Germain de Talloires

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Date inconnue |
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Saint canonisé (d) |
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Bienheureux Germain de Talloires ou Germain de Montfort est un saint et ermite savoyard, premier prieur de l'abbaye de Talloires du XIe siècle. Il est fêté le 28 ou le .
Biographie
Originaire du Luxembourg[1], plus surement de Flandres, soit de Montfort ou de Tirlemont près de la ville de Malines[2],[3], il étudie la théologie à l'Université de Paris[4].
La tradition rapport qu'il fait ses études de théologie à Paris, puis qu'il fut précepteur du futur saint, Bernard de Menthon avant de devenir moine[5],[6].
Il devient moine à l'abbaye de Savigny. L'abbé bénédictin Itier ou Itier (1018-1044) de Savigny (attestée en 817) envoie quatre moines : Ismius, Ismidon, Germain et son frère Ruph pour fonder l'abbaye de Talloires vers 1018-1020[3],[2].
Son travail achevé, il serait parti en pèlerinage en Terre sainte et à son retour, il s'installe dans une grotte située dans une falaise[7], en dessous de l'actuel ermitage, au-dessus de Talloires et du lac d'Annecy, vers 1033. La grotte est devenue un lieu de pèlerinage et une chapelle a été édifiée. Il décède vers 1066 ou 1080[4] âgé de 96 ans[8].
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Portrait de saint François de Sales en bas-relief au niveau du tunnel de l'Ermitage. -
Oratoire sur le chemin menant à la chapelle.
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Chemin d'accès à la grotte
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Intérieur de la grotte.
Il est le frère de saint Ruph, qui lui succède à la tête de l'abbaye, et deviendra lui aussi ermite[3].
Culte et pèlerinage
La grotte où il s'est retiré fait l'objet d'un culte religieux avec l'installation au dessus d'un oratoire puis d'une chapelle où se rendent des pèlerins depuis le XIIe siècle[3].
Le , les reliques de l'ermite sont enchâssées par l'évêque de Genève, François de Sales et son frère, Jean-François de Sales[3],[4]. Ce dernier songe à terminer sa vie dans l'ermitage, voulant suivre le modèle de Germain. Les reliques sont cachées durant la période révolutionnaire. La chapelle tombe en ruines. Les reliques du saint sont retrouvées en 1830 et une nouvelle chapelle est édifiée. Celle-ci est consacrée en 1838, l'évêque d'Annecy, Pierre-Joseph Rey[4].
Son culte est confirmé le par le pape Léon XIII qui procède à sa canonisation équipollente[9].
Saint Germain est fêté le (« pour éviter la coïncidence avec la fête des saints Simon et Jude, le 29 »)[3],[2]. La fête aurait été transférée depuis le 29[10],[11],[7], mais sur le site de la Conférence des Évêques de France, sa mémoire est toujours enregistrée au [6].
Notes et références
- ↑ Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-84206-374-0, lire en ligne).
- Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3), p. 283.
- Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-84206-465-5, lire en ligne), p. 42-47.
- Jean-Philippe Buord, Les Mystères de la Haute-Savoie, Éditions de Borée, , 349 p. (ISBN 978-2-84494-300-2), p. 164.
- ↑ « Saint Germain de Montfort Prêtre à Talloires, sur le lac d'Annecy (+ 1018) », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
- (it) Fabio Arduino, « San Germano di Talloires Abate », sur santi e beati, (consulté le ).
- Roger Devos et Charles Joisten, Mœurs et coutumes de la Savoie du Nord au XIXe siècle : L'enquête de Mgr Rendu, Pringy, Académie salésienne - Centre alpin et rhodanien d'ethnologie, , 502 p. (ISBN 978-2-901102-01-4, lire en ligne), p. 64-65.
- ↑ « Le martyrologe romain fait mémoire de Saint Germain de Talloire », Magnificat, no 251, , p. 389.
- ↑ (en) « Canonisations in the Pontificate of Pope Leo XIII », sur GCatholic.org (consulté le ).
- ↑ Henri Baud (éditeur scientifique), Louis Binz (contributeur), Robert Brunel (contributeur), Paul Coutin (contributeur), Roger Devos (contributeur), Paul Guichonnet (contributeur), Jean-Yves Mariotte (contributeur) et Jean Sauvage (contributeur), Le Diocèse de Genève-Annecy, Paris, Editions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 2-7010-1112-4, BNF 34842416, lire en ligne), p. 305.
- ↑ Les petits Bollandistes vies des saints de l'Ancien et du Nouveau Testament ... : du 28 octobre au 30 novembre, Louis Guérin, Volume 13, 1873, 695 pages, p. 30 (lire en ligne).
Voir aussi
Bibliographie
- Chanoine Vincent Brasier :
- Vie de saint Germain de Talloires, Annecy, impr. J. Niérat, , 208 p. (lire en ligne) (réimprimé en 2010, par BiblioBazaar, 314 p., (ISBN 978-1-1451-0378-8)).
- Etude sur saint Ruph d'abord moine, prieur de Talloires, ensuite solitaire, Annecy, impr. de J. Niérat, , 46 p. (lire en ligne).
- Étude sur saint Germain, moine bénédictin d’abord prieur de Talloires ensuite solitaire, Annecy, impr. de François Abry, , 286 p. (lire en ligne).
- Séverin-Georges Couneson, Les Saints nos frères : calendrier pour chaque jour de l'année, Éditions Beauchesne, , 425 p., p. 62.
Liens externes
- Ressource relative à la religion :
- Site de l'ermitage de Saint-Germain.
- Notice sur le site de www.diocese-annecy.fr.
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