Gouvernement Puig I

Gouvernement Puig I
(ca) Primer Govern Puig

Généralité valencienne

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Roi Felipe VI
Président de la Généralité Ximo Puig
Vice-présidente Mónica Oltra
Élection
Législature IXe
Nomination
Formation
Fin
Durée 3 ans, 11 mois et 18 jours
Composition initiale
Coalition
Conseillers 9
Femmes 5
Hommes 4
Représentation
Corts
42  /  99
Drapeau de la Communauté valencienne

Le gouvernement Puig I (en catalan : Primer Govern Puig) est le gouvernement de la Communauté valencienne entre le et le , durant la IXe législature du Parlement valencien.

Il est dirigé par le socialiste Ximo Puig et formé après les élections autonomiques de 2015. Il se compose de 9 conseillers, dont une porte le titre de vice-présidente.

Minoritaire aux Corts valenciennes, il est constitué du Parti socialiste (PSOE) et de la Coalition Compromís, qui forment l'« accord du Jardin botanique ». Il bénéficie du soutien sans participation de Podemos.

Il succède au gouvernement du libéral-conservateur Alberto Fabra. Il cède le pouvoir au gouvernement Puig II à la suite des élections autonomiques de 2019.

Historique

Dirigé par le nouveau président de la Généralité socialiste Ximo Puig, ce gouvernement est constitué d'une coalition minoritaire de centre gauche entre le Parti socialiste (PSOE) et la Coalition Compromís. Ensemble, ils disposent de 42 députés sur 99, soit 42,4 % des sièges des Corts valenciennes.

Il est formé à la suite des élections autonomiques du 24 mai 2015.

Il succède donc au gouvernement Fabra, constitué du seul Parti populaire (PP) et présidé par Alberto Fabra.

Contexte

Touché de plein fouet par les affaires et les scandales de corruption, le Parti populaire (PP) du président de la Généralité sortant Alberto Fabra perd sa majorité absolue aux élections autonomiques du 22 mai 2015[1]. Même avec l'éventuel apport des députés de Ciudadanos (Cs), il n'est pas en mesure de conserver le gouvernement[2].

Les partis de gauche et centre gauche remportent plus de la moitié des sièges aux Corts valenciennes et sont en mesure de provoquer une alternance à condition de s'entendre. Le Parti socialiste (PSOE) reste la principale force de ce bloc mais perd dix sièges, là où la Coalition Compromís triple sa représentation et où Podemos émerge avec force[2].

Formation

Négociations

Le PSOE, Compromís et Podemos se réunissent pour la première fois le et constatent leur volonté commune de négocier sur le fondement de cinq axes programmatiques : la lutte contre la pauvreté, la lutte contre la corruption, le changement de modèle productif, la réforme du financement des communautés autonomes et le refinancement des services publics[3]. Le , les trois formations annoncent, lors d'une rencontre au Jardin botanique de Valence, avoir conclu un accord programmatique mais laissent en suspens la question du futur titulaire de la présidence, que se disputent le socialiste Ximo Puig et la valencianiste Mónica Oltra[4]. Le pacte est formellement signé au Jardin botanique trois jours plus tard, peu après l'installation de la nouvelle législature[5].

Mónica Oltra annonce accepter, au lendemain de la signature de l' « accord du Jardin botanique », que Ximo Puig occupe la présidence de la communauté autonome[6]. Le Parti socialiste et la Coalition Compromís s'entendent le sur la structure et la répartition des départements du Conseil de la Généralité : chaque parti disposera de quatre postes sur dix (dont la présidence), les deux derniers — la Santé et l'Éducation — devant revenir à des personnalités indépendantes désignées par consensus[7].

Constitution

Le , Ximo Puig obtient l'investiture des Corts par 50 voix pour, 44 voix contre et 5 abstentions : les députés socialistes, valencianistes et huit de Podemos votent en sa faveur, les parlementaires du Parti populaire et de Ciudadanos émettent un vote défavorable, et cinq élus de Podemos — dont le porte-parole du groupe parlementaire — choisissent la neutralité. La position adoptée par Podemos permet ainsi au candidat d'obtenir l'exacte majorité absolue[8]. Il est assermenté devant les parlementaires trois jours plus tard[9].

La formation du nouvel exécutif est traversée par des tensions, notamment autour de la désignation des personnalités indépendantes. Le Bloc nationaliste valencien (BLOC), membre de Compromís, exprime son souhait d'être à l'origine de la proposition du conseiller à l'Éducation, ce que revendique également le PSOE tandis que Mónica Oltra, issue du parti Initiative du peuple valencien (IdPV), préférerait que Compromís propose le conseiller à la Santé. Le BLOC propose d'ailleurs le nom de l'enseignante Gràcia Jiménez pour le département de l'Éducation, mais son profil très nationaliste suscite des doutes au sein d'IdPV et le PSOE[10]. Finalement, Mónica Oltra prend la main sur cette désignation et choisit Vicent Marzà, issu des mêmes secteurs nationalistes que Jiménez mais plus proche du courant rénovateur du Bloc nationaliste, parti qui approuve cette proposition à l'unanimité[11].

