Globe 40 2025-2026
| Sport | course au large |
|---|---|
| Création | 2022 |
| Organisateur(s) | Sirius Événements |
| Édition | 2e |
| Type / Format | monocoque Class40 |
| Lieu(x) | tour du monde |
| Date |
du au |
| Nations | 8 (skippers et équipages) |
| Participants | 8 voiliers |
| Épreuves | 6 étapes |
| Statut des participants | amateur et professionnel |
| Distance | 30 000 milles |
| Site web officiel | globe40.com |
| Tenant du titre |
|
|---|---|
| Vainqueur |
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| Plus d'apparitions |
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Navigation
La Globe 40 2025-2026 est la deuxième édition d'une course autour du monde de voiliers Class40, en double, en six étapes. Elle part de Cadix le et se termine à Lorient en . Le parcours théorique est d’environ 30 000 milles (55 560 kilomètres).
Au classement scratch, la course est remportée par le scow Crédit mutuel, mené, selon les étapes, par Ian Lipinski, Antoine Carpentier, Amélie Grassi et Alan Roberts. Tout au long du parcours, il aura mené une lutte indécise avec le scow Belgium Ocean Racing-Curium, qui termine deuxième.
Au classement des « pointus », le vainqueur est le Barco Brasil de José Guilherme Caldas et Luiz Bolina. Le deuxième est Free Dom.
Histoire
Avant la Globe 40, une autre course autour du monde de Class40 a existé : la Global Ocean Race[1]. Organisée par Global Ocean Sailing Ventures[2], elle a connu deux éditions : en 2008-2009 (en double et en solitaire) et en 2011-2012 (en double).
En 2019, l’entreprise d’événementiel Sirius Événements, déjà organisatrice de la Normandy Channel Race, annonce la création d’un nouveau tour du monde en double réservé aux Class40 : la Globe 40[1]. La première édition a lieu du au . Le vainqueur est le plus ancien bateau de la flottille, Sec Hayai, mis à l'eau en 2007, barré par les Néerlandais Frans Budel et Ysbrand Endt[3],[4].
Règlement
La course est régie par les Règles de course à la voile (RCV) en usage ; par les règlements de la Fédération française de voile ; par les prescriptions de la FF Voile traduites pour les concurrents étrangers ; par la Réglementation spéciale offshore (RSO) de World Sailing, catégorie 1, monocoques ; et par les règles de la Class40[5].
Chaque étape se court en double. Il est possible de changer l'un des deux équipiers à chaque étape (ou même les deux, mais sous certaines conditions)[6]. Pour le prologue, un ou deux équipiers supplémentaires peuvent être embarqués[7].
Un maximum de douze voiles, dont une seule grand-voile, est autorisé pour la durée de l'épreuve. Huit voiles sont autorisées à bord. Les quatre voiles de rechange permettent des remplacements lors des escales[8].
L'assistance technique est autorisée. L'analyse météo et le routage depuis la terre sont interdits[7].
La directrice de course est la Britannique Miranda Merron[9].
Parcours
Le parcours théorique est d’environ 30 000 milles (55 560 kilomètres)[6]. Le format change par rapport à la première édition : il n'y a plus que six étapes, au lieu de huit, et l'épreuve se déroule sur huit mois, au lieu de neuf[6].
| Étape | Départ | Arrivée estimée |
Départ | Arrivée | Coeffi- cient |
Distance théorique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prologue | 4 septembre 2025 | 8 septembre | 0,5 | 900 M | ||
| Étape 1 | 14 septembre | 20 septembre | Cadix | 1 | 1 540 M | |
| Étape 2 | 2 octobre | Mindelo | 3 | 7 050 M | ||
| Étape 3 | 22 novembre | 15 décembre | Le Port | 2 | 5 120 M | |
| Étape 4 | 31 janvier | Sydney | 3 | 6 390 M | ||
| Étape 5 | 18 février | 15 mars | Valparaíso | 2 | 4 860 M | |
| Étape 6 | 29 mars | 17 avril 2026 | Recife | Lorient | 2 | 4 290 M |
Participants
-

Wilson
Around the World -

Whiskey Jack -

Free Dom -

Barco Brasil
-

-

Belgium Ocean Racing-Curium -

Next Generation Boating-
Around the World -

Crédit mutuel
Au départ de Cadix, la flottille est constituée de huit Class40, voiliers monocoques de 12,19 mètres. Les trois plus récents sont des scows (le 187 Belgium Ocean Racing-Curium, le 189 Next Generation Boating-Around the World et le 202 Crédit mutuel ). Les scows, larges et plats sur l’avant de la carène, sont des bateaux très performants, mais dont la fiabilité n'a pas encore été éprouvée sur un parcours si long et si exigeant : « Si les trois scows au départ ne passent pas Sydney, prévient Ian Lipinski, on se dira que c’était peut-être un peu trop tôt pour partir autour du monde avec ces bateaux[10]. »
Du plus ancien au plus récent[11],[12] :
| Pavillon | No | Nom | Mise à l'eau |
Skipper | Co-skippers (étapes) |
|---|---|---|---|---|---|
| 93 | Wilson Around the World | 2010 | |||
| 128 | Whiskey Jack | 2013 | |||
| 139 | Free Dom | 2014 | (sauf étapes 1 et 3) |
||
| 151 | Barco Brasil | 2017 | |||
| 152 | Jangada Racing | 2017 | |||
| 187 | Belgium Ocean Racing- Curium |
2022 | (sauf étapes 2 et 4) |
||
| 189 | Next Generation Boating- Around the World |
2022 | |||
| 202 | Crédit mutuel | 2024 | (sauf étape 4) |

