Grande école

Grande école
Image illustrative de l’article Grande école
Portail du Conservatoire national des arts et métiers, Paris.
Lieu France
Établissement Grandes écoles
Sélection
Niveau ou
grade requis
Baccalauréat ou Licence
Diplôme
Durée de la formation 3 ans ou 5 ans
Diplôme délivré
Niveau délivré Bac + 5 (niveau 7)[1]
Grade délivré Master
Débouchés
Professions accessibles Ingénieurs, chercheurs, cadres de l'administration et des entreprises, spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines[1]

Une grande école est un établissement de l'enseignement supérieur français situé hors du système universitaire et qui recrute ses élèves sur concours. Si les premières grandes écoles sont publiques, d'autres sont privées. Les premières grandes écoles ont émergé au XVIIIe siècle pour former les cadres techniques et militaires de l'État, avant que le modèle de ces écoles ne soit entériné à la Révolution française.

Si aucune liste officielle des grandes écoles n'existe, elles sont en général considérées comme incluant les écoles normales supérieures, des écoles d'ingénieurs, militaires, de commerce, d'arts (beaux-arts, arts décoratifs, cinéma), d'architecture, des instituts d'études politiques, des écoles d'avocats et de journalisme.

Définition

Les grandes écoles sont généralement considérées comme la formation « naturelle » des élites politiques, administratives et économiques en France[2],[3]. Historiquement destinées à former les militaires les plus gradés et les hauts fonctionnaires, elles s'inscrivent dans un monde de l'enseignement supérieur et de la recherche dual, où coexistent l'université d'une part et les grandes écoles d'autre part[4].

L'État français définit les grandes écoles comme des établissements très sélectifs dont le mode de recrutement est le concours[5], et qui « forment des ingénieurs et managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines »[1].

Prestige et élitisme

Les grandes écoles sont, historiquement, des écoles prestigieuses créées par la puissance publique afin de former les éléments devant ensuite la servir[6]. Du fait de leur sélectivité, le passage par une grande école devient une marque des élites françaises, notamment dans la deuxième moitié du XIXe siècle[7].

En 2019, la majorité des P-DG des entreprises cotées sur le CAC 40 étaient issus d'une grande école française[8]. La plupart des présidents de la République sont, sous la Ve République, diplômés d'au moins une grande école ; François Hollande est notamment diplômé de trois d'entre elles (Sciences Po, HEC Paris et l'École nationale d'administration)[9].

Les diplômés des grandes écoles jouent un rôle majeur au sein des cabinets ministériels sous la Quatrième République et la Cinquième République, qui composent 52 % des membres des cabinets durant les vingt premières années de cette république[10]. Sous la Troisième République, plus de 57 % des membres des cabinets étaient diplômés de la seule École libre des sciences politiques (Sciences Po)[10].

Reconnaissance et diplômes

Les grandes écoles, qu'elles soient publiques ou privées, permettent généralement d'obtenir un diplôme visé contrôlé par l'État, conférant le grade de master, après cinq ans d'études incluant deux années de formation préliminaire, le plus souvent dans les classes préparatoires aux grandes écoles[11]. Ce système d'enseignement supérieur constitue une particularité française[12].

Liste des grandes écoles

La loi n'établit pas de liste des grandes écoles, ni n'encadre l'utilisation de ce label. Toutefois, le ministère de l'Éducation nationale publie annuellement dans son bulletin officiel un « Calendrier des concours d'entrée » associé aux grandes écoles, comprenant une liste des établissements auxquels permettent d'entrer chaque concours[13],[14],[15],[16].

Le Système d'information sur le suivi des étudiants (SISE) du ministère de l'Enseignement supérieur comporte une catégorie « grandes écoles », qui inclut l'ensemble des écoles d'ingénieurs et de commerce déclarées, ainsi que les Instituts d’études politiques (IEP), les Écoles normales supérieures (ENS), et quelques écoles spécialisées[17], celui-ci contenait 234 établissements en [18].

