Gouria
| Gouria | ||||
| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Extrême-Nord | |||
| Département | Mayo-Tsanaga | |||
| Démographie | ||||
| Population | 2 469 hab. (2005[1]) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 10° 33′ 41″ nord, 13° 34′ 34″ est | |||
| Altitude | 1 020 m |
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| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Géolocalisation sur la carte : région de l'Extrême-Nord
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Gouria (ou Gourya) est une localité du Cameroun située dans le département du Mayo-Tsanaga et la Région de l'Extrême-Nord, à proximité de la frontière avec le Nigeria, sur la route qui relie Bourrha à Mokolo[2]. Elle fait partie de la commune de Mogodé.
Projet Malima et école primaire
Depuis la fin des années 1990, le village de Gouria bénéficie de l’action du Projet Malima (Malima Project), une organisation non gouvernementale basée à L’Eliana (Valence, Espagne). Fondé en 1998 à l’initiative de Judith Burnett, le projet a pour objectif de fournir une éducation de base aux enfants de Gouria et des localités voisines de l’Extrême‑Nord du Cameroun. La première salle de classe de l’école primaire Malima a été inaugurée la même année, avec une capacité d’accueil de 45 élèves répartis en deux rotations. Au fil des années, l’établissement s’est agrandi et scolarise aujourd’hui près de 400 enfants âgés de 5 à 18 ans. En plus de l’enseignement, le projet mène des actions dans les domaines de l’accès à l’eau potable (forage d’un puits), de la santé de base et de la promotion féminine[3],[4].
Mission d’informatisation de l’école (2012)
En février 2012, Manuel Herranz, PDG de l’entreprise valencienne de technologies linguistiques Pangeanic, a séjourné bénévolement à Gouria pendant près de deux mois. Sa mission consistait à informatiser l’école Malima et à y installer une bibliothèque. Il a apporté deux ordinateurs portables et a initié les élèves – qui pour la plupart n’avaient jamais touché un clavier – aux rudiments de l’informatique. Herranz a également remis en état deux ordinateurs de bureau restés inutilisés faute de savoir les configurer. Dans un message publié sur le blog de Pangeanic, il décrit les conditions de vie précaires du village (absence d’électricité dans les maisons, accès à l’eau limité, connexion internet inférieure à 46 kbit/s) et lance un appel aux dons pour fournir du matériel scolaire, des logiciels éducatifs en français et des produits de première nécessité[5],[6].
Population
En 1966-1967, Gouria comptait 636 habitants, pour la plupart des Kapsiki. À cette date, elle disposait d'un marché hebdomadaire régional le mercredi et d'un marché d'arachide[2].
Lors du recensement de 2005, elle en comptait 2 469[1].
Notes et références
- Répertoire actualisé des villages du Cameroun. Troisième recensement général de la population et de l'habitat du Cameroun, Bureau central des recensements et des études de population, vol. 4, tome 7, 2005, p. 214 [1]
- Dictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, juin 1972, p. 24
- ↑ « La ONG Malima Project expone las fotografías de Elena López en la Casa de Cultura de Burjassot », sur Elperiodic.com, (consulté le ).
- ↑ « Burjassot – Projecció del documental del Proyecto Malima », sur Diari La Veu, (consulté le ).
- ↑ « Malima Project Gouria supported by Pangeanic », sur Blog Pangeanic, (consulté le ).
- ↑ « A message from Manuel Herranz from Northern Cameroon », sur Blog Pangeanic, (consulté le ).
Annexes
Bibliographie
- Jean Boutrais (et al.), Le Nord du Cameroun. Des hommes. Une région, ORSTOM, Paris, 1984, 539 p. [lire en ligne]
- Dictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, , 115 p.
- Plan communal de développement de Mogodé, TERDED/PNDP, , 248 p.
- Christian Seignobos et Éric Thys, Des taurins et des hommes : Cameroun, Nigeria, ORSTOM Éditions, Paris, 1998, 399 p., (ISBN 2-7099-1419-0), [lire en ligne] (voir étude menée à Gouria)
Liens externes
- Mogodé, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC)
- Portail du Cameroun


