Grand marais Cienaga Grande de Santa Marta

| Pays | |
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| Département | |
| Coordonnées |
10° 42′ 32″ N, 74° 29′ 24″ O |
| Ville proche | |
| Superficie |
268,1 km2 |
| Catégorie UICN |
IV |
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| WDPA | |
| Création | |
| Patrimonialité | |
| Administration |
Sistema Nacional de Áreas Protegidas |
| Site web |

Le marais Ciénaga[Note 1] Grande de Santa Marta (CGSM) est localisé dans le département du Magdalena, en Colombie.
Cet estuaire est le plus grand des caraïbes et fait partie du delta extérieur du fleuve Magdalena, le plus long de Colombie. Ce fleuve a un débit d'eau de 7 000 m3/s en moyenne. Historiquement, le marais est le principal lieu de capture de poissons et crustacés de la côte nord colombienne. Par ailleurs, il est un habitat important et un lieu de reproduction et alevinage pour beaucoup espèces avec une valeur commerciale importante[1].
Introduction
Les forêts de mangrove sont des habitats qui lient les environnements terrestres et marins. Ce sont des écosystèmes hautement productifs. Ils peuvent fournir de la nourriture à la faune locale, protègent la côte de l'érosion et ont la capacité de retenir des polluants qui entrent dans le ruissellement[2].
Les différentes espèces de mangroves se trouvent fréquemment dans des zones plus ou moins spécifiques[3]. Ces zones peuvent être déterminée par des facteurs différents comme la salinité, les nutriments, les compétences des espèces pour la lumière[Quoi ?], l'eau, l'hydropériode[Quoi ?] et la variabilité hydroclimatique. Lorsque ces facteurs environnementaux spécifiques sont altérés pour chaque espèce, les arbres entrent dans un stress qui affecte sa[Qui ?] croissance. Puis, ils vont être plus susceptibles aux maladies et ça produit la possibilité de générer une mort massive de mangroves[4].
Depuis 1956, les impacts anthropogéniques plus forts ont touché le marais Cienaga Grande de Santa Marta, avec la construction d'autoroutes qui ont affecté sa dynamique hydrologique. Ces impacts ont aussi réduit sa couverture forestière de mangroves et ont affecté les stocks de poissons avec effets sur les populations locales[5].
En raison de ces problèmes, le gouvernement colombien a développé un projet de récupération du marais (Pro-Cienaga), avec l'aide de l'Agence allemande pour la récupération technique (GTZ en allemand). En 1994, cette organisation a développé la restauration du régime hydrologique, avec d'importants résultats dans la récupération des mangroves[1].
Caractéristiques
Le fleuve Magdalena est aussi le principal responsable des processus hydrodynamiques de l'écorégion. Le fleuve est le récepteur de tous les processus naturels et anthropogéniques qui ont lieu sur tout le bassin versant (1 540 km) et qui a une incidence dans le delta extérieur droit où se trouve le marais[6].
Au nord, le marais limite avec la mer Caraïbe[incompréhensible]. Dans ce point-ci[style à revoir], il se sépare de la mer grâce à une barrière de sable appelée Île de Salamanca. À l'ouest, et au sud-ouest, il limite avec la plaine inondable du fleuve Magdalena[incompréhensible] où se trouvent quelques canaux tributaires qui apportent de l'eau fraiche du fleuve au marais[1]. À l'est et sud-est, il limite avec la montagne[incompréhensible] Sierra Nevada de Santa Marta, qui présente une hauteur de 5 800 mètres et qui est la source des cinq cours d'eau (Fundacion, Aracataca, Tucurinca, Sevilla et Frio) que fournissent de l'eau fraiche au marais[6].
Climat
La précipitation peut varier entre les 300 et 1 500 mm/an. La saison des pluies comprend deux périodes entre les mois de mai–juin et septembre-octobre. La température moyenne pendant presque toute l'année varie entre 270C à 290C, avec variations diurnes de 100C [6]. L'évapotranspiration dans cette région est de 1 431 mm/an et la précipitation est de 400 mm/an en moyenne, ce qui montre un déficit d’eau de 1 031 mm/an[1].
