Guillaume de Bourges

Guillaume de Bourges
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Portrait de Saint Guillaume de Bourges.
Saint, archevêque
Date de naissance v. 1120
Lieu de naissance Corbeil
Date de décès
Lieu de décès Bourges
Nom de naissance Guillaume de Corbeil
Ordre religieux Ordre cistercien
Béatification 1217
par Innocent III
Canonisation
par Honorius III
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 10 janvier
Saint patron des armuriers

Saint Guillaume de Bourges, de son nom de naissance Guillaume de Corbeil, né vers 1120, et mort le , est l'archevêque de Bourges de 1199 à 1209. Il est le saint Guillaume du calendrier.

Biographie

Guillaume de Corbeil ou Guillaume de Donjeon[1] est l'un des huit enfants de Ferry V de Corbeil et de sa deuxième épouse[2]. Il naît au château d'Arthel, près de Nevers, au sein d'une famille des comtes de Nevers. Il est un homme « de caractère pieux, voué à l'étude et à la méditation[3] ».

Guillaume est soutenu dans la foi chrétienne par son oncle, Pierre l'Ermite, reconnu pour ses vertus austères[4],[5]. Ses parents, pour assurer son avenir, lui obtiennent deux canonicats, et ainsi il s'oriente vers les ordres. Il est d'abord chanoine de Soissons puis de Notre-Dame de Paris.

Désirant le calme, il quitte ses fonctions, préférant aller vivre dans la solitude et le recueillement. C'est ainsi qu'il devient moine de l'abbaye de Grandmont, fondateur et correcteur (prieur) de la celle grandmontaine de Pétilloux à Châteaumeillant[6].

Des dissensions étant apparues dans cet ordre (conflits entre les convers et les clercs), il le quitte pour devenir moine à l'abbaye cistercienne de Pontigny où il reste longtemps avant d'en devenir le prieur. Il devient ensuite abbé de Fontaine-Jean (sur la commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron)[5], puis abbé de Chaalis (diocèse de Senlis) en 1187.

Le , à la mort de l'archevêque de Bourges Henri de Sully, le clergé demande à Eudes, frère du défunt, évêque de Paris et ancien chantre de l'église de Bourges de choisir[7]. De trois candidats possibles, tous abbés cisterciens, c'est celui de Chaalis qu'il propose.

Considéré comme un grand prédicateur, ferme sur les principes, à tel point qu'il s'attire la colère du roi Philippe II de France lors du remariage de celui-ci avec Agnès de Méranie[8], il combat à la demande du pape Innocent III les hérétiques, et en particulier les cathares. Cependant il tombe malade alors qu'il prépare une croisade contre ces derniers[9].

Décès

Il meurt le . Son corps est placé au centre de la cathédrale encore inachevée, où il célébrait quelques jours plus tôt l'Épiphanie ; puis dans une chapelle de la crypte que fait bâtir Mahaut, comtesse de Nevers, dame de Donzy, sa petite-nièce (cette crypte abrite à présent la représentation du Saint-Sépulcre de Jésus-Christ). Mahaut fait un don à l'église de Saint-Étienne pour qu'un cierge soit brûlé sur son sépulcre, par une charte datée de dans laquelle elle qualifie son oncle de Saint Guillaume[2].

À la suite d'une série de miracles observés « par son intercession et devant son tombeau »[3], Innocent III le béatifie huit ans après sa mort et Honorius III le canonise le [9].

Après la canonisation, son corps est exhumé et exposé sur deux colonnes, derrière le maître-autel, jusqu'en 1562.

Ses reliques seront profanées par les Calvinistes au XVIe siècle puis pendant la Révolution, hormis une côte qui avait été remise au Collège de Navarre à Paris par les chanoines de Bourges, et un os du bras confié à Chaalis[9].

Il est le patron de l'université de Paris[8] et des armuriers. Sa fête est célébrée le .

Notes et références

  1. Saint Guillaume de Bourges, Tribune Chrétienne.
  2. Gaspard Thaumas de La Thaumassière, Histoire de Berry, (lire en ligne), p. 309 à 311.
  3. Roland Narboux, « Saint Guillaume de Bourges », dans Encyclopédie de Bourges (lire en ligne).
  4. Saint Guillaume, La Porte Latine.
  5. Communes du Loiret - Commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron.
  6. Louis Guibert, « Une page de l'histoire du clergé français au XVIIIe siècle. Destruction de l'ordre et de l'abbaye de Grandmont. Appendice », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t. XXV,‎ , p. 264-265 (lire en ligne).
  7. Saint Guillaume - Guillaume de Corbeil.
  8. Histoire de Saint Guillaume de Bourges.
  9. Martyrologe universel, contenant le texte du martyrologe Romain traduit en Français.

Voir aussi

Bibliographie

  • Liber bellorum (vers 1235), trad. Gilbert Dahan : Livre des guerres du Seigneur, et deux homélies, Cerf, 1981, 342 p.
  • Bernard Brossard, Louis Jourdan, La vie de Saint Guillaume, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, Lancosme, 2009. Album.

Articles connexes

Liens externes

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