Georges Moressée

Georges Moressée
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Georges Félix Valère Moressée
Pseudonyme
Z
Nationalité
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Conflit
Lieu de détention
Distinctions

Georges Moressée, né le à Ougrée (Wallonie, Belgique)[1] et mort le à Vence (Alpes-Maritimes, France)[1], est un ingénieur civil, aviateur, militaire et résistant belge du XXe siècle.

Biographie

Jeunesse, études et débuts professionnels

Georges Félix Valère Moressée naît le à Ougrée (Wallonie, Belgique)[1]. Il est le fils de Georges Louis Bruno Moressée (1881-1947), ingénieur, et de Léa Spruman[2].

Diplômé de l'université de Liège en 1931, il devient ingénieur civil des constructions civiles et coloniales[3],[4],[5] et pilote d'aviation[6].

De g. à d. : colonel Alfred Jacobson, chef d'escadron Jacques Baratte, colonel Henri Adeline, lieutenant-colonel Georges Moressée, artilleurs du 12e régiment d'artillerie
Passage en revue du 12e RA, Forces françaises de l'Ouest, Charente-Maritime, 1945.
De g. à d. : colonel Alfred Jacobson, chef d'escadron Jacques Baratte, colonel Henri Adeline, lieutenant-colonel Georges Moressée

Mobilisé en 1939 comme lieutenant d'artillerie de réserve dans l'armée belge, il combat l'invasion allemande de près de Namur[3].

Echappant à la capture, il intègre la résistance intérieure belge via le réseau Loncin[3].

En 1942, pressentant son arrestation imminente, il quitte la Belgique avec son épouse Suzanne et rejoint la résistance intérieure française dans le Périgord[3].

En il est arrêté par l'occupant allemand, interné dans la prison de Périgueux puis relâché deux mois plus tard faute de preuve[3].

Il reprend ses activités dans la résistance, comme agent des services secrets britanniques et chef de maquis sous le pseudonyme "capitaine Z"[3],[7],[8],[9].

A la fin du mois d', la colonne "Z" du capitaine Moressée est désignée par le colonel Henri Adeline, pour participer aux opérations de réduction des poches de résistance allemande en Charente-Maritime[3],[10],[11].

Lieutenant-colonel des Forces françaises de l'intérieur (FFI)[12], à compter du il commande le 12e régiment d'artillerie divisionnaire, formé à partir de FFI du régiment "Z" issus des maquis de Dordogne[13],[14],[15],[16].

Relevant du Détachement d'Armée de l'Atlantique (Forces françaises de l'Ouest) du général de Larminat, son unité est engagée contre les poches allemandes de l'Atlantique : combat de Ferrières le [17], attaque de Royan[18], passage de la Seudre le , attaque de l'île d'Oléron les et ,[19],[13].

Juste après la capitulation allemande, son devoir accompli, il remet son commandement[13] et rentre dans ses foyers en Belgique[3].

En 1948 il démissionne de son grade de lieutenant-colonel de réserve de l'armée française à titre étranger[20].

Il vit à Vence (Alpes-Maritimes, France) avec son épouse[3]. Il y meurt le [1].

Vie privée

Il épouse Suzanne Gérard le [2],[21].

Distinctions

Georges Moressée est récipiendaire des décorations suivantes :

Références

  1. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  2. Who's who in France, Paris, J. Lafitte, (lire en ligne)
  3. Amicale des anciens des 12e et 212e régiments d'artillerie, Bulletin année 2006 N° 5, (lire en ligne), p. 6-7
  4. Société des ingénieurs civils de France, Résumés des travaux de chaque séance (procès verbaux), (lire en ligne)
  5. « Les Travaux : organe des travaux publics et particuliers en Algérie, en Tunisie et au Maroc / publié par M. Émile Carret », sur Gallica, (consulté le )
  6. L'Écho des ailes, Aug. Ceelen, (lire en ligne)
  7. Guy Penaud, Chroniques secrètes de la Résistance dans le Sud-Ouest, Sud-Ouest, (ISBN 978-2-87901-127-1, lire en ligne)
  8. Dominique Lormier, Bordeaux brûle-t-il?, ou, La libération de la Gironde: 1940-1945, Les Dossiers d'Aquitaine, (ISBN 978-2-905212-57-3, lire en ligne)
  9. Dominique Lormier, Les grandes polémiques de la Seconde Guerre mondiale, Alisio, (ISBN 978-2-37935-284-3, lire en ligne)
  10. Jean Corriger, La libération de Sainte-Foy, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-27087-8, lire en ligne)
  11. « Le lieutenant-colonel Georges Moressée, commandant du régiment Z composé d'unités issues des maquis de Dordogne, futur 12e régiment d'artillerie (12e RA) des Forces françaises de l'Ouest (FFO). », sur imagesdefense.gouv.fr (consulté le )
  12. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
  13. Amicale du 12e régiment d'artillerie, « La Renaissance du 12ème 1944-1945 » (consulté le )
  14. Jacques Mordal, Les poches de l'Atlantique, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-31192-2, lire en ligne)
  15. Stéphane Weiss, Le réarmement français de 1944-1945: Faire flèche de tout bois, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-8746-5, lire en ligne)
  16. (en) Robert Aron, De Gaulle Triumphant: The Liberation of France, August 1944-May 1945, Putnam, (lire en ligne)
  17. Éric Brothé, Alain Chazette et Fabien Reberac, Charente-Maritime Vendée, 1939-1945, Editions Patrimoines & médias, (ISBN 978-2-910137-23-6, lire en ligne), p. 190
  18. Micro-Media, « Personne : Georges MORESSÉE (Z) - C-Royan : la mémoire vive encyclopédique », sur C-Royan : la mémoire vive encyclopédique (consulté le )
  19. Raphaël Burgos, « Émile Maes, du 12e régiment d’artillerie, n’a pas quitté Royan », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne)
  20. France, Journal officiel de la République française, (lire en ligne)
  21. « Journal de Genève - 12.12.1962 - Pages 8/9 », sur www.letempsarchives.ch (consulté le )
  22. France, Légion d'honneur, Imp. des journaux officiels, (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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