Le concept de grande école est distinct des membres de la Conférence des grandes écoles. Cette dernière est une association d'établissements d'enseignement supérieur fondée en 1973 à l'initiative de douze grandes écoles parisiennes après Mai 68[19]. Très vite cette conférence est élargie à l’ensemble des écoles délivrant le titre d’ingénieur en France par son secrétaire général de l'époque, Pierre Laffitte. Cette association comptait 240 écoles supérieures en , dont 13 à l'étranger.

Typologie

Les grandes écoles se caractérisent généralement par la sélection par concours d'élèves formés dans les classes préparatoires, des effectifs d'étudiants relativement faibles pour un encadrement important, des contacts étroits avec le monde professionnel, une autonomie significativement plus importante que celle du monde universitaire[20]. Parmi les grandes écoles, plusieurs statuts coexistent[21],[22],[20] :

L'École nationale d'administration, devenue Institut national du service public, est qualifiée de « super grande école » par Jean-François Kesler du fait qu'elle se situe en aval du système des grandes écoles accessibles après des études en classes préparatoires et que son concours met ainsi en concurrence des diplômés d'une première grande école[6].

Histoire

Si les grandes écoles trouvent leur origine dans les écoles spéciales professionnelles de l'Ancien Régime, la Révolution française et la Première République voient leur modèle confirmé. Quatre grandes écoles du service public sont créées en 1794 (Écoles de l'an III), parmi lesquelles l'École polytechnique et l'École normale supérieure[25]. Les grandes écoles se développement fortement sous la Troisième République[26].

De nos jours

Les grandes écoles recouvrent de nombreux domaines, militaires ou civils, scientifiques, administratifs ou commerciaux. Elles peuvent être catégorisées de la façon suivante[14],[27]:

Écoles normales supérieures

Entrée du bâtiment historique de l'École normale supérieure de Paris, au 45 rue d'Ulm.

Les écoles normales supérieures forment des chercheurs et des professeurs, dont certains prennent ensuite un rôle dans l'administration publique ou dans le monde des affaires. De nombreux prix Nobel ou lauréats de la médaille Fields sont diplômés des Écoles normales supérieures de Paris, Lyon ou Paris-Saclay.[réf. nécessaire] Il y a quatre Écoles normales supérieures :

Écoles d'ingénieurs

Les écoles d'ingénieurs recrutent la plupart de leurs élèves après une formation en classes préparatoires scientifiques (deux ou trois années d'études post-Bac). Beaucoup participent également à des écoles doctorales communes à plusieurs universités régionales, parfois en association avec d'autres réseaux internationaux d'enseignement supérieur. Les meilleures écoles d'ingénieurs dispensent souvent une formation générale et très intensive. Il y a en tout 204 écoles d'ingénieurs.[réf. nécessaire] La plupart des écoles des quatre premiers groupes suivants forment les ingénieurs dits « généralistes »[21].

Écoles d'ingénieur généralistes

Écoles de l'Institut polytechnique de Paris

Écoles Centrales d'Ingénieurs

Institut national des sciences appliquées (INSA) Plus grand réseau de formation des ingénieurs en France, comptant plus de 16 700 étudiants, administré par le ministère de l'Éducation. Le réseau est composé de plusieurs écoles à travers la France :

Institut national polytechnique[14] Réseau de formation des ingénieurs. Le réseau est composé de plusieurs écoles à travers la France :

Réseau Polytech[14]

Bâtiments de Polytech Tours.

Réseau de formation des ingénieurs, consistant en 15 écoles réparties dans des Universités Technologiques. Ces écoles offrent des Masters dans de nombreuses spécialités :

Écoles d'ingénieurs Institut Mines-Télécom[14]

École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne.

Écoles nationales d'ingénieurs (ENI)[14] Réseau de formation des ingénieurs :

L'École nationale supérieure d'arts et métiers sur le boulevard de l'Hôpital (13e arrondissement de Paris).

Grandes écoles de physique

Grandes écoles des technologies de télécommunication et de l'information

Grandes écoles de physique et techniques appliquées, ou d'ingénierie civile et industrielle

École nationale de l'aviation civile.

