Guillaume Ngefa Atondoko
| Guillaume Ngefa Atondoko | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux | |
| En fonction depuis le (9 mois et 13 jours) |
|
| Président | Félix Tshisekedi |
| Gouvernement | Suminwa II |
| Prédécesseur | Constant Mutamba |
| Directeur de la Division des droits de l'homme de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Guillaume Ngefa Atondoko Andali |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Kodoro (Zaïre) |
| Nationalité | Congolaise |
| Parti politique | Sans étiquette |
| Profession | Juriste, militant des droits humains |
| Résidence | Kinshasa |
Guillaume Ngefa Atondoko, né le 1er à Kodoro (aujourd'hui Sud-Ubangi), est un juriste et militant des droits humains congolais. Il est nommé ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la république démocratique du Congo depuis le , lors d’un remaniement gouvernemental.
Biographie
Jeunesse et formation
Guillaume Ngefa, né le à Kodoro dans la province du Sud-Ubangi en république démocratique du Congo[1]. Il déclare avoir développé un sens précoce de la justice en s’opposant, dès son enfance, aux discriminations envers les Pygmées dans sa communauté. Étudiant à l’université de Kinshasa, il s’engage dans plusieurs mouvements étudiants, dont le Club des Africanistes, et milite contre la division ethnique et la répression politique[2].
Il poursuit ses etudes en à Columbia University aux états-unis, à l’institut international des droits de l’homme à Strasbourg et prépare un doctorat à l’université Panthéon-Assas à Paris[3].
Engagement pour les droits humains
En 1986, il fonde l’Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), l’une des premières ONG indépendantes de défense des droits humains en RDC. Sous les régimes de Mobutu Sese Seko puis de Laurent-Désiré Kabila, il documente et dénonce les violations des droits humains, notamment à travers un rapport estimant qu’environ 200 000 réfugiés hutus et plusieurs milliers de Congolais ont été tués dans un contexte de nettoyage ethnique[2].
Ses positions impartiales, indépendantes de l’ethnie des victimes ou des auteurs, confèrent à l’ASADHO un rôle important dans l’apaisement des tensions interethniques.
Exil et carrière internationale
Persécuté sous les deux régimes, Guillaume Ngefa Atondoko s’exile à Genève puis en Côte d’Ivoire, tout en poursuivant ses activités militantes. Il participe à des événements internationaux aux côtés de personnalités comme Desmond Tutu, dans le cadre de l’initiative Speak Truth to Power (2008 à Cape Town et 2009 à Milan)[4].
En 1999, il rejoint le système des Nations unies et occupe plusieurs fonctions, notamment au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme en Guinée-Bissau, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et en Suisse. Il est nommé Directeur de la Division des droits de l’homme de la MINUSMA avant d’être expulsé par les autorités maliennes en [5].
Nomination au gouvernement
Le , il est nommé ministre de la Justice et Garde des Sceaux en remplacement de Constant Mutamba, dans le gouvernement Suminwa[2].
Notes et références
- ↑ « RDC : Guillaume Ngefa, un défenseur des droits humains à la tête du ministère de la Justice », sur Lebaobab.net, (consulté le )
- « Portrait – Qui est Guillaume Ngefa Atondoko, le nouveau ministre de la Justice en RDC ? », sur Beto.cd, (consulté le )
- ↑ « RDC : Tout savoir sur Guillaume Ngefa, nouveau ministre de la Justice », sur 7sur7.cd, (consulté le )
- ↑ (en) « Guillaume Ngefa Atondoko », sur Robert F. Kennedy Human Rights (consulté le )
- ↑ (en) « Mali expels UN mission's human rights chief », sur Reuters, (consulté le )
Liens externes
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- République démocratique du Congo