Participant au prologue seulement
Un neuvième bateau dispute uniquement le prologue. Il s'agit du scow 175 Engie-Dessine-moi la High Tech, mis à l'eau en 2022. Il est barré par l'Espagnole Aina Bauzà Roig (ca) et la Française Axelle Pillain[11].
Déroulement
Prologue Lorient-Cadix
Le , au départ de Lorient, les scows sont au nombre de quatre, en comptant l'invité Engie-Dessine-moi la High Tech, qui dispute uniquement le prologue[13]. Dès le deuxième jour, le Français Crédit mutuel prend la tête et ne va plus la lâcher. Belgium Ocean Racing-Curium reste longtemps 2e. Mais, à partir du 40e parallèle, cette place de 2e est très disputée. Les trois scows poursuivant Crédit mutuel se l'échangent[14].
Le , Crédit mutuel, barré par Ian Lipinski et Antoine Carpentier, arrive 1er à Cadix. L'Allemand Next Generation Boating-Around the World finit 2e. Belgium est 3e[15]. Engie termine en quatrième position. Les quatre premiers arrivés sont donc les quatre scows. En tant qu'invité, Engie n'est pas classé. La place de 4e revient au 1er des « pointus », le Français Free Dom[16].
Première étape Cadix-Mindelo
Le , dans le parcours côtier qui suit le départ, Crédit mutuel va très vite, mais oublie une bouée. Il doit faire demi-tour. Il réussit à recoller aux bateaux de tête[17],[18]. Le premier jour et la première nuit de course s'effectuent dans des vents légers, avant de trouver un flux soutenu. Les trois scows sont à nouveau en tête. Next Generation est le plus rapide au portant[18],[17]. Il bat un record de l'épreuve : 370 milles parcourus en 24 heures[19],[note 1]. Il prend la tête. À l'approche de Madère, Crédit mutuel empanne le premier vers le sud. Ses deux rivaux empannent un peu plus loin, choisissant une route plus à l'ouest[18],[17].

