Guido Gezelle

Guido Gezelle
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Bruges
Sépulture
Cimetière central de Bruges à Assebrouck (d)
Nom de naissance
Guido Pieter Theodorus Josephus Gezelle
Pseudonymes
Spoker, Trim, W(est) Vl(aming), Loquela
Nationalité
Domiciles
Formation
École privée Jan-Pieter Brans (d) (-)
Collège épiscopal Notre-Dame Ter Duinen (d) (-)
Petit séminaire de Roulers (d) (-)
Séminaire diocésain de Bruges (en) (-)
Activités
Rédacteur à
Rond den heerd : een leer- en leesblad voor alle lieden (en), Standaerd van Vlaenderen (d), Het Vlaemsche Land (d), Reinaert de Vos (d), Gazette van Kortrijk (d), Loquela (d), Ons Oud Vlaemsch (d), Biekorf. (d), L'Impartial de Bruges (d) ( - ), 't Manneke uit de Mane (d), 't Daghet in den Oosten (d), 't Jaer 30 (d), 't Jaer 70 (d), Onze Dageraad (d), Almanak voor de leerende jeugd van Vlaanderen (d), Le Muséon (en)
Père
Pieter Jan Gezelle (d)
Mère
Monica De Vriese (d)
Fratrie
Romaan Gislijn Gezelle (d)
Louise Gezelle (d)
Joseph Gezelle (d)
Florence Gezelle (d)
Autres informations
A travaillé pour
Engels Klooster (d) ( - )
Sœurs de l'Enfant-Jésus ( - )
Davidsfonds afdeling Kortrijk (d) (à partir de )
Congrégation des Soeurs Paulinen (Courtrai) (d) (à partir de )
Congrégation du Très Saint Nom de Marie (d) (à partir de )
Gazette van Kortrijk (d) (à partir du )
Patronaat van de Katrientjes (d) (-)
Diocèse de Bruges ( - )
't Jaer 30 (d) ( - )
Collège anglais (d) ( - )
Séminaire d'anglais (d) ( - )
Petit séminaire de Roulers (d) ( - )
Membre de
Comité flamand de France (-)
Met Tijd en Vlijt (d) ()
Koninklijke Academie voor Nederlandse Taal- en Letterkunde (-)
Maatschappij der Nederlandse Letterkunde (en) (-)
Maîtres
Pieter Benoit (d), Bernardus Nachtergaele (d), Joannes Brans (d), Pierre Joseph D'Hollander (d)
Partenaires
Joseph Ryelandt, Johan De Stoop (d), Michel Bianchi (d)
Personnes liées
William Woodlock (d) (épistolier), Katharine Woodlock (d) (épistolière), Johan Winkler (d) (épistolier), Pieter Willems (épistolier), Antoine Wemaer (d) (épistolier)
Genres artistiques
Vers libre, satire, poème occasionnel (d), Naturlyrik (d), poésie religieuse (d), paroles, prose, journalisme, éditorial
Distinctions
Œuvres principales
Rijmsnoer om en om het jaar (d), Kerkhofbloemen (d), Gedichten, gezangen en gebeden (d), Tijdkrans (d), Laatste Verzen (d)
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Guido Gezelle, né le à Bruges et mort le dans cette même ville, est un prêtre catholique et poète belge de langue néerlandaise.

Biographie

Guido Pieter Theodorus Josephus Gezelle est le fils de Pieter-Jan Gezelle, jardinier, et de Monica Devriese. Il étudie au petit séminaire de Roulers, puis au grand séminaire de Bruges. Il est ordonné prêtre en 1854. Il est professeur de collège à Roulers, où il est titulaire de la poesis (avant-dernière classe) et responsable des étudiants anglais. Le français domine à l'école, alors que le flamand est traité avec mépris : Gezelle défend la langue flamande. Il écrit ses premières séries de poèmes pour ses élèves : Vlaemsche Dichtoefeningen (« Exercices de poésie flamande ») (1858) et Kerkhofblommen (« Fleurs de cimetière ») (1858). En 1860 il devient professeur du collège anglais de Bruges, puis en 1861 sous-recteur jusqu'à la fermeture du collège anglais cette même année. Il devient alors professeur du Seminarium Anglo-Belgicum.

En 1865 il est nommé vicaire à la paroisse Sainte-Walburge, toujours à Bruges. Cette même année, il fonde la revue flamande Rond den Heerd. La rédaction, tâche lourde, et les problèmes financiers détériorent sa santé; en 1871 il passe Rond den Heerd à Adolf Duclos[Note 1].

Quand il prend la défense du prolétariat, Guido Gezelle est sanctionné par son évêque, qui le nomme en 1872 vicaire (onderpastoor) de la paroisse Notre-Dame à Courtrai, alors une des plus pauvres de Flandre. Il y reste jusqu'en 1889. Il continue d'écrire dans la presse catholique flamande ; et il y participe à la guerre scolaire de 1879-1884. À Courtrai, il fonde la revue Loquelia.

En 1889 il retourne à Bruges. Sa dernière fonction pastorale est directeur du Couvent anglais des sœurs de Notre-Dame-de-Nazareth à Bruges. Il revient à la poésie, qu'il n'a d'ailleurs jamais complètement abandonnée. Il fonde avec des professeurs du Sint-Lodewijkscollege (collège Saint-Louis) la revue Biekorf.

Guido Gezelle meurt à Bruges le .

Le poète

Guido Gezelle écrivait dans une variante ouest-flamande du néerlandais. Sa poésie est empreinte aussi bien de néologismes que d'archaïsmes (moyen néerlandais) et de tournures dialectales.

Honneurs

« Il fut décoré, honoré par le roi Léopold II, par l'Académie flamande, l'université de Louvain, et même par son évêque et le pape Léon XIII[1]. »

Sa maison natale à Bruges est aménagée en musée Gezelle depuis 1926[2]. Dans plusieurs villes belges une rue ou un square porte son nom : Guido Gezelleplein à Bruges, Rue Guido Gezelle à Bruxelles, etc. En 2012, Guido Gezelle a été élu le plus grand héros brugeois[3].

Œuvres

  • 1858 : Vlaemsche Dichtoefeningen.
  • 1860 : Kerkhofblommen.
  • 1860 : Kleengedichtjes (1973: Petits poèmes, traduction par Jan Schepens).
  • 1862 : Gedichten, Gezangen en Gebeden.
  • 1893 : Tijdkrans.
  • 1897 : Rijmsnoer.
  • 1901 : Laatste Verzen.

Une bibliographie extensive de ses œuvres, y compris ceux consultables en ligne, se trouve sur la digitale bibliotheek voor de Nederlandse letteren (bibliothèque digitale des lettres néerlandaises) [4].

  • 1965 : Guido Gezelle, par Liliane Wouters, collection Poète d'aujourdhui, Pierre Seghers, éditeur.
  • 1999 : Un compagnon pour toutes les saisons, anthologie, traduction par Liliane Wouters. (Le nom Gezelle signifie compagnon) [5].
  • 2011 : La Fleur, vingt-sept poèmes traduits du flamand par Paul Claes.

Notes et références

Notes

  1. La revue existera jusqu'en 1902.

Références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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