Gholam Hossein Gharib

Gholam Hossein Gharib
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Biographie
Naissance
Décès
(à 81 ans)
Téhéran
Sépulture
Nationalité
Activités

Gholam Hossein Gharib (ou Gholamhossein Gharib), né le à Téhéran et mort le dans la même ville, est un écrivain, poète et musicien clarinettiste iranien.

Il est cofondateur de la Société du coq de combat et a dirigié le Conservatoire supérieur de musique de Téhéran (fa) pendant 20 ans.

Biographie

Gholam Hossein Gharib naît à Téhéran le [1].

Carrière littéraire

Gholam Hossein Gharib publie en 1948 son premier recueil de poèmes, Sareban, qui est publié par l'important poète iranien Nima Yushij[2].

En 1949, il est cofondateur de la Société du coq de combat, fondée par un « groupe rebelle d'écrivains et d'artistes surréalistes et avant-gardistes[3] » : les peintres Jalil Ziapour (en), Mahmoud Javadipour et Javad Hamidi (en)[4],[5] est les écrivains et musiciens Hassan Shirvani et Morteza Hannaneh[6]. Le groupe publie une revue littéraire, Khorus Jangi (Coq de combat) en 1949, mais la publication s'arrête après cinq numéros. Gharib la relance en 1951 avec l'artiste et poète Hushang Irani, le peintre surréaliste Bahman Mohassess et Sohrab Sepehri notamment. La revue prend un tournant nettement plus radical et prend pour père spirituel l'écrivain Sadegh Hedayat, mort en . Irani, Gharib et Hassan Shirvani publient dans la revue un manifeste controversé, Sallākh-e Bolbol (Le boucher du rossignol). Foroutan retrouve dans ce manifeste de nombreux éléments de langage présents dans les manifestes occidentaux : une prédominance d'idéalisations romantiques et poétiques, l'oscillation continue entre l'ancien et le nouveau, le langage colérique, héroïque, violent et révolutionnaire, mais aussi des thématiques tirées de la religion, avec des références à l'adoration des idoles, etc. La composante surréaliste se trouve dans l'article 6 (sur 13), qui met en avant la profondeur psychologique de l'artiste ou de l'auteur. Bien que de courte parution, la revue contribue « de manière significative » au développement du surréalisme dans les arts visuels iraniens[3].

Carrière musicale

Il étudie la clarinette auprès de professeurs tchécoslovaques et l'harmonie avec Parviz Mahmoud[2]. Il part aussi en Italie, en Allemagne et en France pour se perfectionner dans les instruments à vent et la clarinette en particulier[7].

Gharib participe avec Lotfollah Mobashery à un projet d'ethnomusicologie de l'Organisation iranienne pour l'art et la culture, qui a pour but de rassembler des chansons folkloriques et locales de différents groupes ethniques d'Iran[2],[8].

Il devient le premier clarinettiste iranien de l'Orchestre symphonique du Conseil de Téhéran[2].

Il dirige le Conservatoire supérieur de musique de Téhéran (fa) à partir de 1959 et pendant vingt ans[2],[7].

Gholam Hossein Gharib meurt à Téhéran le [1].

Notes et références

  1. (en) « Gholam Hossein Gharib », Persian Awards, sur persianid.com (consulté le ).
  2. (en) « Gholamhossein Gharib », Monthly Archives: July 2011, sur toosfoundation.com, (consulté le ).
  3. (en) Ayda Foroutan, « Why the Fighting Cock? The Significance of the Imagery of the Khorus Jangi and its Manifesto “The Slaughterer of the Nightingale” », Iran Namag-ایران نامگ, vol. 1, no 1,‎ (lire en ligne).
  4. ↑ (en) Nojan Medinei, « Ziapour, Jalil », Encyclopædia Iranica, sur iranicaonline.org, (consulté le )
  5. ↑ (en) Ahmad Hasan Dani, Chahryar Adle, Madhavan K. Palat et Anara Tabyshalieva, History of Civilizations of Central Asia, Unesco, (ISBN 978-92-3-103985-0, lire en ligne), p. 762
  6. ↑ (en) Hamid Keshmirshekan, Contemporary Iranian Art, Saqi Books, (ISBN 9780863567216).
  7. (fa) « Gholamhossein Gharib Gerkani », sur tmbs.farhang.gov.ir, via Internet Archive (consulté le ).
  8. ↑ (en) Ali Asghar Haghdar, « Evolution of Music in Iran », sur iran1400.org, (consulté le ).

Liens externes

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