Gérard Trémège

Gérard Trémège
Illustration.
Gérard Trémège en 2016.
Fonctions
Maire de Tarbes
–
(24 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection
Réélection

Prédécesseur Raymond Erraçarret
Successeur Andrée Doubrère
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
puis d'Occitanie
–
(17 ans, 2 mois et 30 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
13 décembre 2015
Président Martin Malvy
Carole Delga
Député français
–
(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 1re des Hautes-Pyrénées
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique UDFC
Prédécesseur Pierre Forgues
Successeur Pierre Forgues
–
(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Hautes-Pyrénées
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UDF
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Scrutin proportionnel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Séméac (Hautes-Pyrénées)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PR (jusqu’en 1997)
DL (1998-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Profession Dirigeant d'une société d'expertise comptable

Gérard Trémège, né le à Séméac (Hautes-Pyrénées), est un homme politique français.

Membre des Républicains, il est maire de Tarbes de 2001 à 2025, conseiller régional de Midi-Pyrénées de 2004 à 2015 et conseiller régional d'Occitanie de 2015 à 2021.

Biographie

Il remporte l'élection municipale de 2001 face au maire PCF sortant Raymond Erraçarret. Il est réélu maire de Tarbes en avec 54,3 % des voix. D' à , il préside la communauté d'agglomération du Grand Tarbes.

Il est député UDF des Hautes-Pyrénées de 1986 à 1988 (élu sur la liste UDF-RPR conduite par le maire de Lannemezan Pierre Bleuler) et de 1993 à 1995 (élu dans la première circonscription face au candidat PS Pierre Forgues).

Il est conseiller général des Hautes-Pyrénées de 1985 à 1998, élu du canton de Tarbes-1.

De 1990 à 2002, il est le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Tarbes et des Hautes-Pyrénées.

De 1995 à 1998, il est le président national de l'Association des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI).

Il se présente aux élections législatives de 2002 et 2007 dans la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées, et dans la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées en 2012. Il est battu à l'occasion des deux premiers scrutins par Chantal Robin-Rodrigo (PRG) et par Jean Glavany (PS) en 2012.

Gérard Trémège est présenté dans les médias comme un proche de Nicolas Sarkozy qu'il a reçu à de nombreuses reprises à Tarbes, notamment en .

Candidat à la primaire de l'UMP permettant aux militants du parti de désigner la tête de liste en Midi-Pyrénées à l'occasion des élections régionales françaises de 2010, il est battu par Brigitte Barèges par 2 689 voix contre 2 233.

Affaires judiciaires

Homicide involontaire et infraction au code de la route

Le à 9 heures du matin, il percute accidentellement Marie-Louise Nussbaum, retraitée tarbaise de 83 ans. Alors qu'elle traversait un passage piéton au croisement du quai Estévenet et de l'avenue de la Marne à Tarbes, le maire au volant de sa voiture, est distrait par « un panneau publicitaire gênant »[1], aussitôt supprimé après l'accident. La retraitée, admise au centre hospitalier de Tarbes dans la matinée, succombe à ses blessures le soir-même. Il est jugé au tribunal de Pau le , où il écope de deux amendes : 5000€ pour l'homicide involontaire et 500€ pour l'infraction au code de la route[2].

Affaire des « marchés » de Tarbes

Le , il est placé en garde à vue par le procureur de Pau Jean-Christophe Muller. Il est soupçonné de prise illégale d'intérêt et de blanchiment dans des affaires de travaux publics. Le , il est mis en examen pour « prise illégale d'intérêt, favoritisme et trafic d'influence passif »[3]. Il a par ailleurs été mis en examen en 2016 par le juge d'instruction Patricia Boncoeur. Directement convoqué par la magistrate dans son cabinet du Tribunal de Grande Instance de Tarbes, l'élu a dû s'expliquer sur des activités d'expert comptable qu'il aurait exercées après avoir vendu son cabinet. La justice le soupçonne d'avoir employé des comptables non déclarés et d'avoir fraudé les organismes sociaux.

Des membres de son équipe municipale font l'objet de mises en examen pour des faits accomplis dans le cadre de leurs fonctions[4].

Le , Gérard Trémège annonce à la presse l'abandon de plusieurs charges à son encontre, mais assume le délit de favoritisme[5].

