Gabriel Thierry

| Conseiller général Canton de Troyes-2 | |
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Paul Steffann (d) | |
| Président Conseil général de l'Aube (d) | |
| - | |
Maurice Parez (d) | |
| Maire de Sainte-Savine | |
| - | |
Paul Steffann (d) | |
| Président Comité de libération de l'Aube (d) | |
| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 75 ans) Troyes |
| Nom de naissance |
Gabriel Jean Hubert Thierry |
| Pseudonyme |
Marcel Mismer |
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinctions |
|---|
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Gabriel Thierry, né le à Chaumont (Haute-Marne) et mort le à Troyes (Aube), est un cheminot, un militant socialiste, un élu local et le cofondateur du journal Libération Champagne. Résistant français, il devient notamment chef du service des sabotages ferroviaires de Libération-Nord en 1943. Il est compagnon de la Libération.
Première Guerre mondiale
Gabriel Thierry est incorporé à l’âge de 19 ans en dans le 170e régiment d'infanterie. Blessé le par éclats à Marigny-en-Orxois (Aisne) et élevé au grade de lieutenant en , il termine le conflit avec quatre citations[1].
Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, à titre militaire, en [2].

Cheminot et militant socialiste
Gabriel Thierry adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1923. Il devient en 1931 secrétaire de la Fédération socialiste de la Marne[3].
Inspecteur à la SNCF, il est muté en 1941 au PC traction de cette entreprise à Troyes et s’installe dans l’Aube[4].
À la Libération il participe à la réorganisation de la section auboise du Parti socialiste dont il devient membre de la Commission exécutive[5].
Seconde Guerre mondiale
Gabriel Thierry est mobilisé en 1939 comme lieutenant d’infanterie. Démobilisé en , il entre en Résistance en 1941, fondant un réseau de renseignement et de sabotage, réseau rattaché plus tard à l’Organisation civile et militaire, puis à Résistance-Fer[6].
Il organise le le sabotage de 13 machines du dépôt Troyes Preize[7],[8]. Échappant de justesse à la Gestapo le [9], il se rend à Paris et rejoint le commandement central du mouvement Libération-Nord. Responsable pour le mouvement du service de sabotage[10] sous le nom de Marcel Mismer (nom de jeune fille de sa mère), avec autorité sur quarante départements de la Zone nord, il dirige de multiples opérations qui aboutissent à la destruction de 375 locomotives[2],.
Il revient le dans l’Aube où il prend la tête du Comité départemental de libération clandestin. Il participe activement aux combats libérateurs de Troyes alors qu’entrent dans la ville les chars de la 4e division blindée du général Wood (3e armée du général Patton). Gabriel Thierry accompagne le nouveau préfet lors de sa prise de fonctions dans l’Aube.
Après avoir refusé de devenir préfet de la Haute-Marne[5], il est nommé le maire provisoire de la commune de Sainte-Savine, dans la banlieue de Troyes.
Il devient par décret du compagnon de la Libération[2].
Cofondateur de Libération-Champagne

Gabriel Thierry et le résistant Germain Rincent fondent le la SARL Libération Champagne (quotidien de la démocratie socialiste). Le journal est d'abord hebdomadaire à partir du puis devient quotidien le (jour anniversaire de la proclamation de la IIIe République). Gabriel Thierry signe l'éditorial de ces deux numéros.

Élu local de 1945 à 1971
Gabriel Thierry est élu maire de Sainte-Savine pour la première fois en . Réélu ensuite à chaque scrutin, il occupera cette fonction jusqu’en .
Il est élu conseiller général du deuxième canton de Troyes en et devient le mois suivant président du Conseil général de l’Aube (jusqu’au )[11].
Il est de nouveau élu conseiller général en 1965 et 1970 mais doit abandonner ce dernier mandat en 1971 pour raison de santé.
Gabriel Thierry décède le au centre hospitalier de Troyes. Il est inhumé à Sainte-Savine.
Distinctions
Précisées sur le site de l’Ordre de la Libération[2] :
Croix de guerre - (quatre citations)
Chevalier de la Légion d'honneur, par décret du [12]
Croix de guerre - (deux citations)
Croix du combattant volontaire
Officier du Mérite combattant
Compagnon de la Libération, décret du
Officier de la Légion d'honneur, par décret du [12]
Médaille de la Résistance française par décret du [13]
King's Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni), par décret du , présenté le [14]
Commandeur de la Légion d'honneur, par décret du [12]
Hommage
A Sainte-Savine, l’avenue où est situé le collège public de la commune est baptisée du nom de Gabriel Thierry.
Notes et références
- ↑ Archives de l’Ordre des compagnons de la Libération.
- « Gabriel Thierry », sur ordredelaliberation.fr.
- ↑ « Thierry Gabriel, Jean, Hubert dit Mismer », sur maitron.fr.
- ↑ Gabriel Thierry, « note sur le mouvement Libé-Nord dans l'Aube », texte manuscrit, , archives Ordre de la Libération
- Discours du préfet de l’Aube, Libération-Champagne, 12 août 1972.
- ↑ Vladimir Trouplin,, dictionnaire des compagnons de la Libération,, éditions Elyis.
- ↑ (en) Benjamin Cowburn, No Cloak, No Dagger. (The Impressions of a British Officer Engaged on a Special Mission in France During the German Occupation.), Jarrolds, , 192 p., p. 169-176
- ↑ Roger Bruge, 1944 Le temps des massacres. (Les crimes de la Gestapo et de la 51e Brigade SS.), Albin Michel, , 580 p., p. 34
- ↑ Gabriel Thierry, « BT Sonore N° 812, 1940-1944 La lutte clandestine en France » [audio], sur l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne - Pédagogie Freinet, .
- ↑ Coralie Immelé, « Les mémoires de la résistance des cheminots. L’émergence des premières représentations et leur diffusion par les anciens résistants », Revue d’histoire des chemins de fer, nos 36-37, , p. 110-124 (ISSN 0996-9403, lire en ligne [PDF])
- ↑ La Vie en Champagne n°217, le Conseil général de l’Aube, décembre 1972
- « Archives Nationales », sur leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « - Mémoire des hommes », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ (en) « The National Archives Catalogue », sur discovery.nationalarchives.gov (consulté le ).
Liens externes
- Gabriel Thierry, chef du service de sabotages ferroviaires de Libération-Nord, sur le musée de la Résistance en ligne.
- THIERRY Gabriel, Jean, Hubert dit Mismer, sur Le Maitron en ligne.
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