Gare de Rompsay

Rompsay
Image illustrative de l’article Gare de Rompsay
Localisation
Pays France
Commune Périgny
Adresse rue du Poteau
17180 Périgny
Coordonnées géographiques 46° 10′ 01″ nord, 1° 06′ 32″ ouest
Gestion et exploitation
Services Fermée
Caractéristiques
Ligne(s) Nantes-Orléans à Saintes
Voies 1
Quais 1
Altitude 9 m
Historique
Mise en service 1897
Fermeture 1980

La gare de Rompsay est une halte ferroviaire française, fermée, de la ligne de Nantes-Orléans à Saintes. Elle est située sur le territoire de la commune de Périgny, dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine.

Mise en service en 1897, la halte est fermée au service ferroviaire en 1980.

Situation ferroviaire

Établie à 9 mètres d'altitude, au passage à niveau 153, la halte de Rompsay est située au point kilométrique (PK) 175,707 de la ligne de Nantes-Orléans à Saintes, entre la gare de Mouillepied (fermée) et la Gare de La Rochelle-Ville[1].

Histoire

Rattaché à la commune de Périgny, le village de Rompsay s'étire le long du canal de Marans, que côtoie également la voie ferrée Nantes-La Rochelle. Ce n'est cependant qu'en 1897[2], soit un quart de siècle après la mise en service de la section reliant La Roche-sur-Yon à La Rochelle, qu'une halte ferroviaire y voit le jour. Cette infrastructure nouvelle permet ainsi aux riverains des bourgs environnants de gagner aisément le centre-ville de La Rochelle[3].

Le , le député André Hesse interpelle le ministre des travaux publics. Il réclame l'arrêt des trains 122 et 135 à la halte de Rompsay, justifiant sa persévérance, après un premier refus, au fait à l'augmentation du trafic sur la ligne. La réponse du ministre est négative : il indique qu'il lui semble que la halte est desservie, comme les autres halte du même type, par deux trains, en direction de Bordeaux et de Nantes, le matin et le soir toute l'année et qu'une troisième desserte est mise en service pour les mois d'été de mi-juin à mi-octobre. Par ailleurs il constate qu'avec 7 652 voyageurs en 1909 la fréquentation de la halte est en baisse par rapport à 1908 ou il y a eu 5 532 voyageurs[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale, vers 1943, durant la nuit du 10 au des résistants du « détachement Liberté » interviennent près de la halte de Rompsay pour couper les lignes téléphoniques sur la voie ferrée[5].

En 1956, la halte de Rompsay est desservie par deux trains le matin : à h 45 et h 14, et également deux trains le soir à 20 h 8 et 21 h 25[6].

L'aménagement d'une vaste zone industrielle aux alentours, dans les années 1960, induit la construction d'une branche ferroviaire conséquente desservant une grande partie de ce secteur, avec notamment un important faisceau réservé à l'usine Talbot (ultérieurement rebaptisée Triaxe), sise en bordure immédiate de la ligne principale[3].

Toutefois, la proximité de La Rochelle entraîne rapidement l'arrêt des dessertes voyageurs au début des années 1980. Les bâtiments ferroviaires sont alors démantelés dans la foulée de cette cessation d'activité. L'embranchement fret demeure en service quelques années supplémentaires. La fermeture du site de Triaxe et sa démolition provoquent finalement l'interruption des dessertes ferroviaires de marchandises à destination de la zone industrielle[3][Quand ?].

Service des voyageurs

La gare est fermée au début des années 1980[3].

Patrimoine ferroviaire

Elle est démolie au cours de la même décennie[3].

Notes et références

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [530/1] Nantes-La Roche-S/Yon, [530/2] La Roche-S/Yon-La Rochelle et [530/3] La Rochelle-Saintes », p. 185.
  2. Rédaction, « Histoire : Les chemins de fer un wagon de l'histoire Pérignacienne », Périgny infos, no 410,‎ , p. 16 (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Sur les rails charentais », sur rail17.free.fr (consulté le ).
  4. Rédacteur, « Réponse de M. le Ministre des travaux publics à la question n°474 posée par M. André Hesse, député, le 24 février 1911 », Journal officiel de la République française,‎ , p. 1037 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Michel Slitinsky, 3 filles 20 garçons : La résistance en Gironde, Bordeaux, Cahiers de la Résistance, , 280 p., p. 132.
  6. Pierre Millet, Quels sont les solutions et les moyens mis en œuvre pour rendre une ligne ferroviaire attractive en milieu peu dense et très peu dense ? : Le ferroviaire de 1956 (Mémoire pour l’obtention du Master TURP (Transports Urbains et Régionaux de Personnes) pour l’année 2020-2021), Lyon, École nationale des travaux publics de l'État/Université Lumière-Lyon-II, coll. « HAL open science », , 80 p. (lire en ligne), p. 50.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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