Griquas

Griquas
Gricquas
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Nicolaas Waterboer, chef griqua et homme politique (années 1890)

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Langues Afrikaans

Les Griquas (ou Gricquas ou Griekwas en afrikaans) sont une population de langue afrikaans vivant en Afrique du Sud. Ils sont issus d'un groupe spécifique de Bastaard qui, au tournant du XVIIIe siècle et avec l'aide de la London Missionnary Society, tente de s'organiser en communauté autonome de la colonie du Cap. Ils tirent leur nom d'une tribu khoïkhoï, les Gurirgiqua (ou Grigriqua) dont ils sont en partie les descendants. Ils descendent également de populations esclaves, européennes et sotho-tswana (en). Au cours du XIXe siècle, ils créent plusieurs états indépendants à la frontière de la colonie du Cap, entité avec laquelle ils entretiennent des relations complexes. Ces états sont annexés par cette dernière à la fin du XIXe siècle, sous pression des nouvelles républiques boers. Une identité griqua perdure toutefois jusqu'à aujourd'hui. Durant l'apartheid, le gouvernement sud-africain les considérait comme une sous-division de la catégorie « Coloured ».

Adam Kok I : les origines bastaards

Les Griquas sont issus d'un processus de métissage et de créolisation entre les colons européens, les populations khoisan, sotho-tswana (en) et esclaves. L'ethnonyme « Griqua » n'a été adopté qu'en 1813. Jusqu'à cette date, on parle de Bastaards (signifiant bâtards en néerlandais, plus tard orthographié « baster » en afrikaans)[1].

Le terme de bastaards apparait initialement au XVIIIe siècle dans la colonie du Cap pour désigner les individus issus des relations, le plus souvent illégitimes, entre colons et femmes khoisan. Il a aussi servi à désigner les enfants issus de relations entre Khoisan et esclaves, parfois qualifiés plus spécifiquement de « bastaards hottentots » (terme aujourd’hui considéré comme insultant). Plus largement, d'après l'historien Robert Ross : « Les Griquas descendent des premiers pionniers boers, des survivants des tribus khoisan — chasseurs, cueilleurs et éleveurs —, d’esclaves ayant fuit les exploitations viticoles et céréalières du sud-ouest du Cap, de Noirs libres de la colonie qui n’y trouvaient pas leur place, ainsi que de membres de tribus africaines, séparés de leur clan par la guerre ou par choix »[2].

Cette population utilise comme langue véhiculaire un créole néerlandais qui deviendra l'afrikaans. Plus qu’un label indiquant le métissage, le terme de « bastaard » devient rapidement un statut socio-économique, permettant de désigner des individus considérés comme « plus civilisés » car plus proches des Européens[3], c’est-à-dire chrétiens et n’occupant pas les emplois les plus déconsidérés. Cet usage du terme « bastaard » se développe particulièrement au sein des communautés qui se construisent au XVIIIe siècle aux marges de la colonie du Cap[1]. Le mot est aujourd’hui considéré comme injurieux et les Griquas abandonnent cette terminologie en 1813. Toutefois, certains groupes, comme les « Basters de Rehoboth » (vivant aujourd'hui en actuelle Namibie) revendique toujours ce terme comme autoethnonyme[4].

Carte des migrations Griquas aux XVIIIe et XIXe siècles

Le groupe bastaard duquel ont émergé les Griquas se forme véritablement après 1751. À cette date le bastaard Adam Kok I (1710-1795), devenu relativement riche en devenant chasseur d'éléphant, conduit un groupe de Bastaard et de Khoikhoi vers l'importante ferme qu'il a achetée au nord de la colonie du Cap, à Piketberg. La motivation du départ de la colonie du Cap semble avoir été la difficulté d'obtenir un statut social satisfaisant dans les zones dominées par les colons néerlandais. C'est dans cette zone que son groupe se liera avec la tribu Khoikhoi des Gurirgiqua (ou Grigriqua), qui donnera son nom à la communauté en 1813[5].