Hydrodynamique
L'hydrodynamique de la CGSM est définie par la géomorphologie de la zone et par le mélange vertical des eaux marines grâce aux vents alizés. Les fleuves tributaires du bassin hydrographique de la Sierra Nevada de Santa Marta déterminent les conditions hydrologiques et hydrodynamiques du secteur est du marais. Ces fleuves fournissent continuellement de l'eau douce au marais pendant toute l'année. Le déversement annuel de ces fleuves est de 90 m3/s d'eau douce en moyenne. Les secteurs ouest et nord-ouest se trouvent influencés par le fleuve Magdalena, spécifiquement le secteur de Pajarales. Les apports en eau douce faits par le fleuve Magdalena dépendront des périodes de pluie et des incréments du niveau des eaux. Ses apports annuels d'eau sont de 160 m3/s en moyenne[7]. Durant la saisons de pluies, la présence de l'eau douce s'incrémente dans l'estuaire laquelle provoque un flux d'eau du marais vers la mer, tandis que dans les périodes d'été, de l'eau marine entre au système à travers La Boca de la Barra[8].
Dans le secteur Boca de la Barra l'eau du marais et l'eau de mer s'échangent. Ce point a une largeur de 180 m et une profondeur de 6,5 m. Il est le point physique le plus important dans le comportement hydraulique, hydrique et salin de l'estuaire. La CGSM a une profondeur de 1,8 m en moyenne et un volume d’eau de 722 millions de m3. Lorsque la marée haute arrive, la quantité d'eau salée qui entre dans l'estuaire est de 10 millions de m3. Les conditions de salinité du marais dépendent de l'entrée de l'eau douce du fleuve Magdalena, des fleuves qui arrivent de la SNSM, ainsi comme des précipitations. Lorsque la saison des pluies arrive, le volume des eaux augmente, en présentant une entrée plus grande d'eau douce au marais qui diminue l'entrée d'eau de mer à l'estuaire[6].
Durant la période de sécheresse, le volume d’eau qui entre au marais, provenant du fleuve Magdalena, diminue et l'évaporation et l'évapotranspiration sont augmentées à cause des températures élevées. Cette diminution dans le niveau de l'eau du marais favorise l'entrée de l'eau de mer à l'estuaire. Ces conditions génèrent un incrément de la salinité dans le marais, indispensable pour la subsistance des mangroves et des autres espèces. Toutefois, une période très longue avec cette salinité va produire un processus d'accumulation progressive de sel, en formant une stagnation de la masse d'eau salée, qui ne réussit pas à se mélanger avec le peu d'eau douce qui tombe par précipitation ou le petit volume d'eau de quelques ruisseaux, puisque ces eaux douces vont couler par la couche de surface et vont s'évaporer rapidement, ou sortent du système sans se mélanger[6].
Le manque de circulation de l'eau et des nutriments peut produire la prolifération de cyanobactéries ou d'algues bleu-vert ainsi que la présence d'acides sulfhydriques, qui ajoutés à l'augmentation de la salinité, peuvent causer la mort ou la migration des différentes espèces. Ce problème affecte la chaîne trophique et la qualité de l'eau[6].
Écosystème
Les écosystèmes estuariens sont considérés comme un des écosystèmes les plus productifs dans le monde. La CGSM a contribué à réguler le flux du fleuve Magdalena et des fleuves qui viennent de la SNSM. De plus, le marais apporte un volume d'humidité à la Sierra Nevada de Santa Marta[9].
Le CGSM et ses environs présentent un écosystème très varié, avec une grande quantité d'espèces de plantes, organismes terrestres et aquatiques. Il y a 267 espèces de végétaux terrestres identifiées, 12 végétaux aquatiques, 300 variétés d'algues phytoplanctoniques, 144 espèces de poissons, 102 des mollusques, 26 des reptiles, 19 des mammifères et 199 oiseaux desquelles 35 migratoires[9], et 4 espèces de mangroves Avicennia germinans, Laguncularia racemosa, Rhizophora mangle et Conacarpus erectus[6].

Selon Invemar, 2018[8], le marais, en raison de sa grande richesse naturelle et ses conditions écologiques spéciales, est protégé avec cinq figures de conservation :
- Parc National naturel Via Parque Isla de Salamanca (déclaré en 1964)[8].
- Sanctuaire de faune et de flore du grand marais de Santa Marta (déclaré en 1977)[8].
- Site Ramsar, 1998[10].
- Réserve de biosphère, 2000[11].
