Gossuin de Boulancourt
| Gossuin de Boulancourt | |
| |
| Bienheureux | |
|---|---|
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Abbaye de Boulancourt (Haute-Marne, France) |
| Autres noms | Goswin, Gossuinus, Gossuin de Clairvaux, Gossuin de Cheminon |
| Nationalité | Français |
| Activité | Moine, hagiographe |
| Ordre religieux | Cistercien |
| Vénéré à | Abbaye de Boulancourt |
| Vénéré par | Église catholique |
| Fête | 18 mai |
Gossuin de Boulancourt, aussi orthographié Goswin (en latin : Gossuinus), mort en à l'abbaye de Boulancourt, est un frère cistercien et un auteur français d'expression latine. Étant moine aux abbayes de Clairvaux et celle de Cheminon, avant de terminer sa vie à Boulancourt, il est aussi appelé Gossuin de Clairvaux et Gossuin de Cheminon. On lui doit notamment les vies de la sainte Asceline de Boulancourt et de la bienheureuse Émeline d'Yèvres, avec lesquelles il fut enseveli à Boulancourt. Reconnu bienheureux par l'Église catholique, sa mémoire liturgique est célébrée le .
Biographie
Le chroniqueur Albéric de Trois-Fontaines, auteur du Chronicon Clarevallense, rapporte que Gossuin est un moine de l'abbaye de Clairvaux qui, après un long séjour à celle de Cheminon, termine ses jours en 1203 à Boulancourt, monastère aujourd'hui détruit. Gossuin est enseveli sous un autel de Boulancourt, avec sainte Asceline, abbesse du Lieu-des-Dames de Boulancourt, ainsi que la bienheureuse Émeline d'Yèvres, religieuse de Boulancourt[1].
L'église de Cheminon conserve un bras provenant de Boulancourt, dans un reliquaire en bois. Une lampe perpétuelle brûlait au-dessus de leur tombe, sur laquelle il était représenté comme un moine tonsuré[1]. La légende la peinture des trois saints, partageant la gloire de Dieu, se lisait[2] :
« In hoc sarcophago, sub altari consecrato, recondita sunt ossa Gossuini, sanctæ Emelinæ et sanctæ Ascelinæ cognatæ sancti Bernardi pi Clarewal, abbis. »
« En ce sarcophage, sous l'autel consacré, sont cachés les ossements de Gossuin, de sainte Émeline et de sainte Asceline, parente de saint Bernard de Clairvaux, abbé. »
Œuvres
Gossuin est connu pour avoir écrit trois hagiographies : la Vita Ascelinae, courte biographie et récits de miracles d'Asceline, une parente de Bernard de Clairvaux ; la Vita Hemelinae, consacrée à Émeline ; la Visio Everardi, vie d'un saint prêtre de Cologne décédé en 1192. Gossuin est aussi l'auteur du Libellus miraculorum, un recueil d'exempla écrit entre 1197 et 1201, dont il ne reste qu'un manuscrit partiel[1].
Références
- (en) Stefano Mulla, « Goswin of Boulancourt († 1203) », dans Mirko Breitenstein, Jörg Sonntag, Alkuin Schachenmayr, Dictionary of Cistercian Saints, (DOI 10.25368/2024.115, lire en ligne [PDF]).
- ↑ Charles Lahore, Vie de la bienheureuse Emeline, Troyes, E. Caffé, (lire en ligne), p. 13.
Articles connexes
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