Les ministres du gouvernement : de gauche à droite, Martin, Régnier, Roy, Piétri, Rollin, Herriot, général Maurin, Pernot, Flandin, Cassez, Marin, Bertrand, Marchandeau, Laval, Jacquier, Queuille, Mallarmé et Mandel.
Le premier gouvernement Pierre-Étienne Flandin dure en France du au [1] pendant la présidence d'Albert Lebrun. Le , la chambre des députés refuse de voter les pleins pouvoirs financiers demandés par le Gouvernement.
Le décret du ministre du travail radical socialiste Paul Jacquier le limite l'emploi de la main-d'œuvre étrangère dans certains départements dans certains métiers comme l'hôtellerie restauration, le BTP, l'industrie du papier et du carton…[8] Quant aux réfugiés allemands venant en France à la suite de l'arrivée au pouvoir d'Hitler, le gouvernement reconnait aussi que le droit d'asile n'implique pas le droit au travail[9].
Le , Adollf Hitler annonce publiquement avoir décidé, d’une part, le rétablissement du service militaire obligatoire, d’autre part, de porter les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes et, enfin, de faire passer le nombre de divisions de 10 à 36. Alors que ces annonces sont pourtant constitutives des trois premières violations flagrantes du traité de Versailles suivies d’autres les années suivantes, le gouvernement français choisit de ne pas réagir, notamment militairement, ce qui aura dès la fin des années trente des conséquences catastrophiques durables.
Deux membres éminents de ce gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Pierre Laval et le Président du Conseil des ministres Pierre-Étienne Flandin, deviendront successivement les numéros deux du régime de Vichy avec le titre de Vice-président du Conseil des ministres, la présidence étant assurée par Phillipe Pétain, chef de l’État. Pierre-Étienne Flandin n’exercera ses fonctions que durant moins de deux mois, du au , du fait que les Allemands lui seront très hostiles et obtiendront rapidement son départ. Il sera remplacé par l’amiral François Darlan.
Notes et références
↑Jean-Félix de Bujadoux, « Tardieu, Flandin, Reynaud, Mandel:Un quadrille modéré dans les années 1930 », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. 15, no 1, , p. 144–161 (ISSN1768-6520, DOI10.3917/parl.015.0144, lire en ligne, consulté le )
↑« Edouard Herriot », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
↑« Pierre Laval », sur www.larousse.fr (consulté le )
↑« André Mallarmé », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
↑« Marcel Régnier », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
↑Rahma Harouni, « Le débat autour du statut des étrangers dans les années 1930 », Le Mouvement social, no 188, , p. 61–75 (ISSN0027-2671, DOI10.2307/3779957, lire en ligne, consulté le )