- Zone d’importance internationale pour la conservation d’oiseaux (IBA/AICA)[8].
La productivité biologique du CGSM est due aux apports de nutriments faits par les fleuves qui arrivent de la SNSM, du fleuve Magdalena et de la mer caraïbe. La végétation prédominante dans le marais sont des forêts de mangroves, qui en fournissent de la nourriture, de l’habitat et de la protection à beaucoup d’espèces, incluant celles avec valeur commerciale, permet une grande quantité de phytoplanctons à se produire dans les mangroves qui sert de nourriture pour beaucoup d’êtres vivants comme des poissons, des huitres, des crevettes, etc.[9].
Notes et références
Notes
Références
- (en) Leonor Botero et Horst Salzwedel, « Rehabilitation of the Cienaga Grande de Santa Marta, a mangrove-estuarine system in the Caribbean coast of Colombia », Ocean & Coastal Management, vol. 42, nos 2-4, , p. 243–256 (DOI 10.1016/S0964-5691(98)00056-8, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Ruili Li, Hualin Xu, Minwei Chai et Guo Yu Qiu, « Distribution and accumulation of mercury and copper in mangrove sediments in Shenzhen, the world's most rapid urbanized city », Environmental Monitoring and Assessment, vol. 188, no 2, , p. 87 (ISSN 0167-6369 et 1573-2959, DOI 10.1007/s10661-016-5103-z, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Peter J. Hogarth, The biology of mangroves and seagrasses, , 304 p. (ISBN 978-0-19-102590-7, 0-19-102590-9 et 0-19-871655-9, OCLC 907773290, lire en ligne)
- ↑ (en) Fernando Jaramillo, Lucía Licero, Imenne Åhlen et Stefano Manzoni, « Effects of Hydroclimatic Change and Rehabilitation Activities on Salinity and Mangroves in the Ciénaga Grande de Santa Marta, Colombia », Wetlands, vol. 38, no 4, , p. 755–767 (ISSN 0277-5212 et 1943-6246, DOI 10.1007/s13157-018-1024-7, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Sandra P. Vilardy, José A. González, Berta Martín-López et Carlos Montes, « Relationships between hydrological regime and ecosystem services supply in a Caribbean coastal wetland: a social-ecological approach », Hydrological Sciences Journal, vol. 56, no 8, , p. 1423–1435 (ISSN 0262-6667 et 2150-3435, DOI 10.1080/02626667.2011.631497, lire en ligne, consulté le )
- (es) Secretaria de la convencion Ramsar, « Informe de la mision Ramsar de asesoramiento No. 82 al sitio Ramsar sistema delta estuarino del rio Magdalena Cienaga Grande de Santa Marta. », sur ramsar.org, (consulté le ).
- ↑ (es) B.C. Cadavid, P.A. Bautista, L.F. Espinosa, A.J. Hoyos, A.M. Malagón, D. Mármol, A.M. Orjuela, J.P. Parra, L.V. Perdomo, M. Rueda, C.A. Villamil y E.A. Viloria, « Monitoreo de las condiciones ambientales y los cambios estructurales y funcionales de las comunidades vegetales y de los recursos pesqueros durante la rehabilitación de la Ciénaga Grande de Santa Marta. INVEMAR. Informe Técnico Final », sur invemar.org.co, (consulté le ).
- (es) Invemar, « Monitoreo de las condiciones ambientales y los cambios estructurales y funcionales de las comunidades vegetales y de los recursos pesqueros durante la rehabilitación de la Ciénaga Grande de Santa Marta. Informe tecnico », sur invemar.org.co, (consulté le ).
- La economía de las ciénagas del Caribe colombiano, Banco de la República de Colombia, , 197 p. (ISBN 978-958-664-245-3, DOI 10.32468/ebook.664-245-3, lire en ligne)
- ↑ « Sistema Delta Estuarino del Río Magdalena, Ciénaga Grande de Santa Marta | Ramsar Sites Information Service », sur rsis.ramsar.org (consulté le ).
- ↑ UNESCO, « Ciénaga Grande de Santa Marta Biosphere Reserve, Colombia », sur UNESCO, (consulté le ).
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- Sierra Nevada de Santa Marta
- Réserve de la biosphère
- (en) the-mangroves-of-cienaga-grande-de-santa-marta-fix-carbon-despite-its-deterioration
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