En 1771, les terres d'Adam Kok I lui sont retirées au profit de colons européens. Malgré des recours auprès des autorités coloniales, il ne parvient pas à récupérer ses terres. A l'âge de 61 ans, il est contraint de migrer vers le nord-ouest avec sa famille et ses partisans, s’installant à Kamiesberg, puis à Pella dans la région du Namaqualand, près du fleuve Orange. Sa communauté est confrontée à des conflits avec des groupes voisins, notamment des Oorlam menés par la famille Afrikaner, ainsi qu’à des attaques de fermiers boers[6].

À sa mort en 1795, il laisse une importante richesse en bétail et une groupe de fidèles bien organisé. La communauté est structurée en un système de « démocratie oligarchique » centrée sur le pouvoir des kapteyns (« capitaines »), ce qui permet un certaine autonomie politique et de résister aux pressions exercées par les colons blancs et différents groupes dans le contexte particulier des marges de la colonie du Cap[7]. Ce modèle sera repris par son fils Cornelius Kok I (af) qui lui succède, suivi plus tard par ses descendants, dont Adam Kok II (af) et Adam Kok III. Sous leur direction, la communauté adopte le nom de « Griqua » et développe ces institutions politiques[8].

Des Bastaards aux Griqua

À la fin du XVIIIe siècle, l’annexion de territoires par la colonie du Cap dans le petit Namaqualand pousse l’avancée des trekboers et du front pionner dans la vallée de la rivière Orange mettant en présence dans un espace de plus en plus restreint de nombreuses populations : Oorlams, Bastaards, Sotho-Tswana (en), Khoisan, etc. Ceci va également être renforcé par les déplacements de population causée par le Mfecane suite à l'arrivée au pouvoir de Chaka Zoulou. De nombreux groupes qui arrivent à obtenir des armes à feu se tournent vers une économie de prédation basée sur les raids. Dans ce contexte, des grandes familles Bastaards vont tenter de normaliser les relations avec la colonie qui tente de les enrôler dans les kommandos ou dans un régiment, le Korps Pandoeren (en), au sein duquel ils seraient catégorisés comme « Hottentots[9] »[10]. Sous l'impulsion notamment de Cornelius Kok I (af) (fils de Adam Kok I) et Barend Barends, ce groupe quitte en 1800 le petit Namaqualand et réclame, en échange de la sécurisation de la frontière, une autonomie relative par rapport aux autorités du Cap, des droits de propriété et le contrôle d’un territoire situé dans la boucle du fleuve Orange. Dans ce processus, ils reçoivent à partir 1801 le soutien des missionnaires de la London Missionnary Society (LMS), représentée notamment par William Anderson, et se redéfinissent en 1813 comme « Griqua »[11].

Autour de 1804-1805, ils s'installent de manière pérenne autour de plusieurs puits et fondent Klaarwater (aujourd'hui Griekwastad). Les interactions entre autorités coloniales, missionnaires de la LMS et groupes Bastaards sont marquées par de nombreuses tensions : les Bastaards ont besoin de la colonie (notamment pour l'accès aux armes à feu) mais souhaitent conserver une certaine autonomie dans leurs choix commerciaux et de défense ; les administrateurs coloniaux souhaitant contrôler les Bastaards et limiter leur indépendance ; les missionnaires sont pris entre ces deux volontés contradictoires et sont dans le même temps de plus en plus impliqués, par le mariage et par leurs églises, dans les luttes de pouvoir au sein du groupe Bastaards (entre les grandes familles et les nouveaux dirigeants proches de la LMS)[12].

