Gastronomie en Rhône-Alpes

La gastronomie en Rhône-Alpes est un type de gastronomie spécifique à une ancienne région administrative de France.

Caractéristiques

La gastronomie rhônalpine doit sa réputation aux « mères », aux Vettard, à Nandron, Lacombe père et fils, Paul Bocuse (restaurant doublement étoilé de Collonges-au-Mont-d'Or), aux brasseries lyonnaises, ou encore à Pierre Orsi.

La région, encore pauvre au XIXe siècle, connaît un essor économique progressif grâce à sa position sur de grands itinéraires. « À Lyon, on n'avait pas beaucoup d'autres choses que les bugnes », constatait Paul Bocuse, « mais les produits arrivent de partout quand il y a des clients capables de payer ».

Elle compte aujourd'hui une soixantaine d'établissements étoilés sur le guide Michelin, dont cinq chefs honorés de trois Étoiles Michelin :

La région se caractérise par la diversité de sa production et la richesse de ses terroirs, par exemple :

Dans l’Ardèche et la Drôme, la gastronomie s'inspire de la cuisine du Sud de la France, à base d’olive ou de plantes aromatiques.

Dans le Dauphiné, la cuisine dauphinoise tire ses racines à la fois dans une tradition méditerranéenne et alpine : on y constate en effet la fréquente utilisation d'huile d'olive ou de noix.

À Lyon, dans les « bouchons », restaurants typiques, le menu est souvent composé d’une salade de cervelas, d’andouillette, de charcuterie et de cervelle de canut, accompagnées d’un « pot lyonnais » de Beaujolais ou de Côte du Rhône.

En altitude, parmi les plats les plus fréquemment servis se trouvent la tartiflette ou le farcement. Des préparations à base de châtaigne (cousina, castagnou… ) sont consommées en Ardèche. En Isère, les spécialités sont le gratin dauphinois et le bleu du Vercors-Sassenage, tandis que dans la Drôme, ce sont les ravioles de Romans. Dans l’Ain, la poularde demi-deuil de Georges Blanc et la galette au sucre de Pérouges.

Les côtes du Rhône septentrionales comprennent notamment les régions viticoles de condrieu, saint-joseph, cornas, côte-rôtie, ou encore hermitage, tandis que le Beaujolais comprend celles de morgon, fleurie, ou encore juliénas… À cela s'ajoutent les vins de Savoie, du Bugey, les vins d’Ardèche (Côte du Vivarais), les coteaux du Tricastin, les Côtes du Forez et la Côte roannaise[6].

La région n'est pas brassicole à la manière de l'Alsace ou du Nord, mais compte des micro-brasseries artisanales ou fermières, qui élaborent des bières aromatisées aux produits du terroir : à la châtaigne, à la myrtille, aux noix, à l’eau des glaciers dans les Alpes ou encore au génépi.

Elle produit également les eaux minérales d’Évian et de Thonon, ainsi que les eaux pétillantes de Vals ou de Saint-Galmier.

Références

  1. ↑ Fontaine 2015, p. 126.
  2. ↑ Fontaine 2015, p. 438.
  3. ↑ Fontaine 2015, p. 421-425.
  4. ↑ Fontaine 2015, p. 304.
  5. ↑ Fontaine 2015, p. 436.
  6. ↑ « Les Vignobles », sur Vignobles d'Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • Rhône-Alpes: produits du terroir et recettes traditionnelles, A. Michel Conseil national des arts culinaires, coll. « L'inventaire du patrimoine culinaire de la France », (ISBN 978-2-226-07635-9)
  • Alexine Fontaine, Histoire et actualité d'un inventaire du patrimoine alimentaire (Rhône-Alpes,1995-2014) (Thèse de doctorat en Histoire, sous la direction de Claude-Isabelle Brelot), Lyon, Lyon 2 - École doctorale Sciences sociales - Laboratoire d'études rurales, (lire en ligne [PDF])
  • Yves Rouèche, Histoire(s) de la gastronomie lyonnaise, Libel, (ISBN 978-2-917659-78-6)
  • Collectif, Gastronomie : A Lyon, dans la région et en Bourgogne, Histoire de nos chefs et de nos spécialités, Lyon, Le Bien Public - Le Progrès - Le Journal de Saône et Loire, , 130 p. (ISBN 9782359991017)

Liens externes

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