Georges Caroly

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Baron Caroly |
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Georges Jean Henri Marie Caroly, dit le baron Caroly (1862–1935)[1], est un magistrat et amateur d'art belge. Exerçant le métier de juge à Anvers, il est surtout connu pour son action philanthropique, et par les legs qu’il fit au musée de la ville de Lierre qui a porté son nom jusqu'en 2018.
Par son don d’œuvres et son soutien financier au musée de la Ville de Lierre, Georges Caroly s’est inscrit dans la tradition des mécènes belges du début du XXᵉ siècle.
Biographie
Carrière judiciaire
Après des études de droit, et un bref passage par la profession d'avocat[2], Georges Caroly se destine à la magistrature. Il exercera comme juge d'instruction[3] au tribunal de première instance d’Anvers, dont il reçut, à la fin de sa carrière, la dignité de juge honoraire.
Tout au long de sa carrière, il a été particulièrement engagé en faveur de l'évolution de la législation concernant la protection de l'enfance en Belgique. Constatant le peu d'efficacité des mesures essentiellement répressives (placement dans des structures pénitentiaires) sur l'amélioration du sort des enfants abandonnés ou orphelins, il s'est exprimé en faveur de réformes sociales profondes, remplaçant la répression par une législation qui prenne en compte la dignité de l'enfant et ses besoins[4].
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Georges Caroly dans son bureau (circa 1930)
Mécénat
Passionné d'art et collectionneur de nombreuses oeuvres, Georges Caroly a été un membre actif et influent de la sphère artistique européenne du début du XXe siècle.
Membre de la Société Royale d'Encouragement des Beaux-Arts[5], il entretenait une correspondance régulière avec des artistes de son temps, comme l'attestent les nombreuses lettres échangées avec le peintre américain Whistler[6], et participait à l'organisation de manifestations artistiques internationales, notamment celle ayant eu lieu durant l'Exposition universelle d'Anvers de 1894[7], ou encore le Salon d'Anvers en 1920[8].
Passionné par l'art flamand du XVIIe siècle, il acquit une expertise reconnue par ses pairs. En 1899, il fut l'un des secrétaires de l'exposition consacrée au maître Antoine van Dyck, aux côtés d'éminents spécialistes dont Max Rooses[6].
Au fil des années, Georges Caroly investit une grande part de sa fortune personnelle dans l'achat d'oeuvres d'art, se constituant ainsi une collection importante.
Legs
Au Musée de la Ville de Lierre
En 1928, Georges Caroly fit une donation majeure au musée de la ville de Lierre afin de l'agrandir en lui ajoutant une troisième salle d'exposition.
En 1935, à son décès, il légua à ce musée une importante collection de peintures, notamment des toiles flamandes et belges du XVIIe au XIXe siècle, du mobilier d'art et de l'orfèvrerie, qui vinrent compléter l’ensemble déjà riche constitué par le couple de mécènes Jacob Wuyts et Henriette Van Campen.
Grâce à son apport, le musée prit le nom de Musée Wuyts-Van Campen & Baron Caroly, appellation conservée jusqu’à sa fusion en 2018 dans le Stadsmuseum Lier[9].
L'une des pièces majeures du legs réalisé par Georges Caroly en faveur de ce musée est la Vierge à l'Enfant, de l'artiste espagnol Murillo, qui a été redécouvert en 2009 dans l'inventaire non exposé[10].
Au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers
Georges Caroly légua aussi plusieurs autres oeuvres de sa collection au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, notamment l'Homme à la chaise, du peintre flamand Henri de Braekeleer, ou encore une médaille représentant Georges Caroly lui-même, réalisée en 1920 par le sculpteur belge Josué Dupon[11].
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Vierge à l'Enfant (Bartolomé Esteban Murillo) -
Médaille à l'effigie de Georges Caroly (Josué Dupon) -
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Distinctions et hommages
- En reconnaissance de sa carrière et de son action philanthropique, il reçut une faveur nobiliaire et fut élevé au rang de baron par le roi Léopold III.
- Plusieurs rues portent son nom:
- Baron Carolylaan, à Lierre[12]
- rue Caroly, à Ixelles (Région de Bruxelles-Capitale)[13]
Notes et références
- ↑ (nl) « Caroly Georges - » (consulté le )
- ↑ (nl) DBNL, « [De Gulden Passer 1931], De Gulden Passer. Jaargang 9 », sur DBNL (consulté le )
- ↑ Eduardo Lamas-Delga, « LA VIERGE À L’ENFANT DE LIERRE: REDÉCOUVERTE D’UN TABLEAU DE BARTOLOMÉ ESTEBAN MURILLO », HAL, , p. 222 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ Georges Caroly, L'enfance abandonnée, Buschmann, (lire en ligne)
- ↑ Société royale d'encouragement des beaux-arts, Catalogue général illustré de l'exposition universelle des beaux-arts de 1894, Anvers, Société royale d'encouragement des beaux-arts, (lire en ligne), p. 5
- « The Correspondence of James McNeill Whistler :: The Correspondence », sur www.whistler.arts.gla.ac.uk (consulté le )
- ↑ « The Correspondence of James McNeill Whistler :: Exhibition Search - Single Document Display », sur www.whistler.arts.gla.ac.uk (consulté le )
- ↑ « Le Salon triennal », Le Soir, no 44, , p. 2 (lire en ligne
)
- ↑ « histoire | Stadsmuseum », sur www.stadsmuseumlier.be (consulté le )
- ↑ Institut Royal du Patrimoine Artistique, « Découverte d’un authentique tableau de Murillo Conférence de presse : 1 septembre 2009, Stedelijk Museum Lier Dossier de presse »
[PDF], (consulté le )
- ↑ (en) « flemishartcollection.be », sur The Flemish Art Collection (consulté le )
- ↑ (fr) « Baron Carolylaan · 2500 Lierre, Belgique », sur Baron Carolylaan · 2500 Lierre, Belgique (consulté le )
- ↑ « Les noms de rues à Ixelles », sur www.borges.be (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Fiche de la médaille Caroly par Josuë Dupon sur le site de la Vlaamse Kunstcollectie.
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