C'est pour résoudre ces tensions que John Campbell, directeur de la LMS en visite dans la colonie du Cap, propose en 1813 plusieurs réformes. Premièrement, il propose au groupe une constitution qui répartit les pouvoirs entre les « kaptyns » (capitaines) des grandes familles Bastaards et les nouvelles élites qui prennent des postes de dirigeants administratifs et religieux. Secondement, il soumet l'idée que cette communauté change de nom pour devenir les « Griqua » et que Klaarwater soit rebaptisée Griquatown (Griekwastad en afrikaans), en référence au clan Khoikhoi /Karihur (« Chariguriqua » ou « Grigriqua ») dont la majorité des membres du groupe seraient d’après lui des descendants. Si la véracité de cette affirmation est difficile à vérifier, ce changement de nom vise à créer une nouvelle identité insistant sur des racines indigènes communes à l'ensemble du groupe et à dépasser les divisons entres Bastaards revendiquant une ascendance européenne et groupes non-européens (Oorlam, Kora, San, etc)[13].

Développement du Griqualand

De 1784 aux années 1830, les Griquas connaissent une croissance démographique et vont agrandir le Griqualand, tant vers le nord-est que vers le sud-est. Sont ainsi fondés les bourgs de Campbell (1805), Daniëlskuil (1820), Philippolis (1826) et Boetsap (1827).

Cette poussée Griqua s'est parfois accompagnée d'exactions contre les populations indigènes (San), du moins si on en croit les rapports de l'époque. Mais elle s'est surtout accompagnée d'une assimilation poussée d'une partie de ces populations. Alors que la plupart des groupes sud-africains (y compris les autres communautés Bastards) se sont montrées assez endogames, les Griquas n'ont cessé de se mélanger aux groupes autochtones rencontrés. Cette ouverture a été dominée par l'assimilation des autochtones aux Griquas, mais les Griquas prendront cependant certains traits culturels des populations Khoikhoi ou San qu'ils assimileront. Les gravures du XIXe siècle décrivant les bourgs Griquas sont ainsi révélatrices d'une société composée de strates plus ou moins anciennement « occidentalisées » : des maisons à l'européenne voisinent avec des cases traditionnelles Khoikhoi (en forme de dôme), des Griquas habillés à l'européenne se mêlent à des Griquas (sans doute d'origine plus récente) habillés comme des autochtones. De fait, si les Griquas sont bien un groupe métissé d'un point de vue culturel, cette large ouverture aux populations locales (un de leurs plus grands chefs sera lui-même d'origine San) en a fait une population où les gènes européens sont devenus tout à fait marginaux (cf. infra). L’expansion Griqua s'est accompagnée de divisions politiques.

Le Griqualand Ouest

Celui-ci fait environ 36 000 km de superficie.

Après la mort de Cornélius Kok en 1801, Kapteyn depuis 1795, deux successeurs apparaissent : Adam Kok II de 1801 à 1823 et Barend Barends de 1800 jusqu'à son décès en 1839. Chaque Kapteyn avait sa zone d'influence, mais on ne peut pas parler de formation d'États indépendants.

En 1819, aucun des deux Kapteyn ne résidait à Griquatown. Adam Kok II résidait à Campbell, et Barend Barends à Daniëlskuil. Les anciens de Griquatown décidèrent donc de la nomination d'un nouveau Kapteyn, propre à la ville et à ses environs, Andries Waterboer de 1819 jusqu'à son décès en 1852, un ancien orphelin San recueilli par les Griquas, et qui sera le principal dirigeant du Griqualand ouest à compter des années 1820.

Après 1819, le Griqualand avait donc 3 Kapteyn.

En 1823, Adam Kok II perdit sa position, et dut céder son poste de Kapteyn à Cornélius Kok II de 1823 à 1857. Lui et ses partisans semblant représenter un danger pour l'ordre dans la région, les Britanniques décidèrent de lui attribuer un nouveau territoire autour de la petite mission de Philippolis, au sud-est du Griqualand ouest (dans le sud de l'actuelle province sud-africaine appelée l'État libre). Il y avait désormais 4 Kapteyn.

