Gaspard Jean Joseph Lesage-Senault
| Gaspard Jean Joseph Lesage-Senault | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député du Nord | |
| – (3 ans, 1 mois et 22 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (4 ans, 2 mois et 12 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lille (Nord) |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Lieu de décès | Tournai (Royaume uni des Pays-Bas) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Montagne Gauche |
| Profession | Négociant |
| députés du Nord | |
Gaspard Jean Joseph Lesage-Senault, né le à Lille, mort le à Tournai (Royaume uni des Pays-Bas, actuellement en Belgique), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En , Gaspard Lesage-Senault, alors administrateur du directoire de Lille, est élu député du département du Nord, le sixième sur douze, à la Convention nationale[1]. Il ne saurait être confondu avec son collègue homonyme Denis-Toussaint Lesage, député d'Eure-et-Loir.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il déclare lors du deuxième appel nominal relatif à l'appel au peuple[2] :
Comme nous avons été envoyés pour secourir la République et non pour susciter la guerre civile, je dis non [...].
Il précise lors du troisième appel relatif à la peine à infliger au roi[3] :
Un juge national, un citoyen libre, ne peut pas ne pas condamner le tyran à mort. Je demande qu'il soit exécuté dans les vingt-quatre heures.
Le , Gaspard Lesage-Senault est envoyé en mission aux côtés de Lazare Carnot (député du Pas-de-Calais) dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais[4]. Le , il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , de retour de sa mission, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[6].
Après la chute de Robespierre, Lesage-Senault siège sur les bancs des derniers Montagnards. Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), alors que les anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varennes et Jean-Marie Collot-d'Herbois) sont déportés sur l'île d'Oléron, il signe la demande d'appel nominal[7].
En brumaire an IV (), sous le Directoire, Gaspard Lesage-Senault est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[8].
Opposé au coup d'État du 18 Brumaire, il est déporté en Charente-Maritime et reste à l'écart sous le Premier Empire. Frappé par la loi de 1816 contre les régicides, il meurt en exil en Belgique.
Sources
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 18607, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 15 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séances du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Françoise Brunel, « Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française, vol. 229, no 1, , p. 385–404 (DOI 10.3406/ahrf.1977.1009, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens, séance du 15 ventôse an V (5 mars 1797) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
- « Gaspard Jean Joseph Lesage-Senault », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
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