Une zone de vents faibles attend les concurrents au sud des Canaries[18]. Next Generation (toujours 1er) et Belgium Ocean (2e) passent entre les îles de Tenerife et de la Grande Canarie. Crédit mutuel préfère déborder la Grande Canarie par l'est[20]. Ce choix en apparence désavantageux lui permet de se rapprocher du continent africain pour bénéficier d'une meilleure pression[17]. L'option est la bonne. Crédit mutuel ne tarde pas à reprendre la tête, et la garde.
Le , à 8 h 37 UTC, Crédit mutuel, barré par Ian Lipinski et Antoine Carpentier, arrive à Mindelo, au Cap-Vert, en vainqueur de la première étape, après 5 jours, 21 heures, 37 minutes et 49 secondes de course. Il a parcouru sur le fond 1 719,23 milles, à une vitesse moyenne de 12,14 nœuds[17]. Belgium Ocean finit 2e à 3 h 30 min 46 s, et Next Generation 3e à 4 h 55 min 0 s[21].
Chez les pointus, une belle lutte oppose Barco Brasil à Free Dom[20]. Aux Canaries, Barco Brasil prend l'avantage et sait le conserver jusqu'à l'arrivée. Barré par José Caldas et Luiz Bolina, il se classe 1er des pointus. Free Dom est 2e[22].
Deuxième étape Mindelo-Le Port
Le , est donné le départ de la plus longue étape de la course, Mindelo-Le Port (La Réunion), 7 050 milles, soit environ le double de la Route du Rhum[23]. C'est la première fois que l'on éprouve la fiabilité des scows sur un parcours plus long que celui d'une transatlantique[24].
Dès le départ, Belgium Ocean brise sa barre. Renaud Dehareng et Benoît Hantzperg décident néanmoins de continuer, et de réparer en mer[25].
Les trois scows sont en tête. Ils abordent ensemble le pot au noir. Sa traversée ne réussit pas à Next Generation. Les Allemands sont distancés par Belgium Ocean et Crédit mutuel, qui est barré dans cette étape par Lipinski et Amélie Grassi. Le , le retard de Next Generation est de plus de 140 milles[26].
Le record de distance parcourue en 24 heures en Class40 avait été établi par le Sogestran-Seafrigo de Guillaume Pirouelle en (440,2 milles). Du 13 au , Belgium Ocean fait mieux à trois reprises : 452,22 milles[27], puis 456 milles et enfin 457,41 milles, soit une vitesse moyenne de 19,07 nœuds[28].
Le , en arrivant au 38e parallèle, Next Generation accuse 660 milles de retard sur Belgium Ocean[29],[30]. Le même jour, Belgium Ocean réussit à se doter d'une avance de 38 milles sur Crédit mutuel. Mais le 19, ils sont à nouveau ensemble, à 1 mille[31]. Ils commencent à longer le 42e parallèle, qui limite à cet endroit du parcours une zone d'exclusion antarctique, définie par les organisateurs de la course[31]. Depuis deux jours, le moteur thermique de Belgium Ocean est hors d'usage. Pour recharger leurs batteries, les deux Belges ont recours aux panneaux solaires dans la journée, mais, la nuit, la pile à combustible est peu efficace. Ils coupent bon nombre d'instruments (antenne satellite, pilote automatique…) et se relaient à la barre[32],[33]. Ils envisagent d'abandonner[34]. Puis, voyant qu'ils sont capables de rivaliser encore avec Crédit mutuel, ils se ressaisissent[33].
Les pointus ont connu des conditions météo bien moins favorables que les scows, que ce soit dans la traversée du Pot au noir ou dans la descente de l'Atlantique sud[24]. Ils retrouvent des vents favorables. Le , le premier pointu, Barco Brasil, est à quelque 1 000 milles du leader. Il précède Free Dom de 75 milles[31].
À partir de l'île Gough, qu'il déborde le , Next Generation (3e) bénéficie de bonnes conditions, et entame une étonnante remontée[35]. Car il fait route directe, tandis que les deux bateaux de tête sont contraints de tirer des bords[35].
Dans la nuit du 21 au , Belgium Ocean (1er) et Crédit mutuel (2e) doublent le cap des Aiguilles[36], qui marque l'entrée de l'océan Indien. La nuit suivante, au cap de Bonne-Espérance, Next Generation n'a plus que 328 milles de retard sur eux[35]. Puis, dans l'Indien, il profite encore de vents favorables, alors que les leaders se débattent entre méandres du courant des Aiguilles, vagues traîtresses des gros contre-courants et anticyclone des Mascareignes[35],[37]. Le 23, Next Generation est à 232 milles du premier[30].
Les problèmes d'énergie de Belgium Ocean le contraignent à une route nord pour mieux alimenter ses panneaux solaires[36]. Crédit mutuel continue le long du 42e parallèle, puis choisit, pour la montée complexe vers La Réunion, une route plus à l'est que celle de Belgium Ocean[36]. Il tire profit du courant des Aiguilles pour reprendre la tête le [36].
Les 25 et , dans l'Atlantique, au large de l'Afrique du Sud, les pointus affrontent une forte dépression, avec des conditions de vent et de mer difficiles[36]. Le plus au sud, Barco Brasil, est le plus malmené. Le 26, toujours en tête des pointus, il double le cap de Bonne Espérance[36].
Le , Crédit mutuel précède Belgium Ocean de 71 milles[36]. C'est le plus gros écart de l'étape entre les deux leaders[38]. Mais Crédit mutuel se heurte à des conditions météo « très bizarres ». À deux reprises, il se retrouve pris dans les calmes, et voit les Belges revenir sur lui avec du vent portant[34]. « Je crois, dit Lipinski, ne jamais avoir rencontré une situation aussi atypique[39]. » Le soir du 26, les Belges reprennent la tête. C'est le 21e changement de leader de l'étape. Et les deux bateaux, dans des vents particulièrement instables, vont continuer à s'échanger ainsi la première place[36].
Quant à Next Generation, il revient lui aussi. Le , il est à 162 milles du premier[40], le 29 à 100 milles[41].
Chez les pointus, Barco Brasil navigue en tête, bien détaché. Mais le 2e, le Free Dom de Thibaut Lefévère et François Martin, est sévèrement talonné par le Wilson Around the World de Lisa Berger et Jade Edwards Leaney[41]. Le 31, le duel tourne à l'avantage de Wilson[42].
Ce jour-là, le scow Next Generation (3e) n'est plus qu'à 15 milles du 1er, Crédit mutuel[29]. Au matin du , les trois scows sont en approche de La Réunion. La ligne d'arrivée se trouve en baie de Saint-Paul, au nord-ouest de l'île. Crédit mutuel est en tête, suivi de Belgium Ocean à 4,5 milles, et de Next Generation à 12 milles[43].

