Compétition d'ensemble, établie par addition des temps accomplis dans les grandes épreuves françaises en ligne, l'épreuve n'eut lieu que deux fois.
Histoire
Pendant l'Occupation, les Allemands avec l'appui de Vichy, souhaitent que le Tour de France soit de nouveau organisé, afin de « rallier tout le peuple français » et de « légitimer leur pouvoir en autorisant à nouveau une grande manifestation publique », ce que Jacques Goddet, qui a succédé à Henri Desgrange, refuse.
Ce projet est confié au journal collaborationniste La France socialiste et à son chef des sports, Jean Leulliot, ancien journaliste de L'Auto et directeur de l'équipe de France pendant le Tour 1937. Jacques Goddet ayant interdit l'usage du nom « Tour de France », une course appelée « Circuit de France »[1] est disputée du au , en sept étapes, dont le Belge François Neuville sort vainqueur. En 1943, les industriels, déjà réticents en 1942, n'apportent pas leur soutien à La France socialiste et le Circuit de France n'est plus organisé.
En 1943, alors qu'un décret interdit d'organiser des courses par étapes, Jacques Goddet crée le Grand Prix du Tour de France dont le classement est établi en comptabilisant les meilleurs résultats obtenus lors des principales épreuves[2]. À la fin de la saison, le premier vainqueur Jo Goutorbe, se voit remettre un maillot jaune[3],[4]. Il y a également un classement par points du Grand Prix de la Montagne, attribué à Dante Gianello[4],[5].
La deuxième édition du Grand Prix du Tour de France, organisée en 1944 est interrompue par le débarquement. C'est le Belge Maurice Desimpelaere qui occupe alors la tête du classement général. Comme les autres journaux ayant paru pendant l'Occupation, L'Auto voit ensuite ses biens confisqués et n'est plus publié à partir du .