Globe Hunt-Lenox

| Matériau | |
|---|---|
| Diamètre |
112 mm |
| Conservateur |
|---|

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Le globe Hunt-Lenox (en anglais : Hunt-Lenox Globe) est un globe terrestre de la première moitié du XVIe siècle. Il s'agit d'un des plus anciens globes terrestres conservés jusqu'à nos jours, après l'Erdapfel de Martin Behaim (1492). Il fait actuellement partie de la collection de livres rares de la New York Public Library.
Description
C'est un globe en cuivre, creux, de 112 mm de diamètre et 345 mm de circonférence. Il est constitué de deux hémisphères joints à l'équateur, maintenus par un câble passant par des trous situés aux pôles.
Il porte l'expression Hic sunt dracones, qui désigne des territoires inconnus non encore explorés — et peuplés, selon les croyances, de dragons et autres animaux fantastiques.
Histoire
Le globe Hunt-Lenox est acheté vers 1854 sur le quai Voltaire, dans le 7e arrondissement de Paris, par l'architecte américain Richard Morris Hunt. Sa première mention écrite date de 1869, année où le bibliographe Henry Stevens, en visite chez Richard Hunt, reconnaît son importance historique : il l'emprunte quelques semaines pour le présenter au géodésiste Julius Erasmus Hilgard (en), qui en fait reproduire la surface sous forme d'une mappemonde[1]. Celle-ci est par la suite utilisée comme illustration dans l'Encyclopaedia Britannica de 1879[1], année où paraît également la première étude scientifique sur le globe par le pasteur Benjamin Franklin DeCosta (en)[2].
Par la suite, Richard Hunt fait don du globe au bibliophile James Lenox, dont la collection est intégrée à celle de la New York Public Library — institution où le globe se trouve toujours[3].
Il est généralement daté de 1510[4].
Liens avec d'autres globes
Il ressemble fortement au Globus Jagellonicus ou globe Jagellon, daté de 1510 et exposé dans les locaux du Collegium Maius de l'université Jagellonne de Cracovie en Pologne.
De 1984 à 1985, la New York Public Library en a produit plusieurs fac-similés en plastique. L'un d'eux, le globe Missinne, redécouvert fortuitement en 2012 par le collectionneur Stefaan Missinne, est devenu célèbre pour l'interprétation contestée qu'en a faite ce dernier : il l'estime constitué de deux demi-œufs d'autruche accolés, le date de 1504 — ce qui en ferait le plus ancien globe à représenter le Nouveau Monde, devant le Lenox — et l'attribue à Léonard de Vinci. Ces théories n'ont pas reçu de validation scientifique[5],[6].
Notes et références
- Pippal et al. 2025, p. 124.
- ↑ Pippal et al. 2025, p. 124-125.
- ↑ Pippal et al. 2025, p. 125.
- ↑ Présentation sur la New York Public Library
- ↑ (de) Martina Pippal (en), « Aus dem Reich der Weltmodelle – der Hunt-Lenox Globe und seine ‚Kinder‘ », sur Fake & Irrtum, faculté d'histoire et d'études culturelles de l'université de Vienne, (consulté le )
- ↑ (de) Annemarie Happe, « Ist das ein Da-Vinci-Globus – oder ein Fake? », sur Die Presse, (consulté le )
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Hic sunt dracones » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
- Le Globe Lenox de 1511, de Benjamin Franklin de Costa (en) ; traduit de l'anglais par Gabriel Gravier. Rouen : Impr. E. Cagniard, 1880
- (en) Martina Pippal, Thomas Horst, Catharina Blänsdorf et Maria Fernanda Falcon Martinez, « The Hunt-Lenox Globe — The Original and Replicas of It », Globe Studies, vol. 69, , p. 118-161 (lire en ligne [PDF])
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