Gouvernement de la Corée du Nord

Gouvernement de la Corée du Nord
Histoire
Fondation
9 septembre 1948
Cadre
Type
Pays
Organisation
Idéologie
Coalition politique
Site web

Dans le gouvernement de la Corée du Nord, le cabinet (en) est le corps administratif et exécutif[1]. Le gouvernement nord-coréen est composé de trois branches : administrative, législative, et judiciaire. Elles ne sont cependant pas indépendantes les unes des autres[2].

L' Economist Intelligence Unit liste la Corée du Nord à la dernière place sur 168 pays en tant que régime totalitaire dans son indice de démocratie de 2012[3].

Institutions

Salle de l'Assemblée populaire suprême durant la guerre de Corée.

Le gouvernement est confirmé par l'Assemblée populaire suprême qui choisit le premier ministre qui nomme trois vice-premiers ministres et les ministres du gouvernement. Celui-ci est dominé par le Parti du travail de Corée au pouvoir depuis la création de la Corée du Nord en 1948.

Le Cabinet a maintenant le droit de superviser et de contrôler les comités populaires locaux qui ont le pouvoir sur l'économie et l'administration au niveau local. Le Conseil d'administration de l'État est remplacé par le Cabinet, le comité administratif et économique local est aboli et ses fonctions dans la politique locale ont été transférées aux comités populaires locaux.

Le secrétaire en chef du Parti ne possède plus simultanément le poste de président des comités populaires locaux qui est repris par un ancien président du comité administratif et économique local. Ainsi, les comités populaires locaux sont théoriquement indépendants du parti local et sont sous le contrôle du Cabinet. Le statut des comités populaires locaux en tant qu'organe exécutif local, en principe, est devenu plus élevé qu'auparavant.

Système judiciaire

Le système judiciaire de la Corée du Nord est contrôlé par la Cour suprême qui comprend un juge en chef et deux évaluateurs du peuple. Trois juges peuvent être présents dans certains cas[4]. Leurs mandats coïncident avec ceux des membres de l'Assemblée populaire suprême. Tout tribunal de Corée du Nord a la même composition que la Cour centrale. Le système judiciaire est théoriquement tenu responsable devant l'Assemblée populaire suprême et le Présidium de l'Assemblée populaire suprême lorsque le législateur n'est pas en session.

Le système judiciaire ne pratique pas le contrôle juridictionnel. Les forces de sécurité interférent si souvent dans les actions de la magistrature que la conclusion de la plupart des cas est annulée. Des experts étrangers et de nombreux transfuges confirment que ce problème est généralisé[5]. L'ONG Freedom House déclare que la « Corée du Nord n'a pas de système judiciaire indépendant et ne reconnaît pas les droits des individus. [...] Les nouvelles de détentions arbitraires, de « disparitions » et d'exécutions extrajudiciaires sont fréquentes. L'usage de la torture est répandue et brutale[6] ».

La cinquième et actuelle Constitution de la Corée du Nord est approuvée et adoptée en , remplaçant l'ancienne datant de 1998. Le pays y est défini comme une « dictature de la démocratie du peuple » (une formulation qui suit de près le modèle chinois), sous la direction du Parti du travail de Corée. Elle garantit les droits civils et politiques, comme la liberté d'expression, le droit d'élire des fonctionnaires, le droit à un procès équitable et la liberté de religion. Par ailleurs, elle supprime toute référence au communisme et conserve Kim Jong-il comme « chef suprême » en vertu de l'article 100[7],[8].

Parti du travail de Corée

Le Parti du travail de Corée est organisé selon le système idéologique monolithique et le concept de grand dirigeant, un système et une théorie conçus par Kim Yong-ju et Kim Jong-il. La plus haute instance du Parti du travail de Corée est officiellement le Congrès, qui s'est réuni pour la dernière fois lors du 7e congrès en . Bien que le Parti du travail de Corée soit (en théorie) similaire à l'organisation des autres partis communistes, en pratique, il est beaucoup moins institutionnalisé et sa politique officielle joue un rôle plus important que d'habitude. Des institutions telles que le comité central, le bureau politique exécutif, la commission militaire centrale, le bureau politique et le Présidium ont beaucoup moins de pouvoir que ceux formellement accordés par la charte du parti (en). Kim Jong-un est l'actuel président du parti du travail de Corée (en).

Commission des affaires de l'État

En , Kim Jong-il nomme Jang Song-taek au poste de vice-président du comité de la défense nationale, une position considérée comme la sienne. Jang est déjà considéré comme la deuxième personne la plus puissante en Corée du Nord et sa nomination renforce la probabilité que le troisième fils de Kim, Kim Jong-un, lui succède[9]. Cependant, en , Jang est renvoyé de tous les postes du gouvernement et exécuté par la suite sur l'ordre de Kim Jong-un[10].

