Gamma Ursae Minoris
Pherkad
| Ascension droite | 15h 20m 43,716s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +71° 50′ 02,46″[1] |
| Constellation | Petite Ourse |
| Magnitude apparente | +3,04[2] |
Localisation dans la constellation : Petite Ourse ![]() | |
| Type spectral | A2III[3] |
|---|---|
| Indice U-B | +0,12[4] |
| Indice B-V | +0,05[4] |
| Indice R-I | +0,06[4] |
| Variabilité | δ Scuti[2] |
| Vitesse radiale | −3,9 ± 0,6 km/s[5] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = −17,73 mas/a[1] μδ = +17,90 mas/a[1] |
| Parallaxe | 6,70 ± 0,11 mas[1] |
| Distance |
487 ± 8 al (149 ± 2 pc) |
| Magnitude absolue | −2,87[6] |
| Masse | 4,8 M☉[7] |
|---|---|
| Rayon | 15 R☉[7] |
| Luminosité | 1 100 L☉[7] |
| Température | 8 280 K[7] |
| Rotation | 165 km/s[3] |
Désignations
Gamma Ursae Minoris (γ UMi / γ Ursae Minoris), également nommée Pherkad, est une étoile légèrement variable de troisième magnitude de la constellation de la Petite Ourse. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est située à environ 487 années-lumière de la Terre[1]. Elle se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −4 km/s[5].
Description
Gamma Ursae Minoris est une étoile géante blanche de type spectral A2III[3], signifiant qu'elle a épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et qu'elle s'est étendue. L'étoile apparaît être en train d'évoluer pour devenir une géante rouge, et durant son trajet sur le diagramme H-R, elle pourrait devenir une céphéide classique[7]. Gamma Ursae Minoris est classée comme variable de type Delta Scuti. Sa luminosité varie avec une amplitude de 0,05 autour de la magnitude 3,04 le tout sur une période de 3,43 heures[2]. Elle est 1 100 fois plus lumineuse que le Soleil et possède un rayon égal à 15 fois celui du Soleil[7].
Nomenclature

γ Ursae Minoris, romanisé en Gamma Ursae Minoris, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 13 Ursae Minoris[9]. Sa voisine 11 Ursae Minoris a parfois été appelée γ1 Ursae Minoris, et dans ce cas Pherkad a elle-même été désignée comme étant γ2 Ursae Minoris. Toutefois cet usage reste peu répandu[4],[8].
Pherkad est le nom propre de l'étoile aujourd’hui approuvé par l’Union astronomique internationale (UAI)[10]. Emprunté par Piazzi sous les formes Phercad Maior et Minor pour γ1 et γ2 UMi, ce nom est le singulier de l’arabe الفرقدين (al-Farqadān), « les Deux Gazellons », qui désigne le couple formé par β UMi et γ UMi chez les anciens Arabes[11], et qui servait, dans la tradition, à guider les voyageurs à travers les déserts de la péninsule arabique. Après que, dans les Commentari de sa traduction des « Tables sultaniennes » (زيجِ سلطانی, Zīğ-i Sulṭānī) d’Uluġ Bēg (1437), Thomas Hyde eut employé la transcription Pherkad[12], Giuseppe Piazzi s’en saisit pour nommer Pherkad maior et Pherkad minor les étoiles γ1 et γ2 UMi[13], repris par Richard Hinckley Allen (1899)[14].
Le couple formé par β UMi et γ UMi présente dans les catalogues d’autres noms :
- Alpherkadein, qui est l’arabe الفرقدين (al-Farqadayn) (forme accusative), « les Deux Gazellons », cité par Richard Hinckley Allen[15] et repris dans divers catalogues, et la forme française Facardin, nom pittoresque influencé par Facardin, forme francisée de Faḫr al-Dīn, le célèbre émir druze du XVIIe siècle[16],[17].
- Il porte également de nom de Gardes ou « Gardiennes du Pôle »[7].
Références
- (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
- (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le ).
- (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 99, , p. 135 (DOI 10.1086/192182
, Bibcode 1995ApJS...99..135A).
- (en) D. Hoffleit et W. H. Jr. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
- (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11, , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
- ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
- (en) James B. Kaler, « Pherkad », sur Stars
- (en) N. D. Kostjuk, « HD-DM-GC-HR-HIP-Bayer-Flamsteed Cross Index », Centre de données astronomiques de Strasbourg, (consulté le ).
- (en) * gam UMi -- delta Sct Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) IAU, « « Star Names », Site « IAU », List of January 1st, 2021. »
- ↑ (de) Paul Kunitzszch, Arabische Sternnamen in Europa, Wiesbaden : Otto Harrassowitz, 1959, p. 58.
- ↑ (la) Thomas Hyde, « Tabulae Long. ac Lat. Stellarum Fixarum ex Observatione Ulugh Beighi, Tamerlanis Magni Nepotis, Oxonii : Henry Hall, 1665, Commentarii, p. 10. »
- ↑ (la) Giuseppe Piazzi, Præcipuarum stellarum inerrantium positiones mediæ ineunte sæculo XIX : ex observationibus habitis in specola Panormitana ab anno 1792 ad annum 1813, éd. Panermi : ex regia typ. militari, 1814, p. 103.
- ↑ (en) Richard Hinckley Allen, Star-names and their meaning, New York & al., G. E. Stechert, 1899, réed. st. Star Names, Their Lore an Meaning, New-York: Dover Publications, 1963, p. 459.
- ↑ (en) Richard Hinkley Allen, Star-names..., op. cit., p. 459.
- ↑ Marcel Devic, Dictionnaire étymologique des mots français d’origine orientale (arabe, turc, persan, hébreu, malais), Paris : Impr. Nationale, 1876, p. 44.
- ↑ Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, p. 111.
Liens externes
- (en) Gamma Ursae Minoris sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
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