Gibelotte
| Lieu d’origine |
|
|---|---|
| Date | Ancienne |
| Place dans le service | Plat principal |
| Température de service | Chaud |
| Ingrédients | Lapin, vin blanc, légumes |
| Mets similaires | Lapin chasseur, fricassée, ragoût, navarin, daube, civet de lièvre, coq au vin, poulet Marengo, garbure, potée, pot-au-feu |
| Classification | Cuisine française, cuisine québécoise |
Une gibelotte est une recette de cuisine française, souvent appliquée aux lapins, lapereaux, lièvres, mais aussi à des oies ou des poulets. Au Québec, c'est un ragoût de légumes et de poissons. Pour la recette du lapin en gibelotte, c'est une variante du lapin chasseur, à base de diverses sortes de fricassée de lapin au vin blanc ou rouge, et de mélange de légumes de jardin potager.
Étymologie
Gibelote ou gibelotte en ancien français : « - XIIIe siècle gibelet “plat préparé avec de petits oiseaux” ; - 1617 à la gibelote, “manière de préparer les poissons” ; - 1708 gibelotte “fricassée de poulet”[1] », Trésor de la langue française informatisé.
Histoire

Cette recette ancienne des histoires de la cuisine française et cuisine québécoise peut désigner :
- un mets du nord de la France s'apparentant à un ragoût de lapin au vin blanc[2],[3] ;
- un plat du sud de la France à base de baudroie (lotte) saisie à la poêle, déglacée au vin blanc puis cuite avec une sauce tomate, avec de l’ail et du persil[4] ;
- une soupe-repas de la cuisine québécoise, à base d'un bouillon tomaté, incluant beaucoup de légumes. On la retrouve avec poisson, notamment de la perchaude ou de la barbotte ou sans poisson. Ce mets provient de la région de Sorel, en Montérégie[5].

Recette
Faire revenir et dorer à la cocotte des morceaux de lapin, puis le faire cuire avec du vin blanc, et des légumes de jardin potager (tomates, pommes de terre, petits pois, haricots, carottes…)[6],[7],[8],[9].
Festival
- Festival de la gibelotte de Sorel-Tracy, en Montérégie au Québec
Musique
- 1939 : Félicie aussi, chanson humoristique de Fernandel. Il commande une gibelotte qui embaumait l’échalote chez Chartier à Paris, où il invite à dîner Félicie[10].
Notes et références
- ↑ Gibelotte : (École des officiers de bouche, 2e part., chap. 5, p. 341). Mot issu par changement de suff. de l'a. fr. gibelet « plat préparé avec de petits oiseaux » (XIIIe siècle), lui-même dimin. de gibier (*giberet) dont la valeur dimin. a été soulignée par la substitution d'un -l- à l'-r-, ce qui a transformé la fin du mot en une suite de 2 suff. diminutifs. —« Portail lexical », sur portail-lexical.fr (consulté le )
- ↑ « Gibelotte », sur marieclaire.fr (consulté en ).
- ↑ « Gibelotte de garenne », sur elle.fr (consulté en ).
- ↑ « Recette de saison : Automne, la gibelotte de daurade », sur tourisme-sete.com (consulté en ).
- ↑ « Gibelotte des îles Sorel, recette » —Le Grand Larousse gastronomique, avec le concours du comité gastronomique présidé par Joël Robuchon : gibelotte des îles Sorel, Larousse, , 998 p. (ISBN 978-2-03-594805-2), p. 419.
- ↑ « Gibelotte », sur larousse.fr (consulté en ).
- ↑ « Gibelotte », sur lalanguefrancaise.com (consulté en ).
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « gibelotte » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
- ↑ « Gibelotte », sur dictionnaire-academie.fr (consulté en ).
- ↑ [vidéo] « Fernandel - Félicie aussi - Archive INA », sur YouTube.
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- [vidéo] « Lapin en gibelotte en cocotte minute », sur YouTube.
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