Il s'adresse à un lectorat enseignant important. En , son article critique les dysfonctionnements et certaines pratiques dans l’école primaire. Il met l’accent sur le rôle déstabilisateur joué par Mai 1968 : l'institution a remis en cause son système traditionnel sélectif et méritocratique, mais sans le remplacer par un autre. Il reçoit un très abondant courrier des lecteurs, campagne qui pourrait avoir été orchestrée par le Syndicat national des instituteurs (SNI).
Autogestion et qualité
Jean Daniel réagit et le met en garde : le journal ne peut pas « se mettre une profession à dos[1]». Il répond dans une Lettre aux instituteurs, le . Il explique que l’École a, selon lui, pour mission de rendre les « enfants autonomes, libres, créateurs, prenant eux-mêmes en main leur scolarité, décontractés, bien dans leur peau ». L’aspect autogestionnaire et qualitatif de sa conception de l’enseignement est donc très net, même s’il lui arrive aussi de dénoncer plus prosaïquement les conditions de travail des professeurs et « le centralisme administratif français » dans la gestion des personnels enseignants.
Engagement
À partir de , d’autres sujets (comme les conflits sociaux) suscitent son intérêt. Son approche « autogestionnaire » explique son engagement au sein du PS, vers 1976-1977. Militant avec sa femme dans la section de Vanves, il y soutient le courant Rocard. À l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, il rend sa carte du parti.
Promotion
Au début des années 1990, il devient rédacteur en chef-adjoint du service.
Notes et références
- ↑ Entretien de Gérard Petitjean avec François Kraus le 8 juillet 2004.
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