À une trentaine de milles de l'arrivée, avant d'aborder le dévent de l'île, qui s'étend jusqu'à 20 milles au large[35], Crédit mutuel s'écarte dans l'ouest, tandis que Belgium Ocean au contraire se rapproche de la côte. Next Generation adopte une position intermédiaire[43]. Crédit mutuel se retrouve piégé dans le dévent [44]. Ses deux rivaux bénéficient d'un petit souffle d'air[43]. À 9 heures UTC, Belgium Ocean prend la tête[43]. À 10 h 30, Next Generation s'intercale à la deuxième place[43]. La co-skipper de Crédit mutuel, Amélie Grassi, raconte : « On a compris une heure trente avant l’arrivée qu’on ne gagnerait pas. On s’est aussi retrouvés à vue avec les Allemands, dans une situation improbable. Ils avaient leur spi gonflé et notre voile faisait encore flap, flap. C’était déroutant de voir Next Generation nous dépasser, alors qu’ils ont été des centaines de milles derrière nous[note 2]. Je ne réalise toujours pas, c’était un peu surréaliste[44]. »
Le , à 13 h 5 UTC, Belgium Ocean Racing-Curium, barré par Renaud Dehareng et Benoît Hantzperg, remporte la deuxième étape, après 29 jours, 22 heures et 5 minutes de mer. Il a parcouru sur le fond 8 420,5 milles à la vitesse moyenne de 11,7 nœuds[44]. Next Generation est 2e, à 7 minutes et 28 secondes[44]. Crédit mutuel est 3e, à 9 minutes et 22 secondes[44]. Tout au long de l'étape, la lutte a été incessante pour la première place entre Belgium Ocean et Crédit mutuel : en 29 jours, il y aura eu 29 changements de leader[44]. Belgium Ocean est à présent 1er au classement général, devant Next Generation (2e) et Crédit mutuel (3e)[34].
Le , à 5 h 47 min 16 s UTC, Barco Brasil, barré par José Guilherme Caldas et Luiz Bolina, termine 4e du classement scratch, et 1er pointu, après 36 jours, 14 heures, 47 minutes et 16 secondes de mer. Il a parcouru sur le fond 8 079,5 milles, à la vitesse moyenne de 9,2 nœuds[42]. Le 2e pointu est Wilson, le 3e Free Dom.
Troisième étape Le Port-Sydney
Le départ de la troisième étape Le Port-Sydney est donné le . Durant plus de cinq jours, les concurrents sont une nouvelle fois aux prises avec l'anticyclone des Mascareignes, qu'ils s'efforcent de franchir pour gagner le sud[46],[47],[48]. Dans cette étape, la limite de la zone d'exclusion antarctique est fixée au 46e parallèle et, en fin de parcours, au 48e[46]. Dans le sud, les dépressions s'enchaînent, circulant d'ouest en est plus vite que les Class40, générant une longue houle[49]. La première dépression rattrape les bateaux le . Ce jour-là, l'équipage allemand de Next Generation annonce son abandon dans la troisième étape en raison d’une grave avarie de gréement[50]. Nouvelle dépression le [51], dans laquelle Crédit mutuel préfère naviguer 50 milles plus au nord que Belgium. Lipinski estime que les Class40 ne sont pas faits pour aller au cœur des dépressions. Soucieux de préserver son bateau, il se limite aux vents de 30 nœuds et aux creux de cinq mètres[52].
Le , Crédit mutuel double en tête le cap Leeuwin. Belgium Ocean, barré dans cette étape par Gerckens et Hantzperg, est à 50 milles[53]. Les 6 et , les bateaux sont dépassés par une troisième dépression. Belgium revient à 1 mille[53].
Le , alors que s'annonce la quatrième dépression de l'étape, les deux leaders adoptent deux trajectoires résolument différentes[53] : Belgium Ocean (2e) se maintient dans le sud pour bénéficier du vent fort[53], tandis que les Français de Crédit mutuel (1ers) naviguent une centaine de milles plus au nord pour ménager un matériel déjà bien éprouvé[54].
Ce n'est qu'à l'approche des côtes de Tasmanie que Crédit mutuel réussit à creuser un écart significatif[55]. Le , il embouque le premier le détroit de Bass, entre l'Australie continentale et la Tasmanie[53]. Il devance Belgium Ocean (2e) de 75 milles et Free Dom (3e, et 1er pointu) de 1 093 milles. Barco Brasil est 2e des pointus, ne précédant Wilson que de 12 milles[56]. Le lendemain, dans le détroit, Crédit mutuel croise la longitude 146° 49′ E séparant l'océan Indien de l'océan Pacifique[57].

Le , à 3 h 53 min 43 s UTC, Crédit mutuel, barré par Lipinski et Grassi, arrive à Sydney en vainqueur de la 3e étape, après 19 jours, 18 heures, 53 minutes et 43 secondes de mer. Il a parcouru sur le fond 5 823,1 milles, à la vitesse moyenne de 12,3 nœuds[55]. Retardé par des vents contraires depuis la sortie du détroit de Bass, Belgium est à 211 milles. L'étape a été une nouvelle lutte intense entre les deux bateaux, puisque le leader a changé 28 fois[55]. Ce n'est que dans les deux derniers jours que Crédit mutuel s'est mis hors de portée[52]. Belgium Ocean termine 2e le , à 1 j 21 h 54 min 18 s du vainqueur[58].