Au Griqualand ouest, Andries Waterboer renforça sa position. Le départ des partisans de Adam Kok II affaiblissait le groupe de Cornélius Kok II, dont le territoire et le pouvoir se trouvèrent restreints jusqu'à sa mort en 1857. Barend Barends, également affaibli, se retira vers le nord, quittant Daniëlskuil pour Boetsap (1827), où il resta jusqu'à sa mort, en 1839.

À compter du milieu des années 1820, Andries Waterboer se trouva le principal des 3 Kapteyn du Griqualand est. Son fils, Nicolaas Waterboer de 1853 à 1871, lui succéda après sa mort, en 1852. Avec la disparition de Barend Barends en 1839, puis celle de Cornélius Kok II en 1857, le Griqualand ouest se retrouva unifié sous la « dynastie » des Waterboer.

En 1871, le Griqualand ouest, soumis à une forte pression des Boers de l'État libre d'Orange, préféra négocier son annexion par la colonie britannique du Cap. L'annexion s'était accompagnée d'une promesse de garantir les terres Griquas. Mais après de nombreux empiètements sur leurs terres, les Griquas se soulevèrent en 1878-1879, avant d'être vaincus par les Britanniques.

Philippolis

En 1825, les territoires Griquas se divisent en deux États : au nord-ouest la zone du peuplement originel (désormais appelé Griqualand ouest), dirigée par Cornélius Kok II, Barend Barends et surtout Andries Waterboer, et au sud-est la région nouvellement colonisée de Philippolis, dirigée par Adam Kok II de 1825 jusqu'à son décès en 1835. Le nouveau territoire faisait environ 21 000 km².

La terre, sensiblement plus riche que celle du Griqualand ouest, va attirer des colons Griquas originaires de ce territoire, mais aussi des colons blancs venus du Cap.

À partir de la seconde moitié des années 1830, les deux États Griquas commencent à se heurter aux Boers du grand Trek. Ils se trouvent en effet sur le chemin de leur migration, surtout l'État de Philippolis. En 1835, Adam Kok II se rend au Cap pour discuter du problème avec le gouverneur, qui refuse de le recevoir. Il meurt sur le chemin du retour. Abraham Kok (1835-1837 déposé) lui succède, avant d'être déposé par son frère Adam Kok III (1837-1861 puis émigration vers Griqualand est).

Abraham Kok, chassé du pouvoir, rejoint le Griqualand ouest, et se joint à son oncle Cornélius Kok II pour attaquer Andries Waterboer. Celui-ci l'emporte avec l'aide d'Adam Kok III. À la suite de cette alliance, les deux États du Griqualand ouest et de Philippolis fixent par un traité de 1838 la frontière entre les deux territoires.

En 1845, une guerre oppose les Boers de l'État libre d'Orange (en formation, État reconnu par les Britanniques en 1852) aux Griquas de Philippolis soutenus par les Britanniques. En 1848 l'État Libre annexa cependant avec l'accord des Britanniques l'est du territoire de Philippolis.

En 1861, Adam Kok III, considérant que la pression de l'État libre devenait insupportable, décida de vendre son territoire aux Boers de l'État libre d'Orange. Il mena alors 2 000 Griquas vers le territoire alors nommé le no man's land, qui sera alors rebaptisé Griqualand est. La majorité des Griquas de Philippolis restèrent cependant à Philippolis.

Après la découverte des diamants dans la région de Kimberley en 1867 (à la frontière entre Philippolis et le Griqualand ouest), la pression britannique sur la zone devint très forte. Tout en conservant l'essentiel de Philippolis, l'État libre d'Orange dut céder la zone de Kimberley au Royaume-Uni en 1871. La population attirée par la « ruée vers l'or » y était désormais très importante.

La région obtint un statut spécifique en 1872, avec un conseil exécutif nommé et un conseil législatif partiellement élu. Ce statut et ces institutions (qui n'étaient pas spécifiquement Griquas) furent supprimés quand le territoire fut rattaché à la colonie britannique du Cap en 1880.

