Gabriel-Tristan Franconi
| Naissance | |
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| Décès |
(à 31 ans) Sauvillers |
| Nom de naissance |
Gabriel Victor Léon Franconi |
| Nationalité | |
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| Genre artistique | |
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| Distinctions | Liste détaillée Bourse nationale de voyage littéraire (d) () Prix de Joest () Mort pour la France Chevalier de la Légion d'honneur |
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Gabriel Victor Léon Franconi[1] dit Gabriel-Tristan Franconi est un écrivain et poète d'origine suisse naturalisé français, né à Paris (6e arrondissement), 13, rue des Canettes, le , mort pour la France, décapité par un obus, au bois de Sauvillers (Somme) le .
Biographie

Gabriel Victor Léon Franconi nait au 13, rue des Canettes, dans le quartier Saint-Sulpice, au domicile de ses parents. Son père, fumiste d'origine italienne né en Suisse dans une famille garibaldienne[2],[n 1] épouse à Paris Marie-Jeanne Martella, native de la capitale, qui lui donnera ce seul fils, Gabriel, près de six ans après leur mariage (1881) [3]. Il perd son père à sept ans et sera élevé par sa mère, aveugle, et sa grand-mère[4].
André Colomer lui présente Roger Dévigne fin 1905 ; ce dernier est témoin à son premier mariage le .
Il est membre de la Société historique du 6e arrondissement de Paris[5].
Entre la fin de 1907 et 1908, il fonde avec Roger Dévigne, André Colomer, Bernard Marcotte et d'autres amis la revue d'art La Foire aux chimères (« Organe du Groupe d'Action d'Art : le Mouvement Visionnaire »)[6].
Sous le pseudonyme de Bis-Bur, il participe en 1909 et 1910, en compagnie de Fernand Allard l'Olivier, Gustave Charlier, René Colomer, Emile Gérard-Gailly et Victor Morin à un hebdomadaire intitulé Les Guignolades[7].
Le , il comparait devant les tribunaux pour coups et blessures sur la personne de René Christian-Frogé, lors d'une « Hurle-aux-Loups » (réunion mensuelle du « groupe des Loups », fondé par Anatole Belval-Delahaye), le [8].
En 1911, il fonde le journal Les Lions, dont le premier (et seul) numéro parait en juin[9],[n 2].
Il lance, le , dans Paris-Journal, la rubrique hebdomadaire « La Semaine cinématographique », qui a l'intérêt de marquer les débuts de la critique cinématographique[10].
Il organise, le , au Café Voltaire, à Paris, une « bataille littéraire », intitulée la « Ménagerie littéraire », à laquelle il convie tous ceux à qui il a des reproches à faire, dont Saint-Georges de Bouhélier[11].
Il obtient en 1916 la Bourse nationale de voyage du Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts, instituée par Maurice Couyba[12].
Pendant la Première Guerre mondiale, il intègre, à sa demande, le 272e régiment d'infanterie. Il est grièvement blessé en à Mouilly et soigné au Grand Palais, transformé en hôpital. Il repart au front en . Il y fut caporal, sergent, sous-lieutenant, y gagna huit citations, la médaille militaire, la croix de Saint-Georges de Russie[n 3],[13]. Avant de tomber au combat le , il se trouve à nouveau à Paris en pour épouser en secondes noces Ernestine Delvoie, actrice de théâtre[14]. Leur fille, Yseult, épousera Arnold Mandel.[réf. nécessaire]
La plaque apposée sur sa maison natale le [15] porte cette inscription : « pour défendre contre l'envahisseur sa maison, sa rue et la place Saint-Sulpice[16] ». Son nom figure au Panthéon parmi les écrivains morts au champ d’honneur pendant la guerre de 1914-1918.
Distinctions
- Prix de Joest de l’Académie française en 1919.
- Prix Montyon de l’Académie française en 1921 à titre posthume.