Le détroit de Bass est un endroit réputé difficile pour la navigation[46] en raison des forts courants, des récifs de coraux et des 52 îles qu'on y trouve[59]. Les 13 et , les trois premiers pointus, Free Dom, Barco Brasil et Wilson, doivent l'affronter dans des conditions particulièrement dures. Le vent souffle à plus de 40 nœuds[48],[60].
Le , à 21 h 11 min 44 s UTC, Free Dom, barré par Maxime Bourcier et Noé Delpech, termine 3e du classement scratch, et 1er pointu, après 23 jours, 12 heures, 11 minutes et 44 secondes de mer. Il a parcouru sur le fond 5 745,9 milles, à la vitesse moyenne de 10,2 nœuds. Le 2e pointu est Barco Brasil, le 3e Wilson[58].
Au classement général scratch, Belgium Ocean est toujours en tête. Crédit mutuel monte de la 3e à la 2e place, tandis que Next Generation descend de la 2e à la 4e. Le 3e est maintenant un pointu, Barco Brasil.
Avarie de gréement de Next Generation
Le , à 1 400 milles de La Réunion, Next Generation, qui navigue en 3e position (2e au classement général), est victime d'une grave avarie de gréement : un « boomerang » (ferrure de barre de flèche) cède, provoquant la rupture du câble D2[46],[61]. Pressée contre le mât par la voile, la barre de flèche se déplace[62]. Burke et Fink sécurisent leur mât et, le lendemain, annoncent qu'ils abandonnent l'étape. Ils font route vers Le Port sous voilure réduite[50]. Ils y arrivent le [63]. Ils réalisent les premiers travaux sur place[62].
Traverser l'Atlantique pour gagner Valparaíso, que ce soit par le cap Horn ou par le canal de Panama, l'idée leur paraît bientôt irréaliste. Ils se proposent donc de rejoindre la course à Recife, pour y prendre le départ de la dernière étape[62]. Le , mât et barres de flèche réparés, gréé de haubans provisoires en Dyneema, Next Generation peut quitter La Réunion[64]. Du 17 au , il fait escale au Cap, où il reçoit des haubans définitifs[62],[65]. Le , il arrive à Recife[66].
Quatrième étape Sydney-Valparaíso
Le départ de la quatrième manche Sydney-Valparaíso est donné le . Dans cette étape, la limite de la zone d'exclusion antarctique est le 50e parallèle[67]. En soirée du , le bateau réunionnais Free Dom heurte un objet flottant non identifié (ofni). Il est endommagé au niveau d’un safran et de la coque. Une voie d’eau est maîtrisée. L'équipage retourne vers l’Australie pour effectuer des réparations[68].
Dès le , les deux scows prennent la tête, et ne se lâchent plus (l'écart est de 0,4 mille le [69]). Belgium est barré dans cette étape par Benoît Hantzperg et Djemila Tassin, Crédit mutuel par Antoine Carpentier et Alan Roberts[70]. Le , Belgium s'installe en tête[71]. Le même jour, il bat officieusement de deux milles son propre record de distance parcourue en 24 heures[72].
Le , en pleine nuit, Lisa Berger et Jade Edwards Leaney à bord de Wilson, 2e des pointus, connaissent une frayeur. Voyant battre un hauban, ils croient qu'il est cassé, ce qui signifierait un abandon dans l'étape. Monté au mât, Edwards Leaney constate qu'il est seulement dévissé. Il réussit à le remettre en place[73].
Le , alors que les deux scows amorcent leur montée vers Valparaíso, Belgium a 77 milles d'avance[71]. Suivant une route un peu plus nord que son rival[74], Crédit mutuel réussit à réduire son retard. Le 18, il est à 44 milles, le 20 à 11 milles. Le , l'écart n'est plus que de 1,3 mille, à 87 milles de l'arrivée[74]. Crédit mutuel est toujours positionné un peu plus nord[74].
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À un mille de l'arrivée, Belgium s'est reconstitué une petite avance de 5 milles, pensant s'être mis à l'abri[71]. Mais la ligne se trouve à l'est du plateau Playa Ancha, qui coupe le vent de sud-ouest. Belgium est soudain ralenti[74]. Djemila Tassin raconte : « On avait mal estimé le dévent sur la ligne. On s’est fait surprendre. En une seconde, on s’est rendu compte que c’était trop tard et qu’on n’avait plus de vent. On s’est posé la question de combien de temps on a passé dans la molle, 1 heure ou 1 h 30 au moins. Quand tu vois qu’il reste 500 mètres pour atteindre la ligne d’arrivée, tu te dis qu’à moins de 0,4 nœud, ça va être très long[71]. »

