Georges Laouénan
| Georges Laouénan | |
| Naissance | Saint-Pierre-Quilbignon (Finistère) |
|---|---|
| Décès | (à 67 ans) Toulon (Var) |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | Colonel |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945 |
| Liste des compagnons de la Libération | |
Georges Laouénan, né le à Saint-Pierre-Quilbignon dans le Finistère, mort le à Toulon[1], est un officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s'illustre notamment pendant la campagne d'Italie puis la bataille des Vosges et termine sa carrière comme colonel. Il est Compagnon de la Libération.
Biographie
Georges Laouénan naît à Saint-Pierre-Quilbignon dans le Finistère le [1]. Il est le fils d'un officier marinier[2].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Georges Laouénan est en classe préparatoire aux grandes écoles en lorsqu'il refuse la défaite et s'embarque dès le sur le Meknès pour l'Angleterre et arrive le à Southampton[3]. Il s'engage le dans les Forces françaises libres[3].
Il réussit à partir de le cours d'élève-officier à Camberley et en sort aspirant[3]. Il part en rejoindre en Syrie la 1re brigade française libre commandée par le général Kœnig[3].
Nommé chef de section de mitrailleuses, il participe à la campagne de Libye puis à la campagne de Tunisie. Lors de la campagne d'Italie, il se distingue du 21 au pour l'élan qu'il donne à sa section de mitrailleuses malgré les pertes subies et les tirs ennemis ; il est pour cela cité à l'ordre du corps d'armée[3].
Laouénan participe ensuite aux opérations de la campagne de France pour la libération du territoire. Lors de la bataille des Vosges, faisant l'admiration à la tête de sa section, il permet le à une compagnie de voltigeurs de redresser leur situation[3]. Pendant la sortie de Rossfeld le , il neutralise avec ses mitrailleuses la résistance ennemie et permet le passage de la colonne française en persévérant malgré les tirs ennemis et sa propre commotion par un éclat d'obus[3]. Dix jours plus tard, lors d'une contre-attaque allemande pour reprendre un village, il organise avec succès la défense du nord-est du village et fait plusieurs prisonniers[3]. En avril suivant, alors lieutenant, il commande une compagnie de mitrailleuses et la dirige au combat dans les Alpes et avril et en [3]. Il est créé Compagnon de la Libération par le décret du [3].
Après la guerre, il choisit de continuer la carrière militaire, est nommé en Indochine en puis au Maroc en [3]. Capitaine en 1948, il est affecté à Madagascar puis au 151e régiment d'infanterie de marine[3]. En 1959, il est chef de bataillon, nommé professeur à l'École d'application du Génie. Il sert ensuite en Algérie, au 2e régiment étranger d'infanterie[3].
Nommé lieutenant-colonel en 1968, Georges Laouénan sert au 94e régiment d'infanterie de marine puis est promu colonel à la fin de sa carrière[3].
Il meurt le à Toulon[1]. Il est enterré au cimetière central de Toulon[3].
Hommages et distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération par décret du [4]
Croix de guerre - avec trois citations
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec deux citations
Croix de la Valeur militaire
Médaille coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie », « Extrême-Orient »
Croix du combattant volontaire de la guerre de -
Croix du combattant volontaire de la Résistance
Officier du Nichan Iftikhar
Notes et références
- Archives municipales de Brest, commune de Saint-Pierre-Quilbignon, année 1920, acte de naissance no 185, avec mention marginale de décès
- ↑ « 80e anniversaire du 18 juin 1940 : ces cinq Bretons de la 13e DBLE - Georges Laouénan : rallié individuel, héros discret », sur letelegramme.fr, (consulté le ).
- Dictionnaire des compagnons de la Libération, 2010. [notice en ligne].
- ↑ « Ordre de la libération »
Bibliographie
- « Georges Laouénan », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332, lire en ligne).
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons: histoire des Compagnons de la Libération, Perrin, , 822 p. (ISBN 2262016062 et 9782262016067).
Voir aussi
Articles connexes
- Appel du 18 Juin
- Résistance intérieure française
- Forces françaises libres
- Compagnon de la Libération – avec la liste des Compagnons.
Liens externes
- « Georges Laouénan », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
- « 1038 Compagnons de la Libération », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
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