Gabriel Lemonnier

| Maire de Gometz-le-Châtel | |
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| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 76 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Gabriel Regnault |
| Nationalité | |
| Domiciles |
Place Vendôme (- |
| Activité |
Bijoutier |
| Père | |
| Mère | |
| Enfants |
Marguerite Charpentier Isabelle Lemonnier (d) |
| Parentèle |
Adrien Louis Victor Boïeldieu (demi-frère maternel) Georges Charpentier (gendre) |
| Distinctions |
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Alexandre-Gabriel Lemonnier, né le à Rouen et mort le à Paris, est un joaillier français.
Biographie
Né de père inconnu à Rouen le , Gabriel Regnault est le fils de la jeune cantatrice Antoinette Regnault. Celle-ci épouse en 1817 le ténor Augustin Lemonnier, né moins de seize ans avant Gabriel. Lemonnier reconnaît le jeune homme dix ans plus tard, en 1827, lui transmettant ainsi son patronyme. Le prénom « Alexandre », absent de l'acte de naissance[1], est un ajout ultérieur.
Après avoir travaillé pour le joaillier Bury (no 92 rue de Richelieu), Gabriel Lemonnier s'établit à son compte en tant qu'orfèvre-joaillier et s'installe vers 1848 sur la place Vendôme, d'abord au no 14 puis au no 6 et enfin au no 25.
En 1851, Lemonnier prend part à l'Exposition universelle de Londres en y présentant la parure commandée par la reine d'Espagne Isabelle II[2]. Récompensé d'une grande médaille, il fait également partie des exposants français décorés de la Légion d'honneur le par le président Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III[3],[4]. Ce dernier devient le mécène de Lemonnier, qu'il dote d'un nouvel atelier dont le joaillier confie la direction à son confrère Pierre-Joseph-Emmanuel Maheu[5]. En , Isabelle II nomme Lemonnier chevalier de l'Ordre de Charles III d'Espagne[6]. Joaillier de l'empereur, Lemonnier est nommé joaillier de la Couronne en [7].
Plusieurs pièces de joaillerie conçues par Lemonnier sont fabriquées par Maheu ou par Oscar Massin.
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Diadème de l'impératrice Eugénie (1853). -
Broche de l'impératrice Eugénie (1853) comportant la perle Régente.
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Couronne de l'impératrice Eugénie réalisée par Lemonnier pour l'Exposition universelle de 1855.
Le , l'une des filles de Lemonnier, Marguerite, épouse l'éditeur Georges Charpentier à Gometz-le-Châtel, en Seine-et-Oise[8], où les Lemonnier possèdent une propriété et dont Gabriel Lemonnier a été le maire entre 1859 et 1870.
Fin 1873, Lemonnier quitte la place Vendôme et ouvre un magasin au no 35 de la rue du Quatre-Septembre[9].
Au cours des années 1870, la maison Lemonnier périclite et, selon Henri Vever, l'ancien joaillier de la Couronne aurait fini sa carrière vers 1878-1879 comme employé chez un confrère[10]. Devenu presque aveugle à la fin de sa vie[11], il meurt en son domicile du no 22 de la rue des Marronniers le [12].
Notes et références
- ↑ Archives départementales de Seine-Maritime, état civil de Rouen, registre des naissances de 1808, acte no 1217 (vue 107 sur 228).
- ↑ Le Palais de cristal, 16 août 1851, p. 229.
- ↑ Le Génie industriel, t. II, Paris, 1851, p. 404.
- ↑ Le dossier de récipiendaire d'Alexandre-Gabriel Lemonnier, reconstitué après l'incendie du palais de la Légion d'honneur et consultable sur Léonore, est manifestement erroné car il indique que Lemonnier aurait été nommé chevalier le 16 mai 1842 en tant que président du tribunal de commerce. Il s'agit d'une confusion avec Jean-Aimé Le Monnier (d) (1783-1853), président du tribunal de commerce de Metz de 1838 à 1843, effectivement nommé chevalier de la Légion d'honneur le 16 mai 1842.
- ↑ Vever, p. 14-16.
- ↑ Le Courrier du Gers, 23 octobre 1852, p. 3.
- ↑ Journal des débats, 5 décembre 1852, p. 2.
- ↑ Archives départementales de l'Essonne, état civil de Gometz-le-Châtel, registre des naissances, mariages et décès de 1871, acte no 26 (vue 152 sur 200).
- ↑ Le Figaro, 31 décembre 1873, p. 1.
- ↑ Vever, p. 18.
- ↑ Gil Blas, 25 juillet 1884, p. 1.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 16e arrondissement, registre des décès de 1884, acte no 692 (vue 27 sur 31).
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Vever, La Bijouterie française au XIXe siècle (1800-1900), t. II, Paris, Floury, 1908, p. 14 et sq. (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
- Ressource relative à la vie publique :
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