Autres grandes écoles privées avec diverses spécialités

Écoles de commerce et de gestion

La plupart des grandes écoles de commerce, ou « grandes écoles de management »[30], sont soit consulaires (gérées par les Chambres de commerce et d'industrie régionales, des établissements publics), soit associatives à but non lucratif (association loi de 1901), soit privées à but lucratif (Société anonyme, Société à missionetc.)[21]. Les écoles suivantes, recrutant principalement sur concours après Classes préparatoires aux grandes écoles, sont fortement sélectives et font partie de la Conférence des grandes écoles. Ces établissements ont généralement des frais de scolarité élevés, en particulier du fait du désengagement progressif de l'état dans le financement de Chambres de commerce et d'industrie[31]. Le ministère de l'Éducation nationale n'inclut dans son « Calendrier des concours d'entrée dans les grandes écoles » que les écoles de commerce des concours BCE et Ecricome[14],[15],[21].

Le campus principal d'ESSEC Business School.
Hervé Morin en conférence à l'EDHEC Business School.

Écoles du concours BCE ("Banque Commune d'Épreuves")[32],[14],[21]

Écoles du concours Ecricome[42],[14]

Grandes écoles sans classe préparatoire

Certaines grandes écoles sont accessibles directement après le baccalauréat, sur concours. Souvent, les étudiants de ces écoles poursuivent leurs études dans des écoles administratives.

Palais des études des Beaux-Arts, à Paris.

Universités regroupant des grandes écoles

Écoles de droit, sciences politiques et affaires internationales

Ces écoles forment des étudiants dans des domaines pluridisciplinaires d'études sociales et humaines. Les étudiants se préparent à la fonction publique et à d'autres postes de direction dans le secteur public, mais de plus en plus d'entre eux finissent par travailler dans le secteur privé. Certaines de ces écoles sont réservées aux citoyens français ou de l'Espace économique européen uniquement.

L'ENA à Paris, ancienne École nationale de la France d'outre-mer.

Écoles militaires

La liste des grandes écoles militaires est définies réglementairement par le ministère de la Défense[48]. Aujourd'hui, il y a quatre grandes écoles militaires généralistes, représentant chaque arme :

Saint-Cyriens lors du défilé du 14 juillet de 2008.
  • l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, anciennement située à Saint-Cyr-l'École mais aujourd'hui à Coëtquidan en Bretagne. C'est l'école militaire de l'Armée de Terre française. Surnommé Saint-Cyr, ses diplômés et étudiants sont des « cyrards » mais sont généralement appelés « saint-cyriens ». L'école délivre un diplôme d'ingénieur pour ses élèves recrutés en filière scientifique ;

Il existe également d'autres grandes écoles militaires spécialisées :

Accès

Les grandes écoles peuvent être rejointes à différents niveaux académiques. Pour la plupart, l'admission se fait après une classe préparatoire (CPGE), c'est-à-dire deux ou trois ans après l'obtention du baccalauréat. Les CPGE sont sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale comme les universités, tandis que les grandes écoles relèvent des ministères du secteur concerné[23] (Agriculture, Culture, Défense, Équipement, Armée, Industrie, Justice, Santé, Premier ministre, etc.), lequel peut aussi être celui de l'Éducation nationale (dans le cas de l'École normale supérieure).

Certaines grandes écoles, comme Sciences Po, peuvent être rejointes directement après le baccalauréat. Certaines écoles d'ingénieurs sont dites « à prépa intégrée », c'est-à-dire accessibles également dès le baccalauréat[51]. Les admis proviennent pour 40 % d'écoles post-bac, en 2010-2016. De nombreuses grandes écoles recrutent enfin des étudiants ayant obtenu un bac+2 ou bac+3 dans des universités, STS et IUT[52].

Enfin, certaines écoles sont accessibles après l'obtention d'une licence, voire d'un master, comme l'École nationale d'administration (Institut national du service public).

