Giuseppe Mingrino
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| Député XXVIe législature du royaume d'Italie | |
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Giuseppe Mingrino, né le à Castrogiovanni et mort le en 1958, est un homme politique socialiste italien.
Figure marquante du paysage politique italien de l'entre-deux guerres, il est connu pour son engagement antifasciste et pour le rôle qu'il a joué dans la fondation des Arditi del Popolo. Dans les années 1930, il devient, avec Vittorio Ambrosini, un agents provocateurs dans le milieu des exilés en France pour le compte de l'OVRA.
Biographie
Militant et député socialiste
Né le à Enna (alors Castrogiovanni), en Sicile, Mingrino était secrétaire de la Chambre du Travail de Pise ; élu député à la XXVIe législature du royaume d'Italie, il resta en fonction de 1921 à 1924 et appartenait alors à la tendance maximaliste du Parti socialiste italien (PSI).
Antifascisme
Durant la montée du fascisme, Mingrino fut, en 1921, parmi les fondateurs des Arditi del Popolo, organisation crée pour contrer la violence des squadristi. Au sein du mouvement, Mingrino prônait le maintien des liens avec les partis, contrairement à la position d'autres dirigeants comme Argo Secondari, qui défendaient l'autonomie de l'organisation.
Suite à des désaccords internes, Mingrino assuma la direction politique des Arditi del Popolo, tandis que Secondari conserva la direction militaire et technique. Cette réorganisation entraîna une plus grande intégration de l'organisation aux structures des partis prolétariens, réduisant son autonomie initiale et la rendant perméable aux infiltrations.
Agent provocateur en France
Après le démantèlement progressif des activités des Arditi del Popolo avec l'avènement du régime fasciste, Mingrino s'exila en France. Cependant, la contribution de Giuseppe Mingrino au mouvement antifasciste italien diminua, notamment en raison des soupçons qui commencèrent à naître à son sujet parmi les exilés. Devenu agent provocateur pour le compte de la police fasciste, il aurait été mandaté par le régime pour éliminer Francesco Nitti, opération qui ne se concrétise finalement pas[1].
Après la Seconde Guerre mondiale, son nom est apparu parmi les personnes incluses dans la liste des espions de l'OVRA publiée en 1946 dans la Gazzetta Ufficiale.
Notes et références
- ↑ Benjamin Akriche, Une Pieuvre Noire au pays des Droits de l’Homme : étude sur l’OVRA en France, son traitement par la presse et son implication sur le territoire français (1926-1943), Université Paris I Panthéon-Sorbonne, (lire en ligne), p. 100-101
Bibliographie
- Paolo Spriano, Storia del Partito comunista italiano: Da Bordiga a Gramsci, Einaudi, 1967, pagina 144.
- Concetto Solano, Partito Comunista d'Italia: Manifesti e altri documenti politici, Pigreco, 2021.
- Mimmo Franzinelli, L'Amnistia Togliatti. 1946. Colpo di spugna sui crimini fascisti, Feltrinelli, 2016.
Liens externes
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