GJ 523 b

GJ 523 b
Étoile
Nom GJ 523
Constellation Chiens de chasse
Ascension droite 13h 43m 23,075s
Déclinaison +39° 14 56,888
Distance 86,8 al
Type spectral K

Localisation dans la constellation : Chiens de chasse

(Voir situation dans la constellation : Chiens de chasse)
Planète
Type Méga-Terre
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) 0,122 6  UA
Période (P) 17,745 56  J
Inclinaison (i) 17,6 deg
Caractéristiques physiques
Masse (m) 23,5 ± 3,3 M⊕
Rayon (R) 2,55 ± 0,15  R⊕
Masse volumique (ρ) 7,8 ± 1,8  g cm−3
Température (T) 538 ± 13  K
Découverte
Découvreurs Maxwell A. Kroft et al.
Date 2026
Statut Confirmée
Informations supplémentaires
Autre(s) nom(s) BD+39 2675 b ; TOI-7032 b

GJ 523 b ou TOI-7032 b, découverte en 2026, est une méga-Terre, en orbite autour de l’étoile naine orange GJ 523 (aussi dénommée TIC 22903436 ou TOI-7032), de type spectral K, située à une distance d'environ 26,612 7 ± 0,009 9 pc (∼86,8 al) de la Terre, dans la constellation des Chiens de chasse.

Cette exoplanète a été détectée par la méthode des transits en tant que candidate, puis confirmée par la méthode des vitesses radiales.

Découverte

GJ 523 b a été découverte à la suite de l'analyse des données de signaux de transits détecté par TESS autour de l’étoile naine orange GJ 523 de type spectral K. Le satellite TESS a observé l'étoile GJ 523 /TIC 22903436 dans les secteurs 23, 49, 50, 76 et 77, entre 2020 et 2024. Il a été détecté des transits planétaires potentiels dans les données, à une période orbitale de 17,74556 jours, et le système a été classé en tant qu'objet d'intérêt TESS (TOI) et nommé TOI-7032. En anglais, TOI est l’acronyme de Transiting Exoplanet Survey Satellite Object of Interest [1].

L’étoile GJ 523 a alors ensuite fait l’objet de 30 mesures de vitesse radiale avec le spectrographe NEID. NEID est un spectrographe à haute résolution installé sur le télescope WIYN de 3,5 m, l'un des instruments astronomiques de l'Observatoire national de Kitt Peak, en Arizona. Les observations ont été réalisées entre le et le [1].

Le spectrographe NEID recherche des planètes extrasolaires en observant les faibles variations de la vitesse radiale de l'étoile hôte causées par la ou les planètes en orbite. Les vitesses radiales extrêmement précises (50 cm/s) obtenues par NEID fournissent les masses et les densités des exoplanètes découvertes par le télescope spatial TESS.

Caractéristiques

GJ 523 b est une exoplanète de type méga-Terre, âgée de 170 millions d'années[2].

Caractéristiques orbitales

GJ 523 b effectue sa révolution en 17,74556 jours, orbitant à 0,1226 ± 0,0015 UA de son étoile[3].

GJ 523 a une inclinaison orbitale de 17,6+5,0
-4,7
degrés, ce qui implique que GJ 523b a une obliquité orbitale minimale (par rapport à l’axe de rotation de son étoile) de 71,4+4,7
-5,0
degrés[1].

Caractéristiques physiques

La masse de la planète, mesurée par la méthode des vitesses radiales, est de 23,5 ± 3,3 M, tandis que son rayon est estimé à 2,55 ± 0,15 R [3].

La température d'équilibre à albédo nul de GJ 523 b est de Teq = 538 ± 13 K, soit 265 °C.

La densité volumique de GJ 523 b, élevée, est de 7,8 ± 1,8 g cm−3[1].

Les planètes présentant ces caractéristiques ont été informellement appelées « méga-Terres » (comme des versions plus grandes des super-Terres rocheuses) dans les publications scientifiques. Les auteurs de la découverte de GJ 523 b proposent de définir observationnellement les méga-Terres comme des planètes ayant un rayon planétaire Rp ≥ 2,1R et une densité ρp ≥ 5,5 g cm−3.

