Gomené
| Gomené | |||||
La mairie. | |||||
![]() Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Mickaël Leveau 2020-2026 |
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| Code postal | 22230 | ||||
| Code commune | 22062 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gomenéen, Gomenéenne | ||||
| Population municipale |
560 hab. (2023 |
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| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 10′ 29″ nord, 2° 29′ 09″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 104 m Max. 221 m |
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| Superficie | 25,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.gomene.fr | ||||
Gomené [gɔmne] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie
Goméné est à proximité de la RN 164, future voie express du Centre Bretagne.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Ninian, le ruisseau de la Ramée, le Duc[1], le ruisseau de Cancaval[2], le ruisseau de la Chotinière[3] et le ruisseau des Prés Marchand[4],[5],[Carte 1].
Le Ninian, d'une longueur de 60 km, prend sa source dans la commune de Laurenan et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Val d'Oust, après avoir traversé 16 communes[6].
Le ruisseau de la Ramée, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Yvel à Merdrignac[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 6 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Gomené est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,3 %), zones agricoles hétérogènes (24,8 %), forêts (22,6 %), prairies (9,3 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attestée sous les formes suivantes : Gomene en 1256[23], en 1268[23],[24], en 1279[24], (Le Gormene en 1298 ?)[24], (Gourmene en 1306 ?)[24], Gomene vers 1330[23] et en 1405[25].
Selon Jean-Yves Le Moing, le toponyme est probablement issu du breton kemenet, lui-même issu du latin commendatio, et désignant une subdivision territoriale[26].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[27], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Goumeuneu[23]. L'association Chubri relève plusieurs formes gallèses, orales ou écrites, transcrites sous les graphies Gomenë, Gomeneu, Gomné, Gomnë, Gomneu et Goumnë[28].
Une forme bretonne, Goumene, est attestée en 1974[25] et est employée par Marsel Klerg dans la revue Barr-Heol en 1976[29]. La forme normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 est Gouvene[30]. C'est également la forme correcte en breton donnée par l'Office public de la langue bretonne[25].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 27,5 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[31].
Le gentilé est Gomenéens en français[32]. Le site geobreizh.bzh donne les gentilés suivants en breton : Gouveneiz au masculin (singulier : Gouvenead) et Gouveneadezed au féminin (singulier : Gouveneadez)[33].
Histoire
Moyen Âge
Une inscription en vieux breton peut se voir sur un bloc de granit au lieu-dit des Aulnays : CED PARTH SO. Cette inscription pourrait signifier « partie donnée ceci ». L'ensemble est interprété comme étant une borne de juridiction et pourrait dater du VIe siècle, ce qui en ferait la plus ancienne inscription connue en langue bretonne en Bretagne[34].
La paroisse de Gomené est probablement issue d'un démembrement de celle de Ménéac. Elle relevait du doyenné de Porhoët et est mentionnée dans deux actes de donation en faveur de l'abbaye de Boquen[23].
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms de 87 soldats morts pour la Patrie[35] :
- 79 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 1 est mort durant la guerre d'Algérie.
Héraldique
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Blasonnement :
D'argent à la fleur de lys de sable.
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Politique et administration
Démographie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Allée couverte de Ville-Menot.
- Menhir dit Le Vau-Janot.
- Église Notre-Dame (XIXe siècle).
- Chapelle Saint-Guenaël (1875).
- Chapelle Sainte-Anne.
Personnalités liées à la commune
- Pierre Deshayes (1918-2011), résistant français, Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d'Honneur, médaillé de la Distinguished Service Order (Royaume Uni), officier de l'Ordre de Leopold (Belgique) est né dans la commune.
Voir aussi
Notes et références
Notes
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Gomené » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Sandre, « le Duc ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Cancaval ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Chotinière ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Prés Marchand ».
- ↑ « Fiche communale de Gomené », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Ninian ».
- ↑ Sandre, « Le ruisseau de la Ramée ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Gomené et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Bernard Tanguy (1940-2015), Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, ArMen-Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 70.
- (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 66.
- « Gomené », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 144.
- ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
- ↑ « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le ).
- ↑ (br) Marsel klerg, « La voie romaine de Rennes à Carhaix », Barr-Heol, no 88, , p. 28
- ↑ (fr + br) Anvioù kumunioù Breizh - Noms des communes de Bretagne, Rennes, Servij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro, , 108 p., p. 12.
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 352.
- ↑ « data.gouv.fr », sur data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Nom des habitants (gentilé) des villes de Bretagne : résultats concernant Gomené », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
- ↑ Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Gallou et Hervé Kerébel, Carte archéologique de la Gaule : Côtes-d'Armor, Paris, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, , 410 p. (ISBN 978-2-87754-080-3, LCCN 2007459546, lire en ligne), p. 154.
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Liens externes
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