Grandpré
| Grandpré | |
Place René-Boure. | |
![]() Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | CC de l'Argonne Ardennaise |
| Maire Mandat |
Patrick Brouillon 2026-2032 |
| Code postal | 08250 |
| Code commune | 08198 |
| Démographie | |
| Gentilé | Grandpréens[1] |
| Population municipale |
503 hab. (2023) |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 20′ 29″ nord, 4° 52′ 14″ est |
| Altitude | Min. 102 m Max. 253 m |
| Superficie | 42,54 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | 3e circonscription des Ardennes |
| Localisation | |
Grandpré est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est..
Elle est créée le sous le statut de commune nouvelle par la fusion des anciennes communes de Grandpré et de Termes[2].
Géographie
Localisation
Grandpré se trouve à environ 17 km au sud-est de Vouziers.
Elle se trouve dans la zone d'emploi de Sedan et dans le bassin de vie de Vouziers[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Beffu-et-le-Morthomme, Briquenay, Champigneulle, Chevières, Longwé, Mouron, Olizy-Primat et Senuc.
Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Rhin-Meuse et Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, l'Aire, le ruisseau de Talma, le ruisseau du Moulin, l'Aire, l'Aire, l'Aire, l'Aire, le cours d'eau 01 du Bois de Bas, le cours d'eau 01 du Bois de Ham, le Fossé 04 de la commune de Grandpré, le Fossé 01 du Grand Bourgogne Bois, le Fossé 04 du Grand Bourgogne Bois, le Fossé 07 du Grand Bourgogne Bois, le Fossé du Moulin Levert, le cours d'eau 01 de Beaurepaire, le cours d'eau 01 du Bois de la Sarte, un bras de l'Aire et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].
L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine[4]. Elle traverse la commune, s'écoulant d'est en ouest sur une longueur d'environ 0,7 km.
L'Aire, d'une longueur de 125 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aubin-sur-Aire, à 324 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne, en rive droite à Senuc, à 104 m d'altitude, après avoir traversé 36 communes[5]. Elle traverse la commune dans sa partie sud, coulant d'est en ouest, sur une longueur d'environ 8,5 km.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le Petit Paquis (4,7 ha)[Carte 1],[6].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 847 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montcheutin à 7 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Grandpré est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].
Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[18],[19].
Toponymie
Histoire
Grandpré est au cours des âges l'objet de saccages et pillages de toutes sortes et chaque fois reconstruite. Au sud de Grandpré, la colline surplombant la gare est nommée « Butte d'Attila ».
Le village appartient tout d'abord aux comtes de Grandpré du XIe au XVe siècle, puis il prend son essor sous le règne de la famille de Joyeuse à partir de Louis de Joyeuse, comte de Grandpré et par ailleurs arrière-grand-oncle d'Anne de Joyeuse, vicomte puis duc de Joyeuse.
À la fin de la Première Guerre mondiale, Français et Alliés bombardent sans merci l'ensemble du village ainsi que le domaine des comtes de Joyeuse où se trouvait l'envahisseur, les Uhlans. Le château, qui avait été remanié par Georges Babled à la fin du XIXe siècle, doit être entièrement reconstruit. La porte monumentale (1618) détruite à 60 % a pu être rénovée et retrouver son aspect antérieur.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'abbé Lépine, curé de la paroisse, craignant à nouveau la destruction du village, fait promettre à ses paroissiens d'édifier une statue à la Vierge. C'est chose faite en 1945 lorsqu'une subvention permet d'édifier sur le site du Châtelet, à l'emplacement des ruines du château féodal sur motte au nord du village, le monument ex-voto de la Vierge du Châtelet. Ce site se trouve sur l'itinéraire du GR.
Fusion de communes
Au , les communes de Grandpré et de Termes (Ardennes) fusionnent à la demanbde de leurs conseis municipaux pour former une commune nouvelle nommée également Grandpré. Les deux communes fusionnées prennent le statut juridique de commune déléguée[2],[20].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Vouziers du département des Ardennes[I 1].
Pour les élections départementales, elle fait partie du canton d'Attigny[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription des Ardennes.
Intercommunalité
Grandpré est membre depuis sa création — comme l'étaient les anciennes communes fusionnées — de la communauté de communes de l'Argonne Ardennaise[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Liste des maires
Équipements et services publics
La commune dispose de services aux habitants : supérette, pharmacie, commerce[23].
Enseignement
La commune dispose d'une école primaire ainsi que d'un collège, qui, avec ses 90 élèves en 2025/2026, est le plus petit du département[23].
Population et société
Démographie
La population des anciennes communes puis de la commune nouvelle est connue par les recensements menés régulièrement par l'Insee. Ces chiffres concernent le territoire de l'actuelle commune nouvelle.
En 2026, la commune nouvelle comptait 503 habitants[Note 3].