Débats et critiques

Surreprésentation des élèves issus de classes sociales très privilégiées

La critique la plus fréquente adressée aux grandes écoles est d'être un outil de reproduction sociale[53], dans lequel les étudiants issus de milieux sociaux-économiques favorisés sont surreprésentés[54].

Selon une étude de 2021 de l'Institut des politiques publiques, si les étudiants d'origine sociale « très favorisée » représentent 23 % de leur classe d'âge, ils comptent pour plus de 63 % des étudiants des grandes écoles. A contrario, les étudiants issus de milieux « défavorisés » comptent pour 36 % de leur classe d'âge, mais pour moins de 9 % des étudiants des grandes écoles, accentuant la tendance de l'enseignement supérieur en général[54]. Cette diversité sociale au sein de ces établissements n’a pas progressé entre 2006 et 2016[55]. Sont également notées de fortes inégalités géographiques, favorables aux jeunes originaires d'Île-de-France[56],[57],[58].

La surreprésentation des jeunes issus de la bourgeoisie est déjà présente en amont des grandes écoles, dans les classes préparatoires (CPGE), et est analysée par un rapport du Sénat comme « une forme de délit d'initié »[59].

La plupart des grandes écoles sont publiques et quasiment gratuites, alors qu'elles accueillent un public socialement privilégié ; selon Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, cela constitue une « redistribution à l’envers »[60]. Selon le directeur de l'association Observatoire des inégalités en 2008, les grandes écoles sont réservées à ceux dont les parents « financent », du fait que leur emploi du temps chargé est incompatible avec le travail des étudiants[61].

Pour les journalistes Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, les grandes écoles créent une élite « qui se serre les coudes à la tête des grandes entreprises et ne s’ouvre pas aux talents extérieurs ni ne se remet en cause »[60]. Ils considèrent cette endogamie comme un non-sens économique, qu'ils accusent de constituer une réseaucratie[60]. Raymond Aron, dans les années 1960, déplorait déjà que les grandes écoles fussent l’un des symboles de l’endogamie sociale et de l’homogénéité culturelle qu'il considérait comme caractéristiques des classes dirigeantes françaises[62].

Malgré une prolifération de dispositifs — tutorat, stages d’été, admissions parallèles —, Le Monde constate en que les grandes écoles sont toujours aussi fermées socialement[63].

À ces critiques, les grandes écoles répondent qu'elles ont considérablement modifié leur recrutement dans les années 2000, seulement 38,5 % des étudiants les intégrant en 2010-2016 étant issus de classes préparatoires[52],[64] et 19 % de leurs élèves étant boursiers en 2016[65]. Dans le détail, la plus grande part (plus de 45 %) les a intégrées par la voie des admissions parallèles et 17,3 % après le bac. Ainsi, en quelques années, l'admission qui passait systématiquement par une classe préparatoire a ouvert un éventail de possibilités pour intégrer ces dernières, du BTS (5,5 % des entrants) au master universitaire 1 (5,6 %) en passant par le DUT (10,6 %) et la licence 3 (5,6 %)[64].

Inégalités femmes-hommes

Les grandes écoles ouvrent les concours aux étudiantes à partir du début du XXe siècle (les écoles supérieures de commerce, ou ESC à partir de 1915[66], Supélec en 1918), mais la féminisation reste faible jusqu'aux années 1970, moment où les dernières écoles d'ingénieurs ouvrent leurs portes (comme Polytechnique en 1972). Si la parité est atteinte dans les années 1990 pour les écoles de commerce[67], elle reste un objectif lointain pour les écoles d'ingénieur, où la proportion d'étudiantes varie fortement selon les domaines de spécialisation, avec un minimum à 12 % en 2011[68].