Liste des Kapteyn de l'État Griqua de Philippolis
Adam Kok II - 1825-1835
Abraham Kok - 1835-1837 déposé
Adam Kok III - 1837-1860[14]

Le Griqualand Est

Adam Kok III, vers 1870.

Après la conquête du Griqualand ouest, beaucoup de Griquas restèrent dans la région de Philippolis, sous contrôle de l'État libre, mais d'autres (on parle de 2 000 personnes) préférèrent émigrer en 1863 vers la région dite du no man's land, sous la conduite d'Adam Kok III, ancien Kapteyn de Philippolis. Cette région deviendra connue sous le nom de Griqualand est.

Ce territoire de 19 000 km² faisait partie par traité des territoires du souverain africain Fazu, mais celui-ci avait évacué la zone de sa population, pour créer une zone neutre et vide entre ses territoires et ceux du Natal britannique.

L'émigration fut difficile, car les Griquas durent traverser les montagnes du Drakensberg.

La ville de Kokstad, fondée en 1872, devint le siège du gouvernement et du parlement.

La zone connut rapidement la pression démographique d'autres populations, en particulier celle de colons britanniques qui rachetèrent une forte proportion des terres Griquas, et de populations africaines.

Adam Kok III mourut accidentellement en 1875. Les Britanniques décideront alors de prendre le contrôle de la région. La région sera rattachée à la colonie britannique du Cap en 1880. La colonie britannique du Natal tenta également d'obtenir le territoire, mais échoua.

En 1897-1897, des troubles éclatèrent au sein de la population Griqua, semble-t-il sur la base de revendications agraires. Le chef de file du mouvement, Andrew Andries Stockenstrom Le Fleur (Le Fleur est le nom de famille), sera arrêté et condamné par un tribunal britannique à 14 ans de bagne. Après sa libération le , celui-ci établit la Griqua National Conference of South Africa. En 1927, il mènera une émigration partielle de Griquas du Griqualand est vers de nouvelles terres.

Il meurt en 1941, et est toujours aujourd'hui considéré comme un héros national Griqua. Ses descendants sont toujours parmi les actuels dirigeants communautaires Griquas. Andrew Andries Stockenstrom Le Fleur ayant épousé la fille d'un neveu d'Adam Kok III, la famille Le Fleur descend aussi de la famille Kok. Le maintien de cette influence familiale à travers 250 années d'histoire est à noter.

La région fait aujourd'hui partie de la province sud-africaine du KwaZulu-Natal.

Les Griquas du Griqualand est, cette zone avancée du peuplement Griqua, ont aujourd'hui largement disparu, par émigration (en particulier celle menée par Le Fleur en 1927) ou assimilés par la population locale.

Liste des Kapteyn Griqua

Liste des Kapteyn Griqua aux XVIIIe et XIXe siècles

Aujourd'hui

Actuelle province du Cap-du-Nord.

Les Griquas contemporains sont 100 000 à plus de 300 000 individus (selon les sources), demeurant surtout dans la province sud-africaine du Cap-du-Nord, dans l'ancien Griqualand ouest.

Les Griquas de Griqualand Est, qui ne furent jamais très nombreux, ont émigré vers d'autres régions, ou se sont assimilés à la population xhosa sur place.

Au cours de leurs migrations, les Griqua se sont fortement mélangés avec les populations noires des régions traversées, et ont vu leurs caractéristiques ethniques originelles évoluer. Bien que les Griqua soient toujours culturellement un mélange d'influences européennes et khoïkhoï, les analyses génétiques indiquent que la majorité de l'actuelle population Griqua est un mélange de Khoïkhoïs et de peuples africains (principalement des Tswanas), avec seulement de petites contributions de gènes San et européens[15].