Économie
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Tourisme
Dans une région de tourisme vert (forêt d'Argonne), Grandpré offre depuis les années 1960 un terrain de camping. On relève deux offres de logement à la ferme.
Itinéraires touristiques :
- route « Lacs, forêts, abbayes » ;
- route « Rimbaud, Verlaine » ;
- route de la bataille de Verdun, en passant par Varennes-en-Argonne, village où Louis XVI et sa famille, en fuite, furent arrêtés.
La forêt de Boult-aux-Bois offre un cadre de verdure et de promenades (pistes balisées).
Le village comporte la présence de fossiles de Plésiosaure, plus précisément de Polyptychodon[réf. nécessaire].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Médard, avec stalles et tombeau des comtes de Joyeuse (XVIIe siècle). Les stalles et le tambour de la porte principale proviennent de l'abbaye de prémontrés de Belval, à la suite de son démantèlement à la Révolution. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1911.
- Église Saint-Remi de Termes.
- Le château de Grandpré, édifié par la famille de Joyeuse au XVIe siècle et détruit dans un incendie en 1834, dont le porche dit Porte de la Justice et les communs, construits en 1617-1618 dans un style Louis XIII caractérisé par l'utilisation de briques et pierres, de bretèches et d'échauguettes. Le marquis Hennequin d'Equevilly vendit le château en 1791 à Monsieur de Semonville, qui devint ensuite marquis de Montholon Semonville. Mme de Semonville épousa le général Joubert tué à Novi. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1921.
Personnalités liées à la commune
- Louis de Joyeuse († 1498), conseiller et chambellan des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XII, seigneur de Bouthéon, fondateur de la branche des Joyeuse de Grandpré.
- Henri Hardouin (1727-1808), compositeur, directeur de la maîtrise de la cathédrale de Reims. né et mort à Grandpré. Il repose dans l'église paroissiale de la commune.
- Nicolas Constant Golzart, (1758-1827), avocat, juge, homme politique, député des Ardennes.
- Charles-Louis Huguet de Sémonville (1759-1839), dernier propriétaire du château.
- Jean-Baptiste Boyer (1783-après 1830), sculpteur né à Grandpré.
- Jules Beaujoint (1830-1892), romancier populaire français, né à Grandpré.
- Louis Eugène Péronne (1832-1893), homme politique, notaire à Grandpré.
- Maurice Guérin (1861-1951), entré comme soldat, il fut général des troupes coloniales lors de la Grande guerre. Il est né dans la commune.
- Guy Desson (1909-1980) homme politique, maire de Grandpré de 1953 à 1969[25].
- Jacques Sourdille (1922-1996) homme politique, député et conseiller général du canton de Grandpré[26]
Pour approfondir
Bibliographie
- M. Miroy, Chronique de la ville et des comtes de Grandpré, selon l'ordre chronologique de l'histoire de France, Vouziers : Mary, 1839, [lire en ligne]
- Daniel Hochedez, A la découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord in revue Horizons D’Argonne, no 88, , p. 7-14 (publication du Centre d'études argonnais), [lire en ligne]. Document consacré au château de Grandpré et à la motte castrale qui lui préexistait.
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Grandpré (08198) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 4]
- Grandpré sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Grandpré » sur Géoportail.
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Grandpré (ancienne commune) » (voir la liste des auteurs). *
Notes et cartes
Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
- « Réseau hydrographique de Grandpré » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
Références
Site de l'Insee
Autres sources
- ↑ https://www.habitants.fr/ardennes-08
- « Arrêté n°2015-697 portant création d'une commune nouvelle » [PDF], Actions de l'État > Collectivités locales et intercommunalité > Communes nouvelles > Arrêtés de création de commune nouvelle > Grandpré - Fusion de Grandpré et Termes, Préfecture des Ardennes, (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Grandpré », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Aisne »
- ↑ Sandre, « l'Aire »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grandpré et Montcheutin », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Ces 44 communes qui ont disparu depuis dix ans dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes », L'Union, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Virginie Kiefer, « Après 32 ans comme élu, ce maire des Ardennes ne se représente pas aux municipales : « ce n’est pas un adieu » », L'Ardennais, .
- ↑ Charlotte Boulon, « Municipales 2020: Francis Signoret brigue un nouveau mandat à Grandpré », L'Ardennais, (lire en ligne)
- « Rouvrir le café du village, installer une micro-crèche : à Grandpré, le nouveau maire a plein de projets », L'Ardennais, (lire en ligne, consulté le ) « À 68 ans, Patrick Brouillon prend les rênes de la commune de Grandpré. Un mandat que cet ancien agriculteur veut inscrire dans la continuité de son prédécesseur ».
- ↑ INSEE, Recensement de la population 2022, Document mentionné en liens externes, tableau POP T1.
- ↑ « Desson Guy, Félicien - Maitron », sur maitron.fr (consulté le ).
- ↑ Jean-François Augereau, « Jacques Sourdille », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
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