Grande Ourse III (UNIONS 1)
| Grande Ourse III (UNIONS 1) | |
| Découverte | |
|---|---|
| Date de découverte | 2023 |
| Données d’observation - Époque J2000.0 | |
| Ascension droite | 11h 38m 49,8s |
| Déclinaison | 31° 04′ 42″ |
| Constellation | Grande Ourse |
Localisation dans la constellation : Grande Ourse ![]() | |
| Autres caractéristiques | |
| Vitesse radiale | 88,6 ± 1,3 km/s |
| Ellipticité | + 0,5 ε |
| Type | Galaxie naine ou amas stellaire |
| Magnitude absolue (V) | + 2,2 mag |
| Module de distance | 15,0 ± 0,2 mag |
| Distance | 32 600 al |
| Rayon effectif | 3 pc |
| Masse | 16 M⊙ |
| Abondance de fer ([Fe/H]) | - 2,2 dex |
Grande Ourse III ou UNIONS 1, officiellement nommée Ursa Major III / UNIONS 1 (UMa III / U1), est une galaxie naine ou un amas stellaire, membre du groupe local, satellite de la Voie lactée, découverte en 2023, située à une distance héliocentrique d’environ 10 kpc (∼32 600 al), dans la constellation de la Grande Ourse.
Cette double désignation provient du fait que la nomenclature de l'Union astronomique internationale prescrit, pour les systèmes stellaires découverts dans le groupe local, que les galaxies naines soient nommées d'après les constellations dans lesquelles elles se trouvent, tandis que les amas stellaires sont nommés d'après le relevé astronomique qui les a trouvés ou le découvreur qui les a identifiés.
Si Grande Ourse III était confirmée comme une galaxie, elle représenterait la galaxie la plus petite et la plus pâle jamais découverte, ne contenant qu'environ 60 étoiles.
Découverte
L’objet astronomique Grande Ourse III / UNIONS 1 a été trouvé par le relevé astronomique Ultraviolet Near Infrared Optical Northern Survey (UNIONS), une collaboration entre l’observatoire Canada-France-Hawaï et Pan-STARRS (deux observatoires à Hawaï) et confirmé spectroscopiquement, en 2023, comme étant un satellite, sur la base des données obtenues avec le spectrographe multi-objets DEIMOS de l'observatoire W. M. Keck[1].
Caractéristiques
Grande Ourse IIII / UNIONS 1 contient une population stellaire pauvre en métaux, avec une métallicité moyenne estimée de [Fe/H] = - 2,2, indiquant un âge élevé de 12 milliards d'années.
Située à environ 32 600 années-lumière, elle a un rayon effectif de seulement 3 pc et on pense qu'elle ne contient qu'environ 57+21
-19 étoiles.
Sa masse stellaire est estimée à 16+6
-5 M⊙. Cela implique une luminosité totale de 11,4 ± 3,6 L⊙, équivalente à une magnitude absolue de seulement +2,2 mag. Cela en fait de loin le satellite le plus sombre de la Voie lactée, et à peu près aussi brillant qu'Altaïr.
Sa vitesse radiale héliocentrique est de 88,6 ± 1,3 km s−1.
Basé sur les mesures spectroscopiques de 11 étoiles membres obtenues avec Keck II/DEIMOS, la dispersion des vitesses interne est de σlos = 3,4+1,4
-1,0 km s−1, impliquant que Grande Ourse III / UNIONS 1 aurait un rapport masse sur lumière (M/L1/2) d'environ 6500+9100
-4300 M⊙/L⊙. Cependant, ce nombre s’établit à 1900 M⊙/L⊙ si l’on élimine du calcul, une étoile atypique.
La première valeur de M/L1/2 calculée, très élevée, semble indiquer la présence d'un halo de matière noire massif, suggérant que Grande Ourse III / UNIONS 1 pourrait être en effet une galaxie naine, malgré sa masse stellaire extrêmement faible de 16+6
-5 M⊙ ; mais le deuxième calcul effectué, ne permets pas d’exclure l’hypothèse qu’il s’agit d’un amas stellaire[1].
Une étude de 2025, basée sur des simulations informatiques, a révélé que l'estimation précédente de la masse stellaire était sans doute fortement sous-estimée, car elle ne tient pas compte d’un grand nombre d'étoiles compactes au sein du système stellaire, invisibles par UNIONS, et qui représenteraient 50 à 80 % de la masse de Grande Ourse III / UNIONS 1. En tenant compte de cela, la masse stellaire serait de 142 M⊙. Les simulations réalisées montrent que Grande Ourse III / UNIONS 1, sans matière noire, peut survivre encore pendant 1,9 à 2,7 milliards d'années avec cette masse supérieure et, dès lors, on serait bien en présence d'un amas stellaire autogravitationnel (en anglais, self-gravitating star cluster) plutôt que d'une galaxie[2].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ursa Major III » (voir la liste des auteurs).
- (en) Simon E. T. Smith et al., « The Discovery of the Faintest Known Milky Way Satellite Using UNIONS », The Astrophysical Journal, (lire en ligne
)
- ↑ (en) Scot Devlin et al., « Reevaluating UMa3/U1: star cluster or the smallest known galaxy? », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 539, (lire en ligne
)
Voir aussi
Liens externes
NAME UMa IIIsur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
Articles connexes
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