Notes et références

  1. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping of South African Society 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 358-376
  2. (en) Robert Ross (trad. traduit par mes soins), Adam Kok's Griquas: a study in the development of stratification in South Africa, Cambridge University Press, coll. « African studies series » (no 21), (ISBN 978-0-521-21199-4), p. 1
  3. (en) Robert Ross, Adam Kok's Griquas: a study in the development of stratification in South Africa, Cambridge University Press, coll. « African studies series » (no 21), (ISBN 978-0-521-21199-4), p. 13
  4. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 244-252
  5. « Adam Kok I - Camissa Museum », sur www.camissamuseum.co.za (consulté le )
  6. (en) « Adam Kok I - Camissa Museum », sur www.camissamuseum.co.za (consulté le )
  7. (en) Robert Ross, Adam Kok's Griquas: a study in the development of stratification in South Africa, Cambridge University Press, coll. « African studies series » (no 21), (ISBN 978-0-521-21199-4), p. 10
  8. (en-GB) « KOK FAMILY », sur Encyclopaedia Africana, (consulté le )
  9. Terme aujourd'hui considéré comme insultant utilisé pour désigner des populations San dont les Basters tentent de se distinguer.
  10. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 372-376
  11. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 376-384
  12. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 376-381
  13. (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 381-384
  14. En 1860, Adam Kok III traverse les montagnes du Drakensberg et fonde le Griqualand est, qu'il dirige jusqu'à sa mort, en 1875.
  15. (en) Alan G. Morris, « The Griqua and the Khoikhoi: Biology, Ethnicity and the Construction of Identity », Kronos Journal of Cape History, no 24,‎ 1997 , p. 106–118 (lire en ligne).

Annexes

Bibliographie

  • (af) C. J. P. Le Roux, Adam Kok en die Griekwas van Philippolis, Vrystaatse Museumdiens, Bloemfontein (Afrique du Sud), 1979, 44 p.
  • (af) C. J. P. Le Roux, Die maatskaplike en staatkundige omstandighede van die Griekwas in Transgariep, Vrystaatse Museumdiens, Bloemfontein (Afrique du Sud), 1979, 20 p.
  • (af) J. H. Rademeyer, Kleurling-Afrikaans: die taal van die Griekwas en Rehoboth-Basters, Swets & Zeitlinger, Amsterdam, 1938, 163 p.
  • (af) D. F. Van Dyk, Die Griekwas van Griekwaland-oos en hulle onderwysontwikkeling, 1863-1906, University of the Orange Free State, UOVS, 1955 (Thèse)
  • (af) M. C. J. Van Rensburg, Finale verslag van'n ondersoek na die Afrikaans van die Griekwas van die tagtigerjare, Universiteit van die Oranje-Vrystaat, Bloemfontein, 1984
  • (en) Samuel James Halford, The Griquas of Griqualand : a historical narrative of the Griqua people, their rise, progress and decline, Juta, Le Cap (Afrique du sud), 1949 ?, 209 p.
  • (en) The Journals of the Rev. T. L. Hodgson : missionary to the Seleka-Rolong and the Griquas, 1821-1831 (édité et annoté par R. L. Cope), Witwatersrand University Press for African Studies Institute, Johannesburg, 1977, 434 p. (ISBN 0-85494-370-6)
  • (en) Martin-Chatfield Legassick, The Griqua, the Soto-Tswana, and the missionaries, 1780-1840 : the politics of a frontier zone, University of California Los Angeles, 1969 (Thèse)
  • (en) Karel Schoeman (dir.), Griqua records : the Philippolis Captaincy, 1825-1861, Van Riebeeck Society, Le Cap (Afrique du Sud), 1996, 330 p. (ISBN 0-9584112-1-2)
  • (en) Linda Waldman, The Griqua conundrum : political and socio-cultural identity in the Northern Cape, South Africa, Peter Lang, Oxford ; New York, 2007, 254 p. (ISBN 978-3-03910-562-5)

Articles connexes

Liens externes

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