Ximo Puig dévoile le la composition de son gouvernement. Si la parité est respectée, la promesse de faire appel à des profils techniques et prestigieux n'est finalement pas tenue. Ainsi, les départements de l'Éducation et de la Santé sont confiés à des militants politiques, respectivement Vicent Marzà et la socialiste Carmen Montón, membre de la direction nationale du PSOE. Seuls deux indépendantes sont désignées, pour des postes de second rang : la conseillère à la Justice Gabriela Bravo, proposée par le PSOE, et la conseillère à l'Agriculture Elena Cebrián, portée par Els Verds, membres de Compromís[12]. Les décrets de nomination sont publiés le lendemain au Diari Oficial de la Generalitat Valenciana (DOGV), puis les conseillers prêtent serment au palais de la Généralité[13].

Évolution

Le , le nouveau président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez annonce son intention de nommer Carmen Montón comme ministre de la Santé[14]. Ximo Puig décide, deux jours plus tard, de la remplacer par la porte-parole adjointe du groupe parlementaire aux Corts valenciennes et ancienne maire de Sax Ana Barceló, issue de son cercle de confiance[15]. Elle est assermentée le [16].

Succession

Le président de la Généralité décide le de dissoudre en avance les Corts valenciennes pour organiser les élections autonomiques le 28 avril, soit en même temps que les élections générales anticipées[17]. Les résultats montrent un renforcement du Parti socialiste et une victoire des partis de gauche qui permet d'envisager une réédition de l'accord du Jardin botanique[18].

Le PSOE, Compromís et Unides Podem concluent le suivant une entente pour former une nouvelle coalition[19]. Réélu le président de la Généralité[20], Ximo Puig forme son second gouvernement trois jours plus tard[21].

Composition

Fonction Titulaire Parti
Président Ximo Puig i Ferrer PSOE
Vice-présidente
Conseillère à l'Égalité et aux Politiques inclusives
Secrétaire et porte-parole du Conseil
Mónica Oltra Jarque IdPV
Conseiller aux Finances et au Modèle économique Vicent Soler i Marco PSOE
Conseillère à la Justice, aux Administrations publiques, aux Réformes démocratiques et aux Libertés publiques Gabriela Bravo Sanestanislao Sans
Conseiller à l'Éducation, à la Recherche, à la Culture et aux Sports Vicent Marzà Ibáñez BLOC
Conseillère à la Santé universelle et à la Santé publique Carmen Montón Giménez (jusqu'au 07/06/2018)
Ana Barceló Chico
PSOE
Conseiller à l'Économie durable, aux Secteurs productifs, au Commerce et au Travail Rafael Climent González BLOC
Conseillère à l'Agriculture, à l'Environnement, au Changement climatique et au Développement rural Elena Cebrián Calvo Sans
Conseillère au Logement, aux Travaux publics et à la Structuration du territoire María José Salvador Rubert (jusqu'au 16/05/2019)
Ximo Puig i Ferrer (par intérim)
PSOE
Conseiller à la Transparence, à la Responsabilité sociale, à la Participation et à la Coopération Manuel Alcaraz Ramos IdPV

Notes et références

  1. (es) « Las nuevas formaciones arrinconan a Fabra, que pierde 24 diputados en Valencia », La Sexta,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) « El PP pierde la mayoría absoluta tras 20 años de gobierno », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) « PSOE, Compromís y Podemos pactan un programa de cinco puntos para el gobierno de Valencia », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) Rodrigo Terrasa, « PSPV, Compromís y Podemos acuerdan un plan común pero anuncian pelea por la presidencia », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) Agence EFE, « PSPV, Compromís y Podemos firman el acuerdo para un Gobierno de izquierdas en Valencia », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) Raquel Andrés Durà, « Compromís acepta a Ximo Puig como presidente de la Generalitat Valenciana », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. (es) « El PSOE y Compromís se parten la Generalitat y dejan Educación y Sanidad para independientes », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (es) Agence EFE, « Ximo Puig, presidente de la Comunidad Valenciana con el apoyo de Compromís y parte de Podemos », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. (es) Joaquim Clemente, « Puig toma posesión en plena crisis con Compromís por la formación del Consell », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. (es) H. Sanjuan et Juan Nieto, « El Bloc amenaza con no entrar en el Consell si no controla Educación », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) X. Aguar, « Compromís se agrieta por la entrada de Vicent Marzà como conseller de Educación », Valencia Plaza,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. (es) « Puig elige un Consell muy político y relega a los independientes », Las Provincias,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. (es) « El nuevo Consell toma posesión del cargo », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. (es) « Carmen Montón, nueva ministra de Sanidad, Consumo y Bienestar Social », El Independiente,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. (es) « La diputada socialista Ana Barceló, nueva consellera de Sanidad Universal y Salud Pública », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. (es) « Ana Barceló toma posesión como consellera de Sanidad Universal », Público,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. (es) Ferran Bono et Ignacio Zafra, « Ximo Puig adelanta las elecciones de la Comunidad Valenciana al 28 de abril », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. (ca) « El PSPV guanya les autonòmiques després de quasi 30 anys i podrà reeditar el Botànic », À Punt,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. (ca) « El PSPV, Compromís i Podem firmen el pacte pel nou govern al País Valencià », CCMA,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. (ca) « Ximo Puig es reelegido presidente de la Generalitat Valenciana con advertencias de Mónica Oltra sobre la lealtad entre socios », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. (es) « Puig nombra un Consell con cinco caras nuevas tras otra dura jornada de negociación », Valencia Plaza,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

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