Godzilla est une série télévisée d'animation américaine de science-fiction en 26 épisodes répartis en deux saisons, produite en 1978 par Hanna-Barbera Productions en association avec Henry G. Saperstein. Elle fait partie de l'univers de Godzilla créé par le film japonais Godzilla en 1954. Sa première diffusion a commencé le 9 septembre 1978 sur le réseau de télévision américain NBC, sous le titre The Godzilla Power Hour, et continue jusqu'en 1981 sous des titres variés. Lors de son édition en DVD, la série est présentée sous le rétronymeGodzilla: The Original Animated Series[1].
Synopsis
La série relate les aventures d'un équipage de scientifiques qui se déplacent à bord du Calico, un hydroptère de recherche, avec à la barre le capitaine Carl Majors. Les personnages principaux sont la docteure Quinn Darien, son neveu Pete Darien et son assistant de recherche Brock Borden. Ils sont accompagnés par le meilleur ami de Pete, Godzooky, un tout jeune lézard géant qui est le neveu tout petit et maladroit de Godzilla : il peut tout juste planer un peu quand il essaie de voler et ses tentatives pour cracher le feu se terminent en général par quelques ronds de fumée.
Lorsque le groupe se trouve en danger, par exemple s'il rencontre des monstres géants, les personnages font appel à Godzilla en activant un signal prévu à cet effet, ou alors c'est Godzooky qui rugit pour appeler son oncle. La taille de Godzilla varie d'un épisode à l'autre. Godzilla ne crache pas de rayon thermique nucléaire comme dans les films, mais seulement du feu. Nonobstant, il a aussi la capacité de projeter des rayons laser avec les yeux.
Fiche technique
L'un des logos du studio de production Hanna-Barbera.Titre : Godzilla
Titre original : The Godzilla Power Hour
Développé par : Dick Robbins, Duane Poole
Réalisation : Ray Patterson, Carl Urbano, Oscar Dufau (saison 2), George Gordon (saison 2)
Le scénario doit tenir compte des contraintes imposées par le Broadcast Standards and Practices (BS&P), le service des chaînes de télévision américaines chargé de vérifier qu'un programme télévisé est approprié à son public sur les plans moraux, éthiques et juridiques. Le BS&P impose ainsi qu'on ne voie pas les personnages allumer des feux à l'écran (même si on peut les entendre le faire hors caméra), afin que les enfants ne risquent pas d'avoir envie de jouer avec le feu. Il arrive tout de même souvent que Godzilla crache du feu, mais, comme le BS&P protestait parfois, la série dote Godzilla de la capacité de lancer des lasers avec les yeux en plus de sa capacité à cracher du feu, ce qui permet de remplacer facilement une capacité par l'autre dans une même scène sans avoir à réécrire toute une partie d'un épisode lorsque le BS&P proteste[2].
Diffusion
Godzilla est diffusée sur les chaînes de télévision américaines au sein d'émissions au titre variable. Godzilla est parfois présentée conjointement avec plusieurs autres séries de Hanna-Barbera, comme Johnny Quest, Jane de la Jungle, The Super Globetrotters (elle-même dérivée des Harlem Globetrotters) et Dynomutt. La série n'est pas diffusée au Japon[3].
Accueil critique
Le personnage de Godzooky a eu des prédécesseurs japonais en prises de vue réelles, le premier étant Minilla dans le film La Planète des monstres en 1967.
Dans une critique rétrospective faite en 2016, le site AIPT estime que la série ne présente plus un grand intérêt pour le public, à l'exception de fans de Godzilla qui n'auraient rien d'autre à se mettre sous la dent. Le critique estime que les scénarios des épisodes reprennent à peu près tous la même structure, que les personnages sont insipides et le ton étrangement très sérieux en dehors des maladresses de Godzooky. L'animation lui semble médiocre, en partie à cause des contraintes budgétaires. Il est également étonné par les multiples occurrences de l'expression « Dieu merci » (« Thank God ») à connotations chrétiennes, alors que les séries de la même époque n'en font que rarement[2]. Il remarque cependant que plusieurs reproches habituellement faits à la série n'ont pas lieu d'être lorsqu'on la replace dans le contexte de l'époque, et en particulier des films de Godzilla que la Toho produisait au même moment. Dans ces films comme dans la série animée, il arrive que Godzilla soit un allié de l'humanité, comme l'image pour la première fois le film Godzilla contre Hedorah en 1971. Les films de Godzilla mettent aussi parfois en scène un jeune Godzilla à visée humoristique, rôle rempli par Godzooky dans la série animée : le film La Planète des monstres introduit ainsi un fils de Godzilla, Minilla, dès 1967[2].
Dans une critique rétrospective en 2017, le site Comic Book Resources classe Godzilla dernière dans son top 15 des séries Hanna-Barbera, avec l'argument que rien ne vaut un film en prises de vue réelles et en regrettant l'absence des autres monstres du même univers, tout en appréciant le concept amusant et sans prétention et la conception graphique des personnages[4].