En , après le septième congrès du Parti du travail, la constitution de la Corée du Nord est actualisée, renommant le comité de la défense nationale en Commission des affaires de l'État et place Kim Jong-un comme président de cette commission[11]. Cela fait de Kim Jong-un le chef d'État officiel[12].

Premier ministres

Composition actuelle

Composition du Cabinet de la Corée du nord au 22 avril 2025.
Fonction Titulaire Parti
Ministres
Premier ministre Pak Thae-song PTC
Vice Premier-ministre

Président de la Commission nationale du plan

Pak Jong-gun PTC
Vice Premier-ministre Kim Jong-gwan PTC
Vice Premier-ministre Kim Song-ryong PTC
Vice Premier-ministre Ri Song-hak PTC
Vice Premier-ministre Pak Hun PTC
Vice Premier-ministre

Ministre de l'Agriculture

Ju Chol-gyu PTC
Ministre des Affaires étrangères Choe Son-hui PTC
Ministre de l'industrie de l'énergie électrique Kim Yu-il PTC
Ministre de l'industrie charbonnière Jon Hak-chol PTC
Ministre de l'industrie métallurgique Kim Chung-gol PTC
Ministre de l'industrie chimique Ma Jong-son PTC
Ministre des chemins de fer Jang Chung-song PTC
Ministre des transports terrestres et maritimes Kang Jong-gwan PTC
Ministre de l'industrie minière Kim Chol-su PTC
Ministre d'État au développement des ressources naturelles Kwon Song-hwan PTC
Ministre de l'industrie pétrolière Ko Kil-son PTC
Ministre des forêts Han Ryong-guk PTC
Ministre de l'industrie de la construction mécanique An Kyong Gun PTC
Ministre de la construction navale Kang Chol-gu PTC
Ministre de l'industrie nucléaire Wang Chang-uk PTC
Ministre de l'industrie électronique Ju Yong-il PTC
Ministre des Postes et Télécommunications Kim Kwang-chol PTC
Ministre de la construction et de l'industrie des matériaux de construction So Jong-jin PTC
Ministre d'État au contrôle de la construction Ri Man Su PTC
Ministre de l'industrie légère Jang Kyong-il PTC
Ministre de l'industrie locale Jo Yong-chol PTC
Ministre de l'industrie des biens de consommation Ri Kang-son PTC
Ministre des pêches Song Chun-sop PTC
Ministère des finances Ri Myong Guk PTC
Ministre du Travail Jin Kum-song PTC
Ministre des relations économiques extérieures Yun Jong-ho PTC
Ministre de la protection des terres et de l'environnement

Directeur du Bureau de surveillance de la politique forestière

Jon Chol Su PTC
Ministre de la gestion urbaine Im Kyong-jae PTC
Ministre des achats et de l'administration alimentaires Kim Kwang Jin PTC
Ministre du commerce Kim Yong-sik PTC
Ministre de l'enseignement supérieur

Président de l'université Kim Il-sung

Kim Sung Chan PTC
Ministère de la Santé publique Choe Kyong-chol PTC
Ministre de la culture Sung Jong-gyu PTC
Ministre de la culture physique et des sports Kim Il-guk PTC
Postes ayant rang au cabinet
Président de la Commission Education Kim Sung-du PTC
Président de l'Académie d'État des sciences Kim Sung-jin PTC
Président de la Commission d'État des sciences et technologies Kim Song Bin PTC
Président de la Banque centrale Paek Min Gwang PTC
Directeur du Bureau central des statistiques Ri Chol-san PTC
Directeur du Secrétariat du Cabinet Kim Kum-chol PTC

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ (en) « North Korea names Kim Jong-un army commander », BBC News,‎ (lire en ligne [archive du ])
  2. ↑ Teen Life in Asia By Judith J. Slater
  3. ↑ (en) « S.Korea Outranks U.S. in Democracy Index » [archive du ], Chosun Ilbo, (consulté le )
  4. ↑ (en) « Archived copy » [archive du ] (consulté le )
  5. ↑ (en) « Country Reports on Human Rights Practices » [archive du ], département d'État des États-Unis, (consulté le )
  6. ↑ (en) « Freedom in the World, 2006 » [archive du ], Freedom House (consulté le )
  7. ↑ (en) Leonid Petrov, « DPRK has quietly amended its Constitution », sur leonidpetrov.wordpress.com, (consulté le ).
  8. ↑ Jeong-ju, Na (September 28, 2009). NK Constitution States Kim Jong-il as Leader. The Korea Times.
  9. ↑ Fading Kim sets the stage for power play, Donald Kirk, SCMP, 11 juin 2010
  10. ↑ (en) Associated Press, « North Korea executes Kim Jong Un's uncle », Yahoo! News,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  11. ↑ (en) « DPRK Constitution Text Released Following 2016 Amdendments » [archive du ], sur North Korea Leadership Watch (consulté le ).
  12. ↑ (en) « N.Korea updates constitution expanding Kim Jong Un’s position » [archive du ], sur NK News, NK News (consulté le ).
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