Germaine Bernier

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Prisca, Claudine, Élisabeth Desneiges |
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Le Devoir (- |
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Germaine Bernier, née en 1903 à Montréal et morte le dans la même ville, est une journaliste, écrivaine et musicienne canadienne. Elle a notamment été responsable de la page féminine du Devoir et première femme à avoir remporté le prix Olivar-Asselin.
Biographie
Germaine Bernier naît à Montréal en 1903[1]. Elle fait des études de musique au Conservatoire national de musique à Montréal, à l'Académie de musique de Québec, où elle obtient un brevet d'enseignement, ainsi qu'au Collège de musique de Montréal. Elle est aussi diplômée du Royal College of Music et compte Rodolphe Mathieu parmi ses professeurs[2].
Elle enseigne le piano, activité qu'elle poursuit parallèlement à son travail de journaliste[3]. Elle commence à publier dans Le Devoir en , d'abord sous le pseudonyme de Prisca, puis y signe des poèmes, des chroniques et des comptes rendus, notamment sur la vie musicale et culturelle[4]. En , après avoir remporté un concours littéraire, elle prend la direction de la page féminine du journal[5]. Elle dirige la page féminine de 1935 à 1963[6],[7]. Après 1963, elle demeure collaboratrice au journal et y tient une chronique jusqu'au début des années 1970[6],[7].
Parallèlement à ses activités journalistiques, elle participe à plusieurs milieux intellectuels et littéraires. Elle est notamment membre de la Société des poètes, de la Société des écrivains canadiens, de la Société historique de Montréal et du Conseil des arts de Montréal[3].
En 1962, elle devient la première femme à recevoir le prix Olivar-Asselin[1].
Germaine Bernier meurt le à Montréal à l'âge de 83 ans[8].
Son fonds d'archives est conservé à la Bibliothèque centrale de l'Université du Québec à Montréal[9].
Œuvres principales
- Impressions de France et d'Italie (Récit de voyage), Montréal, Les Éditions Beauchemin, , 187 p. (OCLC 49107016)
- Une journaliste intemporelle, Germaine Bernier, Montréal, Bellarmin, , 446 p. (OCLC 4568787)
Distinctions
- 1962 : Prix Olivar-Asselin[1]
Notes et références
- « Germaine Bernier », sur montreal.ca (consulté le )
- ↑ Bédard 2020, p. 216.
- Bédard 2020, p. 217.
- ↑ Bédard 2020, p. 218.
- ↑ Bédard 2020, p. 219.
- Tanguay 2019, p. 40.
- Johnson 1979, p. 637.
- ↑ Renée Rowan, « Décès de la journaliste Germaine Bernier », Le Devoir, vol. 77, no 76, , p. 3 (lire en ligne
)
- ↑ « [Fonds d'archives Germaine-Bernier] », sur WorldCat.org (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Victor Barbeau et André Fortier, Dictionnaire bibliographique du Canada français, Montréal, Académie canadienne-française, (ISBN 0-969008-14-7, lire en ligne), p. 28
- Mylène Bédard, « Entre presse et littérature : le journalisme féminin durant les décennies 30 et 40 au Québec », Recherches féministes, vol. 33, no 1, , p. 215-231 (ISSN 0838-4479, e-ISSN 1705-9240, DOI https://doi.org/10.7202/1071250ar, lire en ligne
[PDF]) - Micheline Johnson, « LAPLANTE, Germaine, Une journaliste intemporelle, Germaine Bernier. Montréal, Bellarmin, 1978. 446 p. Préface de Guy Boulizon. $11.95. », Revue d'histoire de l'Amérique française, Institut d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 4, , p. 636-637 (ISSN 0035-2357, e-ISSN 1492-1383, DOI https://doi.org/10.7202/303735ar, lire en ligne
[PDF]) - Marilou Tanguay, « La page féminine du Devoir, un « espace public alternatif » ? Une étude de cas des mécanismes d’exclusion et de contrôle du « féminin » et du « féminisme » dans le quotidien (1965-1975) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 72, no 4, , p. 29-59 (ISSN 0035-2357, e-ISSN 1492-1383, DOI https://doi.org/10.7202/1065044ar, lire en ligne
[PDF])
Liens externes
- Archives conservées par : Université du Québec à Montréal (757718488)
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