Gérard van Opstal

Gérard van Opstal
Attribué à Lucas Franchoys le Jeune, Portrait présumé de Gérard van Opstal (vers 1660), localisation inconnue.
Naissance
ou entre et
Bruxelles
Décès
Nom dans la langue maternelle
Gerard van Opstal
Activités
Sculpteur, sculpteur sur bois ou autre matériau naturel, marchand d'art, ivoirier
Lieux de travail

Gérard Van Opstal, né à Bruxelles[1] vers 1594 et mort à Paris le , est un sculpteur baroque des Pays-Bas espagnols principalement actif à Paris[2],[3],[4].

Biographie

L'Ivresse de Silène, ivoire, Paris, musée du Louvre.

Gérard Van Opstal, né à Bruxelles[1] vers 1594, est le fils d'Antoine van Opstal. Il a épousé Elisabeth Van Mildert fille du sculpteur anversois Johannes van Mildert[4]. Son fils Louis van Opstal est également sculpteur. Sa sœur Marie van Opstal, baptisée le à Bruxelles et qui y est morte le , avait épousé à Bruxelles le , Guillaume de Lens[5], qui sont les parents de l'orfèvre parisien natif de Bruxelles Jean de Lens. En 1645, Gérard Van Opstal est le parrain de Catherine de Lens, fille de Jean de Lens[6].

Gérard van Opstal reçoit sa première formation à Bruxelles chez Nicolaes Diodoni[7], doyen du métier des Quatre-Couronnés de Bruxelles[8]. Il est signalé en 1635-1636 comme maître de la gilde Saint-Luc d'Anvers.

On lui connaît un certain Antony Leffens comme élève à Anvers en 1641-1642.

Quand son beau-père Johannes van Mildert meurt, van Opstal est invité par les autorités locales à compléter la sculpture du Christ commencée par van Mildert pour le calvaire sur la Falconplein à Anvers.

Avant 1648, Gérard van Opstal s'installe à Paris , probablement à l'invitation expresse du cardinal de Richelieu. En 1651, Van Opstal y reçoit le titre de sculpteur des bâtiments du Roi et devient l'un des fondateurs de l'Académie royale de peinture et de sculpture[9].

Œuvre

Van Opstal est particulièrement habile dans la sculpture des frises en bas-relief avec des thèmes mythologiques classiques. Il travaille non seulement la pierre et le marbre, mais est aussi un expert en bas-reliefs en ivoire[9]. Ceux-ci ont été admirés par ses contemporains et 17 d'entre eux étaient conservés dans la collection du roi Louis XIV[4].

Le musée du Louvre conserve de lui de très délicates sculptures en ivoire ornées de putti dans la tradition baroque.

Notes et références

  1. Messager des sciences historiques, des arts et de la bibliographie de Belgique, Gand, année 1854 : Archives des Arts, des Sciences et des lettres, sculpteurs et sculptures, Noms des sculpteurs qui ont fait partie du métier des Quatre-Couronnés à Bruxelles, depuis 1621 à 1716, p. 363 : « Gérard Van Opstal, bourgeois, apprenti chez Nicolas Diedon, reçu en cette qualité le 30 novembre (1621). Note 2 : La présence ici du nom de Gérard Van Opstal en qualité d'apprenti, et la qualification de bourgeois qui lui est donnée, tranchent la question du lieu de naissance de cet artiste en faveur de Bruxelles (Voy. Baert, pp. 69 et 144). ».
  2. Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Compte-rendu des séances de la Commission royale d'histoire, ou, Recueil de ses bulletins, vol. 14, (présentation en ligne)
  3. Gérard van Opstal sur le site du Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie
  4. Cynthia Lawrence. Opstal, Gerard van, Grove Art Online. Oxford Art Online. Oxford University Press. Web. 29 Apr. 2014
  5. Famille van Opstal sur gw.geneanet.org.
  6. Henri Herluison, Actes d'état-civil d'artistes français peintres, graveurs, architectes etc. extraits des registres de l'hôtel-de-ville de Paris, détruits dans l'incendie du 24 mai 1871, publié par H. Herluison, Orléans, 1873. [1].
  7. Jan Caluwaerts, Poorters van Brussel, II, 1601-1695, Louvain, 2005, p. 90 : Nicolaes Diodoni, reçu bourgeois (poorter) de Bruxelles dans l'exercice 1606-1607. (Archives de l'Etat, Chambre des Comptes, 12712, 174). Souvent cité sous le nom Nicolas Diodone ou Nicolas Diedon. Oxford Art online : A pupil of Niklaas Diodone ( fl 1616) in Brussels.
  8. Messager des sciences historiques, des arts et de la bibliographie de Belgique, Gand, année 1854, p. 363 : « Nicolas Diedon ou Diodone, cité comme maître, fut doyen du métier, vivait encore en 1642 ».
  9. Master ivory carvers: Gerard van Opstal.

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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