Harcèlement sexuel

Parallèlement aux critiques concernant l'élitisme de leur recrutement, une autre critique adressée aux grandes écoles concerne la gestion des cas de harcèlement sexuel. Dans une tribune publiée en 2013, les collectifs féministes de plusieurs grandes écoles ont dénoncé la « complaisance coupable » des administrations face au harcèlement sexuel, notamment lors des soirées organisées par les associations étudiantes[69]. En 2017, une enquête de l’Express révélait que plusieurs organisations étudiantes constituent des fichiers sur les comportements et les préférences des étudiantes en matière sexuelle, ce qui contrevient aux lois en matière de respect de la vie privée[70]. En [71], une commission égalité a été créée à l’École normale supérieure de Lyon. Cet organe, où siège notamment la spécialiste des questions de genre Christine Détrez, mais aussi Jean-François Pinton (président de l'établissement) et les élus étudiants, a pour mission d'« élaborer la procédure à suivre en cas de harcèlement sexuel » et d'« instruire les dossiers concernant les violences sexistes et sexuelles, en comité restreint »[72]. Sa gestion des dossiers a néanmoins été critiquée par des membres du corps étudiant et du personnel, notamment à travers une pétition adressée à Jean-François Pinton qui a rassemblé près de 400 signatures[73]. Le , une enquête interne de l'École CentraleSupélec démontre un grand nombre d’agressions sexuelles et de viols lors de l'année universitaire 2020-2021 marquée par la Pandémie de Covid-19 entraînant l'enseignement à distance, et l'isolement des étudiantes et des étudiants. Une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols a alors été ouverte par le parquet d'Évry[74].