Crédit mutuel reste sur sa trajectoire plus nord, ce qui lui permet d'éviter le dévent[75] et de ne viser la ligne qu'au tout dernier moment. Alan Roberts explique : « On avait mis en place un petit plan pour faire le tour de la molle et franchement je pense qu’on a hyper bien navigué […] et que ça paie, car on pense qu’on a croisé la ligne en premier, et c’est ce qu’ils ont pensé aussi[76]. »
Le , peu après minuit UTC, au terme de 21 jours et 20 heures de mer, et de 7 000 milles sur le fond, les deux bateaux franchissent la ligne d'arrivée quasiment bord à bord[75].
La ligne est virtuelle. Nul n'ayant imaginé un tel scénario, confiance est faite à la technique : il n'y a pas d'officiels sur place pour juger l'arrivée de visu[77]. Pour pouvoir déclarer officiellement un vainqueur, le comité de course veut s'entourer de certitudes[71]. Il demande au jury international de se réunir. Dans la soirée, le comité de course livre la décision : « Après enquête technique, des résultats contraires de l’analyse cartographique Adrena et du système de balises Yellow Brick ne permettent pas d’obtenir un résultat incontestable[76]. » Les deux bateaux sont déclarés premiers ex aequo[76]. Leur heure d'arrivée est fixée à minuit, 5 minutes et 31 secondes UTC. À deux étapes de la fin, il n'y a donc pas de changement en tête du classement général scratch. Belgium Ocean est toujours en tête, à deux points de Crédit mutuel[66].
Le , quatre pointus arrivent à Valparaíso en l'espace de quatre heures[78]. À 12 h 2 min 13 s UTC, Barco Brasil, barré par José Guilherme Caldas et Luiz Bolina, termine 3e du classement scratch, et 1er pointu, après 27 jours, 8 heures, 2 minutes et 13 secondes de mer. Il a parcouru sur le fond 7 007 milles à la vitesse moyenne de 10,7 nœuds. Le 2e pointu est Wilson, le 3e Jangada, le 4e Whiskey Jack[78].
Safran et coque endommagés sur Free Dom
Le , Free Dom est victime d'une collision avec un ofni. Un safran est endommagé, la coque percée. Une voie d'eau se déclare. Thibaut Lefévère et Nicolas Guibal maîtrisent la voie d’eau et font demi-tour vers Sydney [68], où ils arrivent le .
Ayant remplacé leur safran et réparé la coque, ils repartent le 15. Après cinq heures de mer, Free Dom est frappé par la foudre. L'informatique et l'alimentation électrique sont hors d'usage. Les deux Français reviennent une nouvelle fois à Sydney[79].
Le 17, ils peuvent reprendre la mer[78]. Le , lorsque les quatre autres pointus arrivent à Valparaíso, il reste à Free Dom 4 000 milles à parcourir. Il franchit la ligne d'arrivée le , quatre jours avant le départ de l'étape suivante[80].
Cinquième étape Valparaíso-Recife
Le départ de la cinquième étape Valparaíso-Recife est donné le . Belgium est barré dans cette manche par Jonas Gerckens et Corentin Douguet, Crédit mutuel par Ian Lipinski et Antoine Carpentier, Whiskey Jack par Mélodie Schaffer et Paul Stratfold, et Free Dom par Thibault Lefévère et Maxime Bourcier.
Les premiers jours sont éprouvants : vent de face, jusqu'à 30 nœuds, mer formée[81]. Dans la nuit du 20 au 21, Belgium, 2e de l'étape et leader au classement général, est victime d'avaries. Il se déroute vers la côte chilienne[82] pour une escale technique sur le río Valdivia. Cinq heures plus tard, il repart[83]. Il regagne la pleine mer, et, en liaison avec l'organisation, se remet officiellement en course. Il est maintenant 7e et dernier, à quelque 200 milles de Crédit mutuel. Les deux scows ne sont plus dans le même système météo. Tandis que Belgium peine à retrouver une bonne route et que les pointus sont bloqués dans les calmes[81], Crédit mutuel bénéficie de conditions très favorables[83]. Le , il a 612 milles d'avance sur Belgium[66],[84]. Ce jour-là, Crédit mutuel est le premier, dans l'histoire des scows Class40, à doubler le cap Horn[85].
Les et , en l'espace de douze heures, tous les pointus et Belgium (remonté à la 4e place) doublent à leur tour le cap Horn[81]. Les 4 et , au nord-est des îles Malouines, les pointus essuient une violente dépression[81], avec des vents soufflant jusqu'à 50 nœuds[86].
Dans la remontée de l'Atlantique sud, les deux scows ne sont toujours pas dans le même système météo, mais la situation s'inverse : cette fois, c'est Belgium qui en bénéficie[83]. L'écart entre les deux bateaux fond de manière spectaculaire. Redoutée des concurrents du Vendée Globe, la complexe remontée de l'Atlantique sud peut en effet réserver des mauvaises surprises[83] : situation instable, coups de vent violents, étendues de calme désespérantes, prévisions météo peu fiables[81],[83]… Le , après le cabo Frio, Belgium vient de reprendre 80 milles en 24 heures à son rival[66]. Le , à 656 milles de l'arrivée, Belgium n'est plus qu'à 12 milles de Crédit mutuel[66], ralenti dans la zone de transition qui défend l'accès aux alizés. Mais, en serrant de près la côte brésilienne, Crédit mutuel retrouve un peu de vitesse[81]. Au même moment, Belgium perd une heure à se défaire d'un engin de pêche, et doit ensuite empanner pour serrer la côte à son tour[81]. Le lendemain, , Crédit mutuel a creusé un écart de 40 à 50 milles. Les deux scows longent toujours la côte[66], tandis que les pointus, groupés, naviguent plus au large, emmenés par Free Dom, qui s'offre une belle revanche après tout ce qu'il a enduré dans l'étape précédente[83]. Barco Brasil, en tête des pointus au cap Horn, a subi par la suite de nombreuses avaries[87],[88]. Il est maintenant dernier.
