Guillaume III de Rarogne

Guillaume III de Rarogne
Fonction
Évêque de Sion
Diocèse de Sion
à partir du
André dei Benzi de Gualdo (d)
Titre de noblesse
Prince-évêque (principauté épiscopale de Sion)
Biographie
Naissance
Après
Sion
Décès
Sépulture
Activités
Famille
Parentèle

Guillaume de Rarogne (en allemand Wilhelm von Raron), né en 1407 et mort le à Pallanza, est évêque de Sion du milieu du XVe siècle, issu du côté maternel de la famille de Rarogne.

Il est numéroté III pour le distinguer de ces prédécesseurs sur le trône épiscopal; On trouve également le numéro IV chez certains auteurs. Selon Gremaud, Guillaume de Rarogne se désignait lui-même par ce numéro III[1].

Biographie

Origines

Guillaume de Rarogne naît vers 1407[2],[3]. Il est le fils d'Egidius (également appelé Julien) et d'Annina de Rarogne[3]. Cette dernière appartient au rameau de Villa[4], de la famille baronniale de Rarogne (von Raron), implantée en Haut-Valais[4].

Il est, du côté maternel, le neveu de l'évêque Guillaume II de Rarogne[3]. La famille compte également deux autres évêques de Sion et un non confirmé[4]. Un autre oncle, Luquinus, est doyen de Valère[2].

Son père est par ailleurs le petit-fils de Rodolphe de Rarogne, seigneur de Montville dans le Val d'Hérens[2].

Épiscopat

Il commence sa carrière comme chanoine de Sion, en 1427. Tout d'abord chantre (1428-1433), il devient doyen de Sion (1433-1437)[3].

Il est élu évêque de Sion, le [2].

Il privilégie l'art et la culture durant son règne épiscopal, commandant de nouvelles décorations pour la basilique de Valère et supervisant la reconstruction des châteaux de la Majorie et de Tourbillon[5].

En 1446, il est contraint d'accepter les Articles de Naters, limitant ses droits[1].

Mort et sépulture

Guillaume de Rarogne rédige un testament qu'il rend public auprès du chapitre le [6].

Il se rend à Rome peu de temps après. Il meurt sur le chemin du retour, le [3], à Pallanza, sur les bords du lac Majeur[6]. Il est le dernier représentant de sa branche[1].

Henri Asperlin, son cousin et exécuteur testamentaire, se trouve à ses côtés[6]. Il est chargé de faire porter le corps à Sion, puis de l'inhumer à Valeria[1],[6]. Henri Asperlin montera sur le trône épiscopal de Sion en 1454[7].

Armoiries

Ses armes personnelles se blasonnent ainsi écartelé en 1 d'or à l'aigle de sable (branche âinée) ; en 2 de gueules à l'aigle d'or (autre branche) ; au 3 d'azur au château à deux tours d'or (seigneurie de Ville au Val d'Hérens, très ancienne possession de sa famille) et au 4 d'argent au basilic de sable, crêté de gueules (famille des Urvanas de Naters, famille de son arrière-grand-mère).[8]

Notes et références

  1. (fr + de) Jean-Claude Morend (dir.), Léon Dupont Lachenal (dir.) et al., Armorial valaisan, Zurich, Orell Füssli, , 304 p. (présentation en ligne, lire en ligne Accès libre [PDF]), p. 206.
  2. Helvetia Sacra, p. 208.
  3. Hans Kalbermatten Traduction : Salomon Rizzo, « Guillaume III de Rarogne » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  4. Werner Bellwald, Hans Kalbermatten / SR, « Rarogne, Petermann de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  5. Claire Delaloye, Les peintures murales du XVe siècle de la chapelle du château de Tourbillon, Genève, Université de Genève, , 132 p. (lire en ligne), p. 4 à 6
  6. Helvetia Sacra, p. 210.
  7. Helvetia Sacra, p. 212.
  8. Donald Lindsay Galbreath, « L'Écu de Rarogne », Schweizer Archiv für Heraldik, vol. 61, nos 1-2,‎ , p. 11-14 (lire en ligne).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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