Ginko Ogino

Ogino Ginko
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Tokyo
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
荻野吟子
Nationalité
Formation
École normale pour femmes de Tōkyō (d)
Activité
Conjoint
Kan'ichirō Inamura (d)

Ginko Ogino (荻野 吟子, Ogino Ginko), née le à Kumagaya et morte le à Tokyo, est la première femme médecin diplômée au Japon[N 1]. Par sa pratique de cette profession, elle a grandement contribué à l'amélioration de la position des femmes dans la société[1]. L'astéroïde (10526) Ginkogino est nommé en son honneur[1].

Biographie

Ogino naît dans la province de Musashi, aujourd'hui Kumagaya, dans la préfecture de Saitama [2]. À l'âge de 16 ans, elle est mariée avec le fils du premier directeur de la banque Ashikaga. Très vite, divorce après avoir contracté la gonorrhée de son mari. Elle ressent un grand embarras d'avoir dû  consulter des médecins de sexe masculin pour ce qui était considéré comme une maladie « honteuse ». Elle décide alors de devenir médecin pour aider les femmes qui traversent des circonstances similaires.

Elle entre à l'École normale des femmes de Tokyo, l'actuelle Université Ochanomizu, qui est à l'époque une école privée de médecine exclusivement fréquentée par des hommes. Malgré la discrimination et après de grandes difficultés, elle est diplômée en 1882. Suite à de nombreuses pétitions, elle est enfin autorisée à exercer en 1885.

Elle exerce comme première femme médecin à l'hôpital Ogino de Yushima (ja), spécialisé en obstétrique et gynécologie. Elle sert également en tant que médecin à l'école de filles de l'Université Meiji Gakuin.

Ogino épouse un ecclésiastique protestant et visionnaire utopique, Yukiyoshi Shikata, en 1890, et déménage avec lui à Hokkaidō en 1894, où elle dirige un cabinet médical. Après la mort de son mari, elle retourne à Tokyo et, en 1908, reprend la direction d'un hôpital. Elle a également été active dans le woman's Christian Temperance Union (WCTU).

Ogino meurt d'athérosclérose à Tokyo en 1913.

Notes

  1. Bien qu'elle soit la première femme japonaise à avoir obtenu un diplôme national, Enomoto Sumi (1816-1893) et plusieurs autres femmes médecins exerçaient depuis l'époque où il n'y avait pas de système d'examen de pratique médicale. En tant que femme médecin ayant étudié la médecine occidentale, il y a la fille de Siebold, Kusumoto Ine (1827-1903).

Références

  1. Minor Planet Circular 62354.
  2. (en) Michael Hoffman, « The efforts of Japan's first female doctor are worth remembering », sur japantimes.co.jp, The Japan Times, (consulté le ).

Bibliographie

  • Anne Walthall, The Weak Body of a Useless Woman. Matsuo Taseko and the Meiji Restoration, University Of Chicago Press, 1989 (ISBN 978-0226872377)
  • Watanabe Jun'ichi, Beyond the Blossoming Fields, traduit par Deborah Iwabuchi et Anna Isozaki, Richmond, Alma Books, 2008 (ISBN 978-1-84688-078-0)

Liens externes

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