Geneviève de Brabant (Satie)
| Geneviève de Brabant | |
Erik Satie en 1898. | |
| Genre | pièce pour piano et chant |
|---|---|
| Musique | Erik Satie |
| Livret | Patrice Contamine de Latour |
| Effectif | piano |
| Dates de composition | 1899 |
Geneviève de Brabant est une courte œuvre lyrique composée en 1899 par Erik Satie, la partition étant destinée à servir de musique de scène à une comédie en trois actes, en vers et en prose, écrite par Patrice Contamine de Latour sous le pseudonyme de Lord Cheminot et inspirée de la légende médiévale de Geneviève de Brabant. Son existence étant restée ignorée du vivant du compositeur, elle ne fut découverte et montée qu'après sa mort en 1925. Elle est généralement jouée comme opéra pour marionnettes.
Conception et inspiration
Datée de 1899, cette œuvre en trois actes dont chacun dure moins de cinq minutes[1] a sans doute été écrite et composée pour le théâtre d'ombres[2],[3],[4]. Le livret de vers et de prose a été écrit par Patrice Contamine de Latour, alias Lord Cheminot, et la musique pour soprano, baryton, chœur et piano composée par Erik Satie.
Cette pièce ne fut jamais montée du vivant du compositeur. Celui-ci, très peu ordonné, pensait en avoir perdu la partition, qui n’a été retrouvée (avec celle de Jack in the Box) qu’après sa mort, dans son logement d’Arcueil, par son ami Darius Milhaud[5].
L'œuvre est tirée des aventures d'un personnage légendaire, Geneviève de Brabant, dont l’histoire a été diffusée à partir du XIIIe siècle par la Légende dorée de Jacques de Voragine et qui est devenue une héroïne traditionnelle du théâtre de marionnettes[2]. Un opéra bouffe avait déjà été créé par Jacques Offenbach, sur un livret d'Adolphe Jaime et Étienne Tréfeu, en 1859.
Représentations
La pièce est généralement jouée en tant qu’opéra pour marionnettes, comme lors de sa création posthume à Paris en 1926, par les Walton’s[2].
Interprétée en Italie par Otelo Sarzi, en 1972 (sous le titre de Genovefa di Brabante)[6], elle fut présentée le à Bruxelles, au théâtre royal de Toone, avec des décors et des costumes de Raymond Renard, dans le cadre du 150e anniversaire de l'indépendance de la Belgique[7]. Elle fut aussi jouée à Venise, en 1983, par la compagnie Colla[2], et en Belgique par celle du Theater Taptoe, dans une mise en scène de Massimo Schuster, en 1998 (avec pour titre Genoveva, zoo kuisch zoo pure, « Geneviève, si chaste si pure »)[8].
Références
- ↑ « Satie Erik 1866-1925 (biographie) », sur musicologie.org (consulté le ).
- « Geneviève de Brabant », sur World Encyclopedia of Puppetry Arts, (consulté le ).
- ↑ Jean Frémon, La vraie nature des ombres, Éditions P.O.L, 2000, page 265.
- ↑ Pierre-Daniel Templier, Erik Satie, Éditions Rieder, Paris, 1932[réf. incomplète].
- ↑ Marc Bredel, Erik Satie, Éditions Mazarine, 1982[réf. incomplète].
- ↑ « Otello Sarzi », sur World Encyclopedia of Puppetry Arts, (consulté le ).
- ↑ « Geneviève de Brabant », sur scapin.aml-cfwb.be (consulté le ).
- ↑ « Theater Taptoe », sur World Encyclopedia of Puppetry Arts, (consulté le ).
Liens externes
- Ressource relative à la musique :
- Geneviève de Brabant sur Gallica
- Portail de la musique classique
