Geslin de Coëtmen

Geslin de Coëtmen
Armes de la maison de Coëtmen (non attestées pour Geslin individuellement)
Fonctions
Sénéchal du Goëlo (attesté en 1220)
Biographie
Naissance
Vers 1160
Décès
Après 1235
Père
Mère
Mahaut de Vendôme

Geslin de Coëtmen (vers 1160 – après 1235), aussi appelé Geslin de Penthièvre, est un seigneur breton du début du XIIIe siècle. Il est attesté comme sénéchal du Goëlo en 1220[1] et encore mentionné en 1235 dans le cadre des enquêtes royales[2].

Biographie

Origines et statut

Fils cadet du comte Henri d’Avaugour, Geslin tient la résidence castrale de Coëtmen (Tréméven)[1]. Le site, où subsistait un donjon du XIIe siècle, a été rasé le , fait relaté par la presse régionale[3].

La tradition locale/généalogique a parfois fait de Geslin l’époux d’une héritière de Tonquédec (explication du passage du fief à la lignée de Coëtmen). Cette version est rapportée par le site de l’Inventaire de Bretagne[4]. Toutefois, la recherche récente estime que la pièce de la fin du XVe siècle invoquée pour étayer ce mariage (BNF ms. fr. 8269, p. 259) « n’a absolument aucune valeur »[5]. En l’état, le rattachement personnel de Geslin au château de Tonquédec par mariage doit donc être présenté comme incertain.

Armes

Les armes sont attestées pour la lignée aux XIIIe–XVe siècles ; aucune attestation directe pour Geslin.

Activité publique et réseaux

Outre sa charge de sénéchal du Goëlo en 1220[1], Geslin figure parmi les déposants des enquêtes royales de 1235 relatives aux dommages subis par les partisans du roi de France : Launay signale la présence du « seigneur Geslin » dans l’entourage d’Henri d’Avaugour[2].

Relations avec Beauport

Les sources éditées au XIXe siècle mentionnent des donations en faveur de l’abbaye de Beauport par « le seigneur Gélin » (Geslin), confirmées par Henri d’Avaugour ; ces pièces ont été reprises par l’historiographie récente[6],[7].

Décès

La date exacte de son décès n’est pas assurée ; il est actif au moins jusqu’en 1235[7].

Postérité

C’est la descendance de Geslin qui porte, aux XIIIe–XIVe siècles, les titres liés aux fiefs de Coëtmen puis de Tonquédec[6] ; l’Inventaire régional rappelle que la forteresse de Tonquédec a été édifiée par les Coëtmen et que la titulature vicomtale de Tonquédec est attachée à cette lignée (essentiellement pour les états des XVe–XVIe siècles)[4].

Bibliographie

  • Vincent Launay, « Les réseaux aristocratiques de la Bretagne septentrionale au prisme des enquêtes royales de 1235 », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, vol. 129, no 4,‎ (ISSN 2108-6443, lire en ligne)
  • Stéphane Morin, Trégor, Goëlo, Penthièvre. Le pouvoir des comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle, Presses universitaires de Rennes / Société d’émulation des Côtes-d’Armor, (lire en ligne), « Chapitre V. L’encadrement des hommes »
  • Jules-Henri Geslin de Bourgogne et Anatole de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Diocèse de Saint-Brieuc (t. IV), Saint-Brieuc, Guyon, , 95–100 p. (lire en ligne)
  • Jules-Henri Geslin de Bourgogne, Bretagne féodale et militaire, vol. 5, Dumoulin, , Section « Coëtmen »

Notes et références

  1. Stéphane Morin 2010.
  2. Vincent Launay 2022, p. 14.
  3. Emmanuelle Métivier, « Le jour où le donjon du XIIe siècle, à Tréméven, a été rasé à coups de bulldozer », sur Ouest-France, (consulté le ) — L’article précise que l’opération s’est déroulée « en moins de deux heures ».
  4. Guillaume Lécuillier, « Château fort de Tonquédec (IA22016841) », sur Inventaire du patrimoine en Bretagne, (consulté le )
  5. Stéphane Morin 2010, chap. V, n. 97.
  6. Jules-Henri Geslin de Bourgogne et Anatole de Barthélemy 1864.
  7. Vincent Launay 2022.
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