Les 13 et , Crédit mutuel réussit à maintenir Belgium à distance. Le 15, à 22 h 20 UTC, après 25 jours et 5 heures de mer, il arrive en vainqueur à Recife, ayant parcouru sur le fond 5 898 milles à la vitesse moyenne de 9,7 nœuds[81]. Belgium arrive 16 heures et 31 minutes plus tard, le . Au classement général scratch, les deux premiers sont maintenant à égalité de points[89].
Le , à 10 h 10 min 56 s UTC, Free Dom, barré par Thibaut Lefévère et Maxime Bourcier, termine 3e du classement scratch et 1er pointu, après 27 jours, 16 heures, 50 minutes et 56 secondes de mer. Il a parcouru sur le fond 5 961,9 milles à la vitesse moyenne de 9 nœuds. Au terme d'un âpre duel avec Whiskey Jack, Wilson arrache la 2e place des pointus[86]. Arrivé dernier, Barco Brasil conserve néanmoins sa 3e place du classement scratch et sa 1re place du classement des pointus[90].
Avaries à bord de Belgium
Dans la nuit du 20 au , Belgium est victime de deux avaries : la rupture de la drisse de J1 et la casse du rail de chariot d'écoute de grand-voile. La mer est trop agitée pour monter au mât et il faut trouver des pièces de remplacement pour le chariot. Jonas Gerckens et Corentin Douguet se déroutent vers la côte chilienne[82]. Le 22, ils remontent le río Valdivia et s'amarrent en aval de Valdivia[84]. Cinq heures plus tard, ayant bénéficié de l'aide de leur équipe technique et des Chiliens[81],[91], ils peuvent repartir[83].
Avaries à bord de Barco Brasil
Dans la remontée de l'Atlantique sud, les avaries s'abattent en cascade sur Barco Brasil : problèmes de câble de sous-barbe, de J1, de ballasts, de pilote automatique, J2 déchiré, winch hors d'usage, rupture du câble de l'enrouleur de J2, panne pendant un fort coup de vent des systèmes de charge des batteries, entrée d'eau dans le système de barre, chute de l'antenne VHF et collision de la quille avec quelque chose « d'assez dur »[87].
Sixième étape Recife-Lorient
Le départ de la sixième et dernière étape Recife-Lorient est donné le . Belgium est barré dans cette manche par Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg, Whiskey Jack par Mélodie Schaffer et Colin Campbell. Absent depuis son avarie dans la troisième étape, le scow allemand Next Generation revient dans la course. Pour les deux leaders au classement général scratch, Crédit mutuel et Belgium, à égalité de points, l'enjeu est clair : celui qui arrive à Lorient avant l'autre remporte le tour du monde[92]. Chez les pointus également, le podium peut être bouleversé, avec trois bateaux se tenant dans un faible écart de points : Barco Brasil, Wilson et Free Dom.
Après 24 heures de navigation, la flottille rencontre le pot au noir. Assez peu actif, il est franchi en moins de deux jours[93]. Très vite, Belgium marche en tête, grâce à un spinnaker léger de 200 m2 embarqué pour la circonstance[93]. Crédit mutuel prend une option ouest pour éviter les zones les plus instables[93]. Le , Belgium est en tête à l'équateur. Crédit mutuel, décalé de 45 milles dans l'ouest, le franchit 57 minutes plus tard[93].
Le choix de Crédit mutuel se révèle payant[93]. Sa vitesse est maintenant supérieure à celle de Belgium. Le , il prend la tête[94]. La position très ouest de l'anticyclone des Açores impose à toute la flottille un large contournement par l'ouest[95] : le , Crédit mutuel, le plus à l'ouest, mord sur le 46e méridien.
Crédit mutuel et Belgium sont détachés, poursuivant la lutte serrée qu'ils mènent depuis le départ du tour du monde. Le bateau français creuse l'écart. Lorsqu'il est freiné à l'approche de l'anticyclone des Açores, Belgium vient le talonner[94]. Next Generation, 3e, se tient à 180 milles des leaders, juste devant les pointus[95].
Le , Crédit mutuel compte 54 milles d'avance. Mais une deuxième cellule anticyclonique arrivant du nord-ouest le ralentit. Belgium le rattrape à nouveau[94]. Les deux leaders élargissent leur détour par le nord pour contourner la cellule. Celle-ci continue de se décaler vers le sud-est, libérant pour les six autres bateaux une route plus directe, plus sud, par les Açores.
Le , Belgium se décale dans le nord[94], pour se doter d'un meilleur angle que Crédit mutuel[96],[97]. Les deux bateaux progressent dans un vent de sud-ouest soutenu[98]. Ils précèdent un front, que pousse une dépression venue de l'ouest[94],[96]. Le , en début d'après-midi, Crédit Mutuel est à 640 milles du but. Belgium, se trouve dans son nord-ouest, à quelque 80 milles. Il a environ 50 milles de retard sur son rival, mais il marche deux nœuds et demi plus vite[99].
À 660 milles de là, dans le sud-ouest des Açores, c'est une fois de plus l'empoignade entre les pointus Barco Brasil et Free Dom, chacun convoitant la première place au classement général. Le doyen de la flottille, le Wilson de Lisa Berger, n'est pas loin, cherchant lui aussi à tirer son épingle du jeu[98].
Crédit mutuel, pour se dépêtrer d'un filet pris dans sa quille, doit affaler son spi et faire marche arrière[96]. Belgium revient sur lui[100]. Mais, dans la nuit du 13 au , Belgium est à son tour frappé d'une avarie, et plus lourdement. Le loop tenant un hook se rompt, provoquant la chute du gennaker, une voile de 120 m2. Il tombe à l'eau[96]. Dans 30 nœuds de vent, il faut 40 minutes pour le ramener à bord. Il est déchiré[91],[97]. Gerckens et Hantzperg sont privés de gennaker, voile qui leur était indispensable pour jouer la gagne. Pour le remplacer, ils en sont réduits à « jongler entre spi et génois[97] ».