Nouvelle définition proposée pour les méga-Terres

Les méga-Terres sont difficiles à concilier avec l'interprétation standard de l'écart de Fulton. Les planètes au-dessus de l'écart sont généralement supposées conserver au moins des enveloppes externes gazeuses modestes d'H/He. Pourtant, les méga-Terres se situent au-dessus de l'écart de Fulton (rayon compris entre ∼1,5 et 2,0 R) tout en ayant des densités moyennes comparables à celle de la Terre ou supérieures, ce qui implique qu’elles sont dominées par des solides et contiennent peu ou pas de gaz. Observationnellement, elles occupent le même espace de rayon que les sous-Neptunes, mais pas le même espace compositionnel. Elles ne sont donc pas bien décrites. Maxwell A. Kroft et al. proposent donc que les méga-Terres soient considérées comme une classe d'exoplanètes distincte sur le plan observationnel. Ils les définissent comme des planètes avec un rayon compris entre 2,1 R et 5R et une densité ρp ≥ 5,5 g cm−3. Le seuil de densité sélectionne des planètes dont les propriétés globales ne sont pas compatibles avec une atmosphère planétaire substantielle d'H/He[1].

Cette définition est conçue pour identifier les planètes qui seraient classées comme sous-Neptunes uniquement en fonction de leur rayon, mais qui nécessitent une interprétation physique différente une fois que leur densité est mesurée.

Diagramme. Nuage de points des rayons mesurés et des densités des exoplanètes confirmées en mars 2026. Les méga-Terres (points rouges) ont des rayons compris entre 2,1 et 5,0 R🜨 et des densités supérieures à celle de la Terre (>5,5 g/cm³). On retrouve les localisations des super-Terres (points beiges), des sous-Neptunes (vert), des planètes semblables à Neptune (points bleus) et des cas atypiques (points noirs).

Tableau comparatif d’exoplanètes de type méga-Terre

Tableau comparatif d’exoplanètes de type méga-Terre[1]
Nom Masse

(M)

Rayon

(R)

Densité

(g cm−3)

Période

(jours)

T eq

(K)

K2-263 b (1) 14,9 ± 2,1 2,41 ± 0,12 ∼ 5,8 50,82 470 ± 7
HD 88986 b (2) 17,2 ± 4 2,49 ± 0,18 ∼ 6,1 146,05 460 ± 8
HD 207897 b (3,4) 14,8 ± 1,5 2,342 ± 0,12 ∼ 6,3 16,20 582 ± 15
Kepler-538 b (1) 12,9 ± 2,9 2,215 ± 0,040 6,5 ± 1,5 81,74 417 ± 5
HIP 97166 b (3,4) 19,1 ± 1,6 2,480 ± 0,07 ∼ 6,9 10,29 702 ± 9
TOI-2093 c (5) 15,8 ± 3,8 2,30 ± 0,12 ∼ 7 53,81 329 ± 13

Références: (1) A. S. Bonomo et al. (2023) (2) N. Heidari et al. (2024) (3) A. S. Polanski et al. (2024) (4) M. G. MacDougall et al. (2023) (5) J. Sanz-Forcada et al. (2025).

Notes et références

  1. (en) Maxwell A. Kroft, Thomas G. Beatty, Joseph M. Salzer, Claire Zwicker, Anastasia Triantafillides, Juliette Becker, Melinda Soares-Furtado, Jessi Cisewski-Kehe et al., « GJ 523b is a Massive, 170 Myr-old Mega-Earth, Likely on a Polar Orbit », arXiv,‎ (lire en ligne Accès libre)
  2. (en) Keith Cowing, « GJ 523b Is A Massive, 170 Myr-old Mega-Earth, Likely On A Polar Orbit » Accès libre, sur Astrobiology, (consulté le )
  3. (en) L'Encyclopédie des planètes extrasolaires, « GJ 523 b » Accès libre, sur exoplanet.eu (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

(en) TIC 22903436 sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

(en) Mega-Earth GJ 523b sur la base de données Stellar Catalog.

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