Gaspero Barbera

Gaspero Barbera
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Florence
Sépulture
Nationalité
italienne (à partir du )
Activités
Plaque commémorative.

Gaspero Barbèra (né à Turin le  ; mort à Florence le ) est un éditeur et imprimeur italien.

Gaspero Barbèra est fils de marchands de tissus turinois qui, bien que de moyens modestes, envoyèrent leur fils dans une école de latin et dans les écoles italiennes établies à Turin en 1830. À l'âge de quinze ans, il trouve du travail en tant qu'apprenti dans un magasin de tissus. Pendant son temps libre, il se consacre à la lecture, parvenant ainsi à acquérir une culture, peut-être incomplète, mais fondée sur des traditions précises et solides[1].

Après un court séjour dans le canton du Tessin, de retour à Turin, Barbèra trouve un emploi chez un libraire et, en 1840, grâce à Giuseppe Pomba, un imprimeur et éditeur italien, il rencontre l'éditeur milanais Paolo Fumagalli, alors installé à Florence. Là, où il avait déménagé pour travailler avec ce dernier, il a l'occasion de fréquenter le Cabinet Vieusseux et de rencontrer d'éminents hommes de lettres. En 1841, il initie sa collaboration avec Felice Le Monnier, un éditeur italien d'origine française, dans la librairie au sein de laquelle il reste quatorze ans et joue un rôle important dans la fondation de la célèbre collection « Biblioteca Nazionale »[1].

Imprimerie et maison d'édition

Le 1er octobre 1854, avec l'aide financière du marquis Gualterio, il s'associe à Celestino Bianchi, homme politique et journaliste italien, ainsi qu'à quatorze autres actionnaires, propriétaires d'une imprimerie en difficulté, pour fonder la nouvelle société « Barbèra, Bianchi e comp.[1], dans le bâtiment qui sera plus tard occupé par l'église des Calasanziane, via Faenza au numéro 56. Il a pour associés les frères Beniamino et Celestino Bianchi, qui possédaient la société Piazza Santa Croce et qui ont déménagé au nouveau siège social.

En 1860, Celestino Bianchi entre en politique et dissolut la société. Gaspero Barbèra continue de diriger seul la maison d'édition, en devenant ainsi l'unique propriétaire. La société en commandite, créée le 24 avril 1855 sous le nom de Barbèra, Bianchi et compagnie, fut dissoute le 30 avril 1860 et devint la maison d'édition Barbèra . Entrepreneur moderne, Barbèra est attentif aux signes d'une situation politique en pleine mutation et joue un rôle important de fédération culturelle à Florence, dans un contexte modéré et durant toute la décennie précédant l'unification, jusqu'au transfert de la capitale à Rome[1].

De tendance libérale, l'imprimerie Barbèra diffuse de nombreuses publications à caractère politique entre 1858 et 1860. En 1859 naît le quotidien « La Nazione » (La Nation), voix officieuse des modérés et du gouvernement provisoire de Toscane . Gaspero Barbèra en fut l'imprimeur et l'administrateur du premier numéro (13 juillet 1859) jusqu'en 1870. Dans le domaine de l'édition, il considère les activités économiques et morales d'un éditeur comme indissociables. Il avait conscience de l'intérêt du public pour les débats politiques, l'actualité, la question linguistique et la littérature italienne, mais il comprend également l'importance de diffuser des ouvrages à large diffusion dans les écoles, rédigés dans un style clair et pratique. C'est ainsi, afin de toucher un lectorat aussi large que possible, que naît l'élégante et soignée « Collection Diamant », proposant des classiques et des chefs-d'œuvre de la littérature italienne. Les volumes de la série « Diamant » trouvèrent leur place dans de nombreux foyers italiens et représentèrent un immense succès éditorial et économique pour la maison d'édition Barbèra. Barbèra fit confiance au jeune Giosuè Carducci, à qui il confia la responsabilité de coordonner et d'éditer la série[1].

À sa mort, l'entreprise est passé entre les mains de ses fils Piero (Florence 1854-1921) et Luigi.

Plaque sur la maison natale de Barbèra rue de l'Hôtel de Ville à Turin.

Gasparo Barbèra et ses fils entretenaient une correspondance avec Niccolò Tommaseo. Piero Barbèra (1854-1921), conscient de la valeur de cette correspondance, écrit le 30 janvier 1885 à Girolamo Tommaseo, fils de Niccolò : « …Je m’empresserai de rechercher parmi les papiers de mon père les lettres de son illustre père et je les mettrai de côté. Si l’un de ces jours vous souhaitez me rendre service, je vous les montrerai et, si vous désirez les emporter, j’y consentirai volontiers, à condition qu’après les avoir utilisées, vous me les rendiez ou m’en fassiez une copie. Elles me sont précieuses, car je consulte très souvent ces documents qui constituent l’histoire des éditions de ma maison, une histoire que nul autre ne peut me raconter maintenant que mon père est mort et que ses amis disparaissent peu à peu de la scène du monde… »

Oeuvres

Après sa mort, ses Mémoires d'un éditeur (1883) ont été publiés par ses fils[1].

Une nouvelle édition des Mémoires a été réalisée en 1930, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Gaspero, sous la direction de son fils Luigi. En 1954, à l'occasion du premier centenaire de la fondation de la Maison, une troisième édition a été publiée.

En 1914, les Lettres de Gaspero Barbèra, imprimeur et éditeur (1841-1879), avec une préface d'Alessandro D'Ancona, ont été publiées dans la « Collection Jaune » par ses fils.

Archive

La collection Gaspero Barbèra [2] est conservée chez Giunti Editore à Florence.

Notes et références

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Gaspero Barbera » (voir la liste des auteurs).
  1. « Barbèra Gaspero », sur SIUSA Sistema Informativo Unificato per le Soprintendenze Archivistiche
  2. « Fondo Gaspero Barbèra », sur SIUSA Sistema Informativo Unificato per le Soprintendenze Archivistiche

Annexes

Bibliographie

  • Annali bibliografici e catalogo ragionato delle edizioni di Barbèra, Bianchi e comp. e di G. Barbèra con elenco di libri, opuscoli e periodici stampati per commissione. 1854-1880, Firenze, G. Barbera, 1904 (Addenda & corrigenda, Firenze, G. Barbera, 1918).
  • Maria Jole Minicucci, Una marachella in tipografia. Appunti su Gaspero e Piero Barbèra in Almanacco Italiano 1970, vol. LXX, Firenze, Giunti - Bemporad Marzocco, 1970.
  • Non bramo altr'esca. Studi sulla casa editrice Barbèra, a cura di Gianfranco Tortorelli, Bologna, Pendragon, 2013.
  • Angelo De Gubernatis (a cura di), Dizionario biografico degli scrittori contemporanei, Firenze, Tipi dei Successori Le Monnier, 1879, pp. 94-96

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’édition
  • icône décorative Portail de l’Italie