Le , à 8 h 40 min 17 s, Ian Lipinski et Antoine Carpentier arrivent à Lorient en vainqueurs de la dernière étape, précédant Belgium de 20 milles. Ils ont parcouru depuis Recife 4 934,6 milles sur le fond en 16 jours, 13 heures, 40 minutes et 17 secondes, soit une vitesse moyenne de 12,4 nœuds[101]. Cette victoire d'étape donne à leur bateau, Crédit mutuel, la victoire dans la Globe 40[101], tour du monde accompli en 124 jours, 7 heures et 54 minutes de mer[102]. Crédit mutuel est le premier scow à boucler un tour du monde : « C'est engagé comme navigation, reconnaît Antoine Carpentier, mais c'est faisable[100]. »
Belgium arrive 2 heures, 43 minutes et 39 secondes plus tard[97]. Il est 2e de l'étape et 2e au classement général scratch[91]. Le , le scow Next Generation termine 3e de l'étape[103], à 2 jours, 8 heures, 25 minutes et 33 secondes de Crédit mutuel. Son absence dans trois étapes le relègue à la 8e et dernière place du classement général, comme le veut le règlement[note 3].

Chez les pointus, le vainqueur est Free Dom, mené par Thibaut Lefévère et Maxime Bourcier. Il arrive à Lorient le , à 16 h 44. Barco Brasil termine 2e, 45 minutes et 53 secondes plus tard. Le Wilson finit 3e et le 20 Whiskey Jack 4e. Le matin du , Jangada Racing, 5e, termine son tour du monde, après 159 j 12 h 2 min 1 s de mer. Son arrivée clôt la compétition[105].
Au classement général des pointus, Barco Brasil reste 1er, mais Free Dom ravit la 2e place à Wilson Around the World (3e), tandis que Whiskey Jack s'empare de la 4e place au détriment de Jangada Racing (5e).
Classements
À chaque étape, le 1er se voit attribuer un point, le 2e deux points, etc. L'équipe gagnant la course est celle qui obtient le moins de points, selon les règles de courses à la voile en France[106].
Un coefficient de 1 à 3 est attribué à chaque étape, selon son niveau de difficulté. Dans cette édition, le prologue est affecté d'un coefficient (0,5)[107]. Pour connaître l'équipe gagnante, il faut multiplier le nombre de points obtenus à chaque étape par le coefficient de l'étape.
Des circonstances particulières entraînent un ajout de 9,18 ou 27 points (selon le coefficient de l'étape)[note 4]. Elles sont désignées par les sigles :
- DNF (le navire n'a pas terminé l'étape) ;
- DNC (le navire n'a pas pris le départ, n'est pas venu sur la zone de course) ;
- DNS (le navire n'a pas pris le départ dans les temps) ;
- RET (le navire a abandonné la course)[106],[108].
Un changement par rapport à l'édition précédente : un bateau classé DNC ou DNS dans l'une des étapes se retrouve, dans le classement général, après les bateaux ayant fini toutes les étapes. Pour figurer dans le classement général final un bateau doit, sauf cas de force majeure, être classé dans la dernière étape[6],[104].
Autre changement : les scows, bateaux très larges à l'avant, font leur apparition dans l'épreuve. Aussi un classement particulier permet-il de valoriser les bateaux « pointus », c'est-à-dire ceux dont la largeur, à deux mètres de l'étrave, est inférieure ou égale à 2,30 mètres[6],[104].
Classement scratch
| Rang | Bateau | Prologue Lorient- Cadix coef. 0,5 |
Étape 1 Cadix- Mindelo coef. 1 |
Étape 2 Mindelo- Le Port coef. 3 |
Étape 3 Le Port- Sydney coef. 2 |
Étape 4 Sydney- Valparaíso coef. 3 |
Étape 5 Valparaíso- Recife coef. 2 |
Étape 6 Recife- Lorient coef. 2 |
Total avant coef. |
Total avec coef. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Crédit mutuel | 1 | 1 | 3 | 1 | 1 | 1 | 1 | 9,5[note 5] | 21 |
| 2 | Belgium Ocean Racing-Curium |
3 | 2 | 1 | 2 | 1 | 2 | 2 | 13,5[note 5] | 23 |
| 3 | Barco Brasil | 5 | 4 | 4 | 4 | 3 | 7 | 5 | 32 | 59,5 |
| 4 | Free Dom | 4[note 6] | 5 | 6 | 3 | 7 | 3 | 4 | 32 | 66 |
| 5 | Wilson Around the World |
6 | 6 | 5 | 5 | 4 | 4 | 6 | 36 | 66 |
| 6 | Whiskey Jack | 8 | 7 | 8 | 6 | 6 | 5 | 7 | 47 | 89 |
| 7 | Jangada Racing | 7 | 8 | 7 | 7 | 5 | 6 | 8 | 48 | 89,5 |
| 8 | Next Generation Boating[note 3] |
2 | 3 | 2 | RET | DNC | DNC | 3 | 37 | 79 |
Classement pointus
| Rang | Bateau | Prologue Lorient- Cadix coef. 0,5 |
Étape 1 Cadix- Mindelo coef. 1 |
Étape 2 Mindelo- Le Port coef. 3 |
Étape 3 Le Port- Sydney coef. 2 |
Étape 4 Sydney- Valparaíso coef. 3 |
Étape 5 Valparaíso- Recife coef. 2 |
Étape 6 Recife- Lorient coef. 2 |
Total avant coef. |
Total avec coef. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Barco Brasil | 2 | 1 | 1 | 2 | 1 | 5 | 2 | 14 | 26 |
| 2 | Free Dom | 1 | 2 | 3 | 1 | 5 | 1 | 1 | 14 | 32,5 |
| 3 | Wilson Around the World |
3 | 3 | 2 | 3 | 2 | 2 | 3 | 18 | 32,5 |
| 4 | Whiskey Jack | 5 | 4 | 5 | 4 | 4 | 3 | 4 | 29 | 55,5 |
| 5 | Jangada Racing | 4 | 5 | 4 | 5 | 3 | 4 | 5 | 30 | 56 |
Notes et références
Notes
- ↑ L'ancien record (347 milles) était détenu par le Whiskey Jack de Mélodie Schaffer depuis l'édition précédente[19].
- ↑ Le , Next Generation avait 638 milles de retard sur Crédit mutuel[45].
- Selon le règlement, « un bateau classé DNC ou DNS à une étape ou plus sera classé après les bateaux ayant fini toutes les étapes[104] ».
- ↑ « Un bateau qui n’a pas pris le départ, n’a pas effectué le parcours, qui n’a pas fini, qui a abandonné ou qui a été disqualifié doit recevoir les points de la place d’arrivée correspondant au nombre de bateaux inscrits dans la série plus un[106]. »
- Classés 1ers ex aequo dans la 4e étape, Belgium et Crédit mutuel ont reçu 1,5 point chacun (4,5 points en prenant en compte le coefficient).
- ↑ Arrivé à Cadix en 4e position, l'invité Engie-Dessine-moi la High Tech n'est pas classé, puisqu'il dispute uniquement le prologue.
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Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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