Gaston-Maxime Gouté

Gaston-Maxime Gouté
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signature de Gaston-Maxime Gouté
Signature.

Gaston-Maxime Gouté, né le à Blois et mort à Boursières le , est un poète et chansonnier français du XXe siècle, connu comme Le chansonnier de la Butte.

Biographie

Gaston Maxime André Gouté, né le à Blois, est le fils de Maxime Rodolphe Gouté, employé de chemins de fer (1846-1908) et de Célina Robin (née en 1853)[1].

Il épouse Julienne Félicie Merville (°1879 à Beautor - †1970 à Vesoul) à la mairie du 18e arrondissement de Paris le , il exerce alors la profession de comptable[2].

Gaston Depresle le présente ainsi dans La Mère éducatrice en 1925 : « Petit-fils de Edouard Goûté, dit le « Saint-Simonien », qui, sous l'Empire, sacrifia sa liberté, sa fortune et sa famille pour la République; fils de Maxime Gouté, employé de chemin de fer [...]. Amené à Paris quelques jours après sa naissance, il use ses premières culottes à la Maternelle de l'impasse Jean-Bouton, dans le 2e arrondissement. Plus tard, il entre comme boursier à l'école primaire supérieure de Dourdan (Seine-et-Oise). A seize ans, bien qu'admissible à l'école normale d'instituteurs de Versailles, il se fait cheminot. [Ses premiers recueils] de poèmes Heures tristes, Cris du Coeur, [...] sont les cris simples et francs d'un poète persistant dans cette tradition humanitaire qui fut si longtemps l'honneur de notre esprit national »[3].

Il est incorporé en pour le service militaire au 67e Régiment d’Infanterie qu'il termine avec le grade de caporal. Mobilisé en , il est affecté au 80e Régiment d’Infanterie territoriale, nommé caporal fourrier en , sergent en , sergent-major en . Il est affecté aux services auxiliaires en pour raisons de santé[4].

En 1915, parait dans Le Poilu, journal des tranchées de Champagne, le poème Aux étoiles, qu'il a écrit dans les tranchées[5]. La même année, parait la chanson La Voix des canons[6]. Dans les années 20, il est poète chansonnier au restaurant-cabaret La vache enragée, au 25 rue Lepic[7] à Paris.

La Revue littéraire, artistique, théâtrale et sportive dresse un portrait de Gaston-Maxime Gouté en 1927, rapportant qu'il est très connu comme chansonnier, mais que « le triomphe du jazz-band, des rythmes désossés et des rimes déséquilibrées lui a porté un coup mortel. Car Gaston-Maxime Goûté a le tort [...] de respecter les rythmes réguliers, les règles prosodiques conventionnelles et les rimes qui revivent ». On y apprend que le recueil Cris du Cœur contient l’essentiel de son œuvre de guerre et d’après-guerre : « ce volume est une œuvre de Vérité, le cri d’un brave homme provoqué par la tristesse, la colère, l’horreur et le mépris [...] Gouté a du courage car il est apôtre sincère de la paix et de la liberté »[8].

En , il exprime ainsi sa vision sur la guerre dans le journal La Presse, disant qu'il faut :

1° Faire une loi pour les « objecteurs de conscience ». Il faut que ceux qui ne veulent pas tuer puissent au moins (de par la loi) ne plus participer à la mêlée lugubre, qu’elle soit gazée ou non ;

2° Que la Société des Nations supprime les armements et les fabriques de produits chimiques à destination guerrière ;

3° Que le peuple (c’est le nombre) se rende compte que les résultats obtenus après la guerre sont néfastes pour la grosse majorité ; il faut qu’il tienne à la vie et se dise, comme dans l’existence civile et paisible : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès »... et ce procès-là, c’est la guerre[9].

Il collabore régulièrement avec La Revue littéraire, artistique, théâtrale et sportive, Belles chansons de France, Chansons de la Butte, L'Intermédiaire foccien, La Presse Associée, Les Pyrénées Littéraires, L'essor Franco-Belge[8].

Dans les années 30, il se produit avec La chanson de Paris[10], fondée par Xavier Privas, qui organise des soirées à Paris avec des chansonniers et des poètes qui interprètent leur répertoire[11]. Ses prestations dans les cabarets sont relayées dans les journaux socialistes du SFIO et du Front populaire[12]. Il est présenté comme Le chansonnier de la Butte, résidant sur la Butte-Montmartre[13].

Gaston-Maxime Gouté meurt à Boursières en Haute-Saône le [1].

Œuvres principales

Distinctions

Références

  1. « 2MIEC18/R5 - Naissances - 1877 - acte n°199 », sur Archives départementales du Loir-et-Cher, p. 193
  2. « 1905, Mariages , 1818M 343 - acte N° 2477 », sur archives.paris.fr, p. 18
  3. Gaston Depresle, « La Mère éducatrice », sur Gallica, , p. 43
  4. « Recrutement militaire de la Seine - Archives de Paris - matricule n°4184 - 4e bureau, Classe 1897, Cote D4R1 954 », sur archives.paris.fr
  5. « Journal de la Manche et de la Basse-Normandie », sur Gallica, , p. 2
  6. FICEDL, « (La )Voix des canons : Gouté, Gaston-Maxime », sur canto.ficedl.info,
  7. « Paris qui chante », sur Gallica, , p. 15
  8. « Revue littéraire, artistique, théâtrale et sportive : Nos collaborateurs : Gaston-Maxime Gouté », sur Gallica, , p. 14-15
  9. « La Presse », sur Gallica, , p. 3
  10. « Annuaire général des lettres », sur Gallica, , p. 174
  11. « Le Populaire », sur Gallica, , p. 4
  12. « Le Petit journal », sur Gallica, , p. 7
  13. « L'Œuvre », sur Gallica, , p. 9
  14. « En famille : revue mensuelle des Employés du chemin de fer d'Orléans », sur Gallica, , p. 258
  15. « Septimanie : revue d'art », , p. 4
  16. « Revue littéraire, artistique, théâtrale et sportive », sur Gallica, , p. 16
  17. « Revue littéraire, artistique, théâtrale et sportive », sur Gallica, , p. 2-3
  18. « Les Nouvelles de Versailles », sur Gallica, , p. 3
  19. « L'Abeille de Fontainebleau », sur Gallica,
  20. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 2056

Liens externes

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