Graal Théâtre
| Graal Théâtre KS 54 | |
| Genre | Concerto |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 2 |
| Musique | Kaija Saariaho |
| Effectif | |
| Durée approximative | Environ 30 minutes |
| Création | Londres |
| Interprètes | Gidon Kremer, Orchestre symphonique de la BBC, Esa-Pekka Salonen |
Graal Théâtre est un concerto pour violon de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho. Il est créé le au Royal Albert Hall, à Londres, sous la direction de Esa-Pekka Salonen, avec le violoniste Gidon Kremer[1].
Composition
Kaija Saariaho compose l’œuvre en 1994 et est inspiré par la virtuosité du jeu du violoniste Gidon Kremer. Le titre est inspiré par le livre du même nom de l'écrivain français Jacques Roubaud[1],[2]. La compositrice explique ce choix :
« Alors que je travaillais sur mon concerto pour violon, ce livre m'a inspiré indirectement de deux manières : tout d'abord, le titre exprime la tension que je ressens entre les efforts du compositeur lorsqu'il écrit de la musique et l'aspect théâtral d'une représentation, en particulier dans le cas d'un concerto, où le soliste joue un rôle majeur, tant sur le plan physique que musical. L'interprétation très personnelle que fait Roubaud de cette vieille légende m'a également encouragé à réaliser quelque chose que je croyais impossible depuis longtemps : intégrer l'idée du concerto pour violon, un genre qui compte tant de chefs-d'œuvre émouvants et virtuoses, dans mon cadre musical et mon langage[1]. »
Graal Théâtre trouve « sa capacité à combiner les plus grandes prouesses techniques et le plus intense lyrisme est constamment exploitée dans la partie soliste : celle-ci semble vouloir épuiser toutes les possibilités techniques de l'instrument, depuis les gestes propres aux techniques violonistiques traditionnelles (celles des Études de Paganini) jusqu'aux techniques instrumentales les plus nouvelles », faisant de la pièce l'une des œuvres les plus compliquées pour le violon[2].
Instrumentation
| Instrumentation de l'orchestre de Graal Théâtre de Kaija Saariaho[2] |
| Bois |
| 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 1 clarinette basse, 2 bassons |
| Cuivres |
| 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tuba |
| Percussions |
| 4 percussionistes |
| Cordes |
| 12 premiers violons, 10 seconds violons, 8 altos, 6 violoncelles, 4 contrebasses, harpe |
Réception
Le Monde écrit que l'« œuvre [est] superbement écrite, élégamment structurée, qui aborde et remet en question les canons de la virtuosité violonistique... Il est rare, à l'heure actuelle, de voir un compositeur s'attaquer à une écriture virtuose, à la Paganini, sans succomber à l'aridité et sans que l'œuvre perde toute sa raison d'être »[3]. The Daily Telegraph déclare que le « caractère dramatique de la musique est créé par la virtuosité redoutable — mais aussi le lyrisme — de la partie de violon dans le contexte d'une texture orchestrale en constante évolution »[3].
Références
- (en) Kaija Saariaho, « Graal théâtre (1994) », sur saariaho.org, (consulté le )
- (en) Jean Noël van der Weid, « Graal théâtre (1994) », sur ircam.fr, (consulté le )
- (en) « Graal théâtre - Kaija Saariaho », sur wisemusicclassical.com (consulté le )
Liens externes
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