Georges Willame

Georges Willame
Biographie
Naissance
Décès
(à 53 ans)
Pseudonymes
Stoisy, Gamin
Activité

Georges Willame, né à Nivelles le et y mort le , est un écrivain belge de langue wallonne.

Biographie

Georges Willame nait à Nivelles le [1]. Son père décède peu avant sa naissance et sa mère un an plus tard ; il est donc élevé par ses grands-parents. Il est scolarisé au collège communal de Nivelles, où il est bon élève. Entré comme commis au ministère de l'Intérieur, il y gravit les échelons et atteint le grade de directeur général[1],[2].

Le , il épouse Laure Rousseau. Le couple, qui s'installe à Schaerbeek en 1895, a six enfants[1].

Il meurt le au domicile nivellois de ses beaux-parents, d'un œdème pulmonaire[1].

Carrière de littérateur

Photographie en noir et blanc de six hommes endimanchés, qui prennent la pose. Trois sont assis et trois debout derrière les premiers. Georges Willame, qui apparait être le plus jeune, ne regarde pas l'objectif.
Georges Willame (assis, à droite), photographié parmi les membres du Comité de lecture des œuvres dialectales institué par Arrêté Royal du 16 juillet 1892.

Georges Willame est le fondateur du journal nivellois L'Aclot, qui est rédigé en langue régionale et parait du 26 aout 1888 au . En 1893, il cofonde également la revue Wallonia[2].

Comme auteur littéraire, il est surtout connu pour la pièce Èl roûze dè sinte Èrnèle — « la première tentative réussie de théâtre poétique en wallon », d'après Maurice Piron[2] — et pour une vingtaine de sonnets, écrits entre 1895 et 1916, que Jean Guillaume réunit dans un recueil posthume en 1960. Ces derniers textes sont particulièrement remarqués pour leur technicité et leur sensibilité[3].

Postérité

Le , la Ville de Nivelles a renommé la rue du nom de Jésus — où se trouvait le domicile des beaux-parents de Georges Willame, dans lequel il est décédé[1] — rue Georges-Willame[4].

En 1979, il fait partie des auteurs sélectionnés par Maurice Piron pour son Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie. Un de ses poèmes a été traduit en anglais par Yann Lovelock (en) et publié dans la revue Acumen (en) (no 4, 1986)[5].

Œuvres

Notes et références

Références

  1. Botos 2024, p. 12.
  2. Maurice Piron (préf. Jean Remiche), Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie : Poètes et prosateurs, Liège, Mardaga, (ISBN 2-87009-556-2), p. 295.
  3. Baptiste Frankinet, « Panorama de la littérature en langues régionales romanes de Wallonie » Accès libre, sur Objectif plumes, Fédération Wallonie-Bruxelles, (consulté le ).
  4. « Voiries anciennes », sur Mon Vieux Nivelles (consulté le ).
  5. Albert Maquet, « Bibliographie des textes en langues régionales de Wallonie traduits par Yann Lovelock », Wallonnes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, no 16,‎ , p. 5 (ISSN 1374-9412).

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Charles Botos, Édition critique d’ Èl roûze dè sinte Èrnèle de Georges Willame (mémoire en vue de l’obtention du diplôme de Master en Langues et Lettres françaises et romanes, orientation générale, à finalité approfondie), Liège, Université de Liège, , 199 p. (lire en ligne Accès libre [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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