- Légion d'honneur à titre posthume, [n 4],[17]
Œuvres
- Bisbur au Démocratic-Palace, Maison française d'art et d'édition, 1917 — d'abord publié en feuilleton dans La Grimace, à partir du 11 février 1917 lire en ligne sur Gallica — il relate son séjour au Grand-Palais transformé en hôpital
- Untel de l’armée française, Payot et Cie, 1918 [lire en ligne] ; Prix de Joest de l’Académie française, 1919, réédition Bibliothèque du Hérisson / Edgar Malfère, Amiens, 1926, Imprimerie F.Paillart, Abbeville, avec une Préface de Roland Dorgelès.
- Poèmes, La renaissance du livre, 1922
- « Je suis encore vivant: lettres à Émile Cohl (1914-1918) », L'Œil bleu, n° 12, .
- « Lettre de guerre à Albert Urwiller », poèmes, précédé de « Un artiste en guerre », par Nicolas Leroux, L'Œil bleu, no 3, , p. 50-63.
Poèmes
- « La Mort de Vénus », L'Île sonnante, n° 8, , p. 233[18]
- « Le Vase fleuri » ; « L'Enfant ou le Vase », L'Île sonnante, n° 23, , p. 98-99[19]
- « La Rosace », Les Facettes : cahier trimestriel de poésie, lire en ligne sur Gallica
- « Août », « Le Chant des petits rosiers », Mercure de France, , p. 55-56 lire en ligne sur Gallica
Divers
- « La rue des Canettes », La Renaissance contemporaine, [n 5]
- Thierry Sandre La Vie ardente de Franconi, suivie de La Correspondance de Gabriel-Tristan Franconi et de La Rue des Canettes, mention "à paraître" en 1926 in livre Gabriel-Tristan Franconi, Untel de l'Armée française, E.Malfère, Amiens, 1926 op.cit.
Bibliographie
- Gaston Picard, « Jean Le Roy et Gabriel-Tristan Franconi », Les Chants de l'aube,
- Fernand Vandérem, Le Miroir des Lettres, première série, Flammarion, 1919, p. 156-166 [lire en ligne] — à propos de Un tel de l'armée française
- Eugène Montfort, Vingt-cinq ans de littérature française, t. 2, Librairie de France, 1920, p. 165 [lire en ligne] — comporte une photo de Franconi
- Albert Schinz (en), French literature of the great war, New York, D. Appleton & Co, 1920, p. 174-179 [lire en ligne]
- Fernand Divoire, Gabriel-Tristan Franconi, Édouard Champion, collection « Les Amis d'Édouard » n° 33, 1921
- Saint-Georges de Bouhélier, « Gabriel-Tristan Franconi », Anthologie des matinées poétiques de la Comédie française, Librairie Delagrave, 1923, p. 434-435 — avec deux poèmes : « 1914 » et « Prière à la française » (ce dernier figurait dans une lettre datée du 17 juillet 1918), lus le 7 mai 1921
- Gaston Picard, « Gabriel-Tristan Franconi (1887-1918) » (avec : un poème et un extrait de Un tel de l'armée française), dans Anthologie des écrivains morts à la guerre (1914-1918), tome premier, p. 277-288, Bibliothèque du Hérisson, Edgar Malfère, Amiens, 1924.
- « Un poète idéaliste. Gabriel Tristan Franconi », Montréal, Quartier latin, vol. 8, n° 1, , p. 4
- (en) Richard Le Gallienne, From a Paris Garret, Ives Washburne, 1936, p. 20-21
- Roland Dorgeles, Au beau temps de la butte, Albin Michel, 1963, p. 77-81
- Gérard de Lacaze-Duthiers, Une nouvelle école poétique : les visionnaires et artistocrates, Paris, extrait de La Revue du , repris dans L'Œil bleu, n° 12, .
- Gérard de Lacaze-Duthiers, Anthologie des écrivains du Ve, Bibliothèque de l'Artistocratie, Pierre Clairac Ed., 1953
- (en) H. M. Klein, « The natural hero, the lowest common denominator, and the wounded heart: Variations of the Everyman-figure in the war novels of Gabriel-Tristan Franconi, Henry Williamson, and Ernst Wiechert », Comparison, n° 2, printemps 1976, p. 19-72.