Le , il doit cependant répondre à des délits pour favoritisme devant le tribunal de Pau. En , il explique : « Je sais qu'au terme je serai condamné pour des délits de favoritisme. Oui, il y a des délits de favoritisme qui ont été commis dans la forme. Mais en aucun cas délibérément. Je l'assume en tant que maire »[6]. Il devait être jugé devant le tribunal de Pau du 3 au [7]. Mais le parquet de Pau a confirmé le mardi que l'audience est reportée en fin d'année, en octobre ou novembre. Le tribunal invoque des difficultés pour avoir assez de personnel. Soupçonné d’avoir favorisé plusieurs de ses proches, particuliers ou entreprises, lors d’attributions de marchés publics à Tarbes, Gérard Trémège est jugé à Pau du lundi 17 au vendredi [8].

Le , il est reconnu coupable de favoritisme et de prise illégale d’intérêts dans l’attribution de plusieurs marchés publics de la ville de Tarbes[9]. Il écope de deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d'amende , deux ans d'inéligibilité avec exécution provisoire[10],[11]. Le , suite à sa condamnation, il est démissionné d'office par un arrêt publié par le préfet des Hautes-Pyrénées et n'est plus maire de Tarbes ni président de la communauté d'agglomération[12].

Travail dissimulé

Le , une audience devant le TGI de Tarbes a lieu pendant laquelle Gérard Trémège est jugé pour travail dissimulé dans le cadre de ses missions de commissaire aux comptes. Ce procès ne concerne pas les affaires liées aux marchés publics pour laquelle l'instruction se poursuit depuis maintenant 7 ans.

Le , il est condamné par le tribunal correctionnel de Tarbes à payer une amende de 35 000 euros pour absence de paiement des cotisations sociales liées à son activité de commissaire aux comptes, entre 2010 et 2012. Il n'est cependant pas condamné à rembourser les cotisations non payées, estimées pour la période 2010 à 2012 à 80 000 euros, car l’Urssaf ne s'est pas constituée dans l’affaire[13].

Mandats

Mandats antérieurs

Conseil régional de Midi-Pyrénées puis d'Occitanie
  • Conseiller régional de 2004 à 2021
Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées
  • Président de 2017 à 2025
Commune de Tarbes
  • Maire de 2001 à 2025
Assemblée nationale
Conseil général des Hautes-Pyrénées
Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
  • Président d' à

Distinction

Notes et références

  1. ↑ « Tarbes : Décès de la dame renversée par le maire », sur ladepeche.fr (consulté le )
  2. ↑ « Hautes-Pyrénées. Fatalité accablante », sur ladepeche.fr (consulté le )
  3. ↑ Prise illégale d'intérêt à Tarbes: le maire UMP Gérard Trémège mis en examen, lefigaro.fr, 2 avril 2015.
  4. ↑ « Tarbes : nouveaux ennuis judiciaires dans l'équipe municipale de Gérard Trémège », France 3 Occitanie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ « Plusieurs charges abandonnées contre le maire de Tarbes qui devra tout de même se justifier de favoritisme devant la justice », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  6. ↑ « Plusieurs charges abandonnées contre le maire de Tarbes qui devra tout de même se justifier de favoritisme devant la justice », sur France 3 Occitanie, (consulté le ).
  7. ↑ « Affaire Trémège : le maire de Tarbes sera jugé devant le tribunal de Pau en mars 2025 - France Bleu », sur ici par France Bleu et France 3, (consulté le )
  8. ↑ « Justice : le maire de Tarbes Gérard Trémège jugé à Pau pour prise illégale d’intérêts, 10 ans après sa mise en examen », sur SudOuest.fr, (consulté le )
  9. ↑ Antton Rouget, « Le maire LR de Tarbes à son tour destitué après sa condamnation », sur Mediapart, (consulté le )
  10. ↑ « Affaire des marchés de la mairie de Tarbes : Gérard Trémège condamné à 2 ans de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire », sur La République Des Pyrénées, (consulté le )
  11. ↑ « Le maire de Tarbes condamné à 2 ans d’inéligibilité, 75 000 euros d'amende et 2 ans de prison avec sursis pour favoritisme et prise illégale d’intérêt », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  12. ↑ « Gérard Trémège n’est plus maire de Tarbes, ni président d’agglomération, il a été démissionné d’office par le préfet », sur ladepeche.fr (consulté le )
  13. ↑ « Le maire LR de Tarbes condamné pour travail dissimulé », sur Mediapart, (consulté le )

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail des Hautes-Pyrénées
  • icône décorative Portail de Tarbes