Gene "Bowlegs" Miller
| Surnom | Bowlegs |
|---|---|
| Nom de naissance | Gene Miller |
| Naissance |
Memphis, Tennessee |
| Décès |
Memphis |
| Activité principale | Musicien |
| Activités annexes |
Arrangeur, producteur, chef d'orchestre, auteur-compositeur |
| Genre musical |
Rhythm and blues, soul, jazz |
| Instruments | Trompette |
Gene « Bowlegs » Miller ( – , Memphis, Tennessee) est un trompettiste, musicien de studio, arrangeur, producteur, chef d'orchestre et auteur-compositeur américain de rhythm and blues, de musique soul et de jazz. Il est un des artisans du « Memphis Sound »[1],[2].
Biographie
Gene Miller naît et grandit à Memphis. Enfant, il est danseur de rue pour quelques pièces avec son frère « Baby Ray » Miller[3]. Il est diplômé du lycée Booker T. Washington en 1953 et se produit dans les clubs de Beale Street, à l'époque où ce quartier est un haut lieu de la vie nocturne, jouant de la trompette avec des artistes tels que Gatemouth Moore, Maurice Hulbert Jr. ou Ma Rainey. Il joue également dans les orchestres de Tuff Green, de Phineas Newborn Sr. et Ben Branch[4],[5].
Miller forme son propre groupe, Bowlegs & His Band, au début des années 1960, jouant régulièrement dans les clubs de Memphis, notamment le Flamingo Room, le Club Handy, le Currie's Club Tropicana et, plus tard, le Rosewood, le Club Paradise et le Manhattan Club[4]. Il emploie de jeunes musiciens encore inconnus — mais qui deviendront des références dans l'univers de la soul music — comme Marvell Thomas, Andrew Love ou Booker T. Jones[1]. Il publie près d'une dizaine de singles au cours de cette décennie[6], dont The Frankenstein Walk en 1969[7].
Il réalise, arrange, écrit, produit et joue avec de nombreux artistes de premier plan, tels que Chuck Berry[8], Bobby "Blue" Bland, Aretha Franklin, Al Green, Isaac Hayes, Etta James, B. B. King, Wilson Pickett, Otis Redding, Sam & Dave, Percy Sledge et Rufus Thomas[1],[4]. Il découvre Ann Peebles, qu'il présente à son ami producteur Willie Mitchell[9].
Miller réalise de nombreux arrangements de jazz avec des artistes tels que Julian « Cannonball » et Nat Adderley, Dizzy Gillespie, Nina Simone, Phineas Newborn Jr et bien d'autres[4]. Il est chef d'orchestre pour la station de radio Starlight de la WDIA et pour les Goodwill Revues. Bowlegs est également promoteur de disques indépendants pour Island, Atlantic, Arista et CBS dans le Sud. Il fait notamment la promotion des rappeurs Sugarhill Gang et LL Cool J.
Il enregistre aux studios Sun, Mercury, Stax, chez Malaco Records, chez Home of the Blues et à Muscle Shoals, où il est régulièrement musicien de session au studio Fame[10], jouant sur des tubes tels que Tell Mama d'Etta James, Slip Away de Clarence Carter et Hey Jude de Wilson Pickett. Il joue aussi sur l'EP Je suis triste de Dick Rivers, enregistré à Muscle Shoals (1967)[11].
Gene Miller épouse Frances Miller Harris en 1956, avec qui il a un fils, Christopher. Il meurt des suites d'une série d'accidents vasculaires cérébraux le à Memphis, à l'âge de 54 ans. Il est enterré au cimetière de New Park[4]. Son épouse vit à Memphis, puis déménage à Carson, en Californie, où elle décède le [12].
Bowlegs Miller est honoré par le Beale Street Brass Notes Walk of Fame en 2011[3].
Discographie partielle
Albums
- 1965 : Otis Blue: Otis Redding Sings Soul, Otis Redding[13]
- 1966 :
- The Soul Album, Otis Redding
- Complete & Unbelievable: The Otis Redding Dictionary of Soul, Otis Redding
- The Exciting Wilson Pickett, Wilson Pickett
- 1967 :
- The Sound of Wilson Pickett, Wilson Pickett
- The Wicked Pickett, Wilson Pickett
- Chuck Berry in Memphis, Chuck Berry
- 1968 :
- The Dock of the Bay, Otis Redding
- I'm in Love, Wilson Pickett
- Tell Mama, Etta James[13]
- 1969 :
- Hey Jude, Wilson Pickett
- Boz Scaggs, Boz Scaggs
- Mourning in the Morning, Otis Rush
- This Is Ann Peebles, Ann Peebles[9]
- 1970 : Do the Funky Chicken, Rufus Thomas
- 1973 : Inez Foxx at Memphis, Inez Foxx
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Gene "Bowlegs" Miller » (voir la liste des auteurs).
- (en) Red Kelly, « Gene (Bowlegs) Miller - What Time Ye Got (Goldwax 305) », sur the "B" side, (consulté le ).
- ↑ Belkacem Meziane, Rhythm'n'Blues : Jump Blues, Doo-Wop & Soul Music - 100 hits de 1942 à 1965, Le Mot et le reste, (ISBN 978-2-3843-1214-6, lire en ligne), p. 1967.
- (en) « Beale Street Brass Notes Walk of Fame », sur BealStreet.com (consulté le ).
- (en) « Avis de décès de Gene “Bowlegs” Miller », sur FindAGrave.com, (consulté le ).
- ↑ (en) David A. Less, Memphis Mayhem : A Story of the Music That Shook Up the World, Ecw Press, (ISBN 978-1-7730-5567-1, lire en ligne), p. 1962.
- ↑ (en) « Gene "Bowlegs" Miller - Discography », sur 45cat.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Gene Bowlegs Miller », sur Soulbot.uk (consulté le ).
- ↑ (en) « Details for Gene "Bowlegs" Miller », sur The Chuck Berry Database (consulté le ).
- « Ann Peebles - This Is Ann Peebles (1969) », sur Forces parallèles, (consulté le ).
- ↑ (en) Vron Ware et Les Back, Out of Whiteness : Color, Politics, and Culture, University of Chicago Press, (ISBN 978-0-2268-7341-1, lire en ligne), p. 237.
- ↑ (en) « Dick Rivers – Je Suis Triste », sur Discogs (consulté le ).
- ↑ (en) « LEGACY: Mother Frances Miller Harris », sur Tri-State Defender, (consulté le ).
- (en) Jim Irvin, The Mojo Collection : The Ultimate Music Companion, Grangemouth, Canongate Books, , 4e éd. (ISBN 978-1-8476-7643-6, lire en ligne), p. 57 et 93.
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
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