Ganda Fadiga

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Ganda Fadiga, né en 1949 à Maréna Diombougou (actuel Mali, à l'époque Soudan français), et mort le à Paris, est un musicien et griot soninké, de nationalité malienne.
Biographie
Dès son jeune âge, Ganda Fadiga est initié à l’art du gambaré, instrument de musique à cordes africain. À l’âge de 14-15 ans, il suit les enseignements du griot Diadia Sira, qui fut aussi le maître de son père, Demba Fadiga.
Se qualifiant de « griot internationalisé de gambaré »,il est, au fil des années, devenu un chantre de la culture soninké. Il se considère en effet d'abord comme un représentant de ce peuple, avant que d'être un Malien. Dans ses voyages, il vise ainsi à éveiller la diaspora soninké, contribuant au travers de sa musique au rayonnement de cette culture et de cette langue.
Sollicité lors de médiations, Ganda Fadiga joue également un rôle social dans la prévention et la résolution de conflits régionaux, s’appuyant sur sa connaissance du peuple Soninké.
Il effectue par ailleurs un travail social auprès des populations migrantes d’Afrique de l’ouest résidant dans les foyers parisiens, dès les années 1980.
Considéré comme un virtuose de la mélodie, le répertoire musical de Ganda Fadiga compte une centaine de titres, dans lesquels sont abordés de nombreux thèmes, comme la bravoure, le courage, la solidarité et l’humilité. Dans les cassettes personnalisées qu’il distribue à des particuliers, il narre les hiissas (légendes) de plusieurs personnages :
- l’histoire de Karounga Biranté Diawara, dit Karounga Ceddo, l’homme qui a été trahi par sa femme ;
- l'histoire de Ciré Bassa, l’homme qui donna son bien le plus précieux, son âme, à un griot après avoir ligoté quarante rois ;
- l'histoire de Bakary Makha ;
- l'histoire de Galadio Hamady Hampaté.
À partir des années 1990, Ganda Fadiga s'ouvre à d’autres instruments de musique, comme la guitare acoustique ou la basse. Cette évolution fut décriée par certains puristes, préférant ses anciennes œuvres, dans lesquelles s'entendait toute la panoplie des mélodies (poyi, segelaaré, molaaré, njaru kaaro, etc.).
Il a produit plusieurs disques parmi lesquels le plus emblématique fut N'djarou.
Ganda Fadiga s'éteint le à Paris.
Hommages
Depuis et une délibération du Conseil de Paris, une place du 18e arrondissement de Paris, dans le quartier de la Goutte d'Or, porte le nom place Ganda-Fadiga.
Bibliographie
- Lilyan Kesteloot, Bassirou Dieng, Les Épopées d’Afrique noire, Karthala/UNESCO, 1997, (ISBN 2-86537-677-X)
Liens externes
- (fr) Biographie de Ganda Fadiga (Soninkara.com Le Portail de la communauté soninké)
- (fr) Ganda Fadiga: Griot et traditionaliste Soninké (Soninkara.org Société et Culture Soninké)
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