Notes et références

Notes


Références

  1. Décret n° 2009-652 du 9 juin 2009, sur Légifrance : « L'enseignement supérieur (…) Niveaux d'enseignement. Les formations longues. Il existe en France deux grands types d'établissements permettant de suivre des études supérieures longues: les universités et les écoles spécialisées. Les universités. Les universités françaises sont des établissements publics. (…) Les écoles supérieures: Les écoles supérieures sont des établissements sélectifs publics ou privés dont l'enseignement prépare à des pratiques professionnelles spécialisées, par exemple dans les domaines des sciences de l'ingénieur, de l'architecture, du commerce et de la gestion, ou encore de la traduction et de l'interprétariat. Parmi les écoles supérieures, les « grandes écoles » constituent une particularité française : ce sont des établissements très sélectifs qui accueillent beaucoup moins d'étudiants que les universités. Les « grandes écoles » forment des ingénieurs et des managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines. »
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  5. Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation, sur Légifrance : « Grande école, n. f. Domaine : Éducation/Enseignement supérieur et recherche. Définition : Établissement d'enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau. »
  6. Jean-François Kesler, L'ENA, la société, l'État, Berger Levrault, (ISBN 978-2-402-08474-1, lire en ligne).
  7. Gérard Vincent et Anne-Marie Dethomas, Sciences po: Histoire d'une réussite, Plon (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-259-26077-0, lire en ligne).
  8. « Quelles écoles ont formé les grands PDG français ? », Les Échos,‎ (lire en ligne Accès payant).
  9. Serge Raffy, Le Président: François Hollande, itinéraire secret, Pluriel, (ISBN 978-2-8185-0271-6)
  10. Gérard Vincent et Anne-Marie Dethomas, Sciences po: Histoire d'une réussite, Plon (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-259-26077-0, lire en ligne).
  11. Décret n° 2009-652 du 9 juin 2009 : « Les formations au sein des « grandes écoles » et des écoles spécialisées s'effectuent généralement en 5 ans, incluant deux années de préparation initiale, soit au sein de l'établissement lui-même, soit dans des établissements secondaires (classes préparatoires aux grandes écoles, CPGE). Ces écoles permettent le plus souvent d'obtenir un diplôme de niveau bac + 5, conférant à leur titulaire le grade de master à l'issue de leur scolarité. »
  12. Françoise Boch, Écrire dans l’enseignement supérieur: Des apports de la recherche aux outils pédagogiques, UGA Éditions, (ISBN 9782843103629, lire en ligne), p. 27.
  13. Ministère de l'Enseignement supérieur, « Grandes écoles - Calendrier des concours d'entrée - Session 2023 », sur ministère de l'Enseignement supérieur , (consulté le ).
  14. « Grandes écoles - Calendrier des concours d'entrée dans les grandes écoles : session 2022 », Bulletin officiel, no 4, 27 janvier 2022, pages 1-6 (lire en ligne [PDF]).
  15. Covid-19 : Concours post-CPGE : organisation et calendrier, ministère de l'Enseignement supérieur (France), .
  16. « Grandes écoles - Calendrier des concours d'entrée : session 2018 », Bulletin officiel, no 40, 23 novembre 2017, pages 19-25 (lire en ligne [PDF]).
  17. Les 11 établissements spécialisés mentionnés dans cette liste sont: l'« École des hautes études en sciences sociales, l’École nationale des chartes, l’École nationale supérieure du paysage, l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, les écoles nationales vétérinaires, le Muséum national d’histoire Naturelle et l’École pratique des hautes études » dans Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000?, Institut des politiques publiques (IPP), , 3, 31, 71, 78 (lire en ligne [PDF])
  18. Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000?, Institut des politiques publiques (IPP), , 3, 31, 71, 78 (lire en ligne), « En 2016-2017, on comptait 234 grandes écoles (Écoles recensées dans le système d’information SISE en 2016-2017) en France, qui étaient pour la plupart membres de la Conférence des grandes écoles. », SISE= "Système d’information sur le suivi des étudiants"
  19. Pierre Lafitte, « Historique de la Conférence des grandes écoles ».
  20. Claude Durand-Prinborgne, Dictionnaire encyclopédique de l'éducation et de la formation, Retz, , 3e éd. (ISBN 9782725661810, lire en ligne), p. 314.
  21. Anne Mascret, Enseignement supérieur et recherche en France: une ambition d'excellence, La Documentation Française, (ISBN 9783331954105, lire en ligne), Les grandes écoles ne présentent pas non plus d'homogénéité du côté de leur statut : – certaines sont publiques, rattachées à un ministère (Polytechnique, Mines de Paris, Centrale Paris, École de Management de Strasbourg...) – d'autres, les écoles consulaires, sont également publiques mais dépendent d'une chambre de commerce et d'industrie (HEC, ESCP Europe, Sup de Co La Rochelle, École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et électronique...) – il y a enfin une multitude d'écoles privées, qui sont généralement sous tutelle ministérielle également mais peuvent prendre divers statuts : association loi de 1901 (Edhec Business School – École des hautes études commerciales du Nord -, Montpellier Business School, École de Management de Normandie, Institut Catholique d'Arts et Métiers...) fondation (EPF École d'ingénieurs...) ou société de type SAS – Société par Action Simplifiée (École Supérieure du Commerce Extérieur...) ou société à responsabilité limitée (Institut supérieur européen de gestion...).
  22. Philippe Maubant, L’archipel des temps de la formation. Esquisse d’une ingénierie de l’alternance, pages 120-121, paragraphe 17.
  23. Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation, sur Légifrance : « La tutelle d'une grande école est assurée par un ministère qui n'est pas obligatoirement l'éducation nationale. On citera par exemple l’École polytechnique sous la tutelle du ministère de la défense, l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts sous la tutelle du ministère de l'agriculture et de la forêt ».
  24. « Les établissements d'enseignement supérieur privés », sur Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (consulté le ).
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  26. Bruno Magliulo, Les grandes écoles, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », (ISBN 978-2-13-037319-3).
  27. Liste quasi exhaustive des grandes écoles (2021) : Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ?, p. 273-280.
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  29. Ministère de l'Économie et des Finances : « Les établissements d'enseignement supérieur consulaires » (EESC)
  30. Ministère de l'Éducation nationale
  31. Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), p. 265-266
  32. Ecoles du Concours BCE
  33. Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), "Statut EESC (établissements d'enseignement supérieur consulaires)"
  34. Essec, gouvernance et organisation
  35. Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), "Statut EESPIG"
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Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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  • Michel Villette, « École de l’élite et savoirs ordinaires. L’École supérieure de commerce de Paris en 1990-1992 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, p. 140-158.

Liens externes

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