- Pierre Vierge, « Notice nécrologique », Bulletin de la Société historique du VIe arrondissement, 1919-1920, p. 75-84
- Micheline Dupray, Roland Dorgelès: Un siècle de vie littéraire française, Albin Michel, 2013, p. 445-446
Notes et références
Notes
- ↑ Franconi intitulera un de ses sonnets : « Sur nos amis garibaldiens », Henriette Charasson, « La vie littéraire », Le XIXe siècle, 15 mai 1920, p. 7
- ↑ collaborateurs : Maffeo-Charles Poinsot, Gaston Picard, Vincent Muselli, Guy-Robert du Costal, Marius Riquier, André Lemaître, Roger Dépagniat
- ↑ « Cette médaille est décernée aux caporaux, brigadiers et soldats qui se sont signalés sur les champs de bataille par des actions d'éclat ou des actes d'héroïsme. » www.medailles1914-1918
- ↑ citation : « Gabriel-Tristan Franconi, sous-lieutenant, 17e compagnie du 272e régiment d'infanterie, officier d'une bravoure légendaire. Le 26 juin 1918, en plein jour, accompagné de six hommes, en terrain découvert et sans préparation d'artillerie a attaqué un petit poste ennemi, sautant le premier dans la tranchée. A ramené deux prisonniers, les trois autres occupants ayant été tués. 20 juillet 1918. »
- ↑ Il s'agit d'un extrait du roman auquel il travaillait et dont Roland Dorgelès signale que le manuscrit qu'il gardait avec lui au combat n'a pas été retrouvé, Roland Dorgelès, Bleu horizon. Pages de la Grande Guerre, Albin Michel, 2012
Références
- ↑ Archives de Paris, naissances, 6e arr., 17/05/1887, V4E5862.
- ↑ Fernand Divoire, Gabriel-Tristan Franconi, p. 3
- ↑ Archives de Paris, naissances, 6e arr., 17/05/1887, V4E5862 et mariages, 6e arr., 11/06/1881, V4E3235.
- ↑ Victor-Émile Michelet, « Les Sacrifices de la France. Le Poète Gabriel-Tristan Franconi », Athéna, n° 3, mars 1922, p. 227
- ↑ « FRANCONI Gabriel Tristan, Gabriel Victor Léon », sur cths.fr (consulté le ).
- ↑ « La Foire aux chimères - Périodique (presses et revues) - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ Geneviève Allard-Gouinaud, « 1909 – 1911 : Les Guignolades et La Forge », Fernand Allard l'Olivier [lire en ligne]
- ↑ Lazarille, « Échos de partout », La Semaine littéraire, 27 mai 1911, p. 249 lire en ligne sur Gallica
- ↑ « Les Lions (1911) », sur revues-litteraires.com (consulté le ).
- ↑ Pascal Manuel Heu, « Émile Vuillermoz et la naissance de la critique de cinéma en France », 1895, revue d'histoire du cinéma, n°24, 1998 p. 62 [lire en ligne]
- ↑ La grimace, 18 février 1917 lire en ligne sur Gallica
- ↑ Gaston Picard, « Autour de la Bourse nationale de voyage », L'Ambulance-Noël, 25 décembre 1916 lire en ligne sur Gallica
- ↑ Fernand Divoire, « Gabriel-Tristan Franconi », Le Rappel, 27 avril 1922, p. 3 lire en ligne sur Gallica
- ↑ « Le carnet des Lettres et ses Arts », L'Action française, 22 aout 1918, p. 4
- ↑ Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, É. Champion, 1922, p. 99
- ↑ Alain Dautriat, Sur les murs de Paris: guide des plaques commémoratives, p. 57
- ↑ Fernand Divoire, « Gabriel-Tristan Franconi », Le Rappel, 27 avril 1922, p. 3 lire en ligne sur Gallica
- ↑ petitesrevues
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