Guillaume de la Garde
| Guillaume de la Garde | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | sans doute vers 1315/1320 | |||||||
| Décès | ||||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Patriarche titulaire de Jérusalem | ||||||||
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| Archevêque d’Arles | ||||||||
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| Archevêque de Braga | ||||||||
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| Évêque de Périgueux | ||||||||
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Guillaume de la Garde, en portugais : Guilherme de la Garde (? – 1374)[1], est un ecclésiastique du XIVe siècle. Licencié en droit civil en 1339, il devient chanoine la même année de la cathédrale d'Orléans, avant de le devenir à Beauvais, à Tours puis à Poitiers[2]. En 1345, il est chancelier diocésain[3] de l'Église de Beauvais et notaire ecclésiastique du pape[4],[5]. S'ensuit qu'il devient évêque de Périgueux (1348-1349), puis archevêque de Bragua au Portugal (1349-1361) [6], et d'Arles (1361-1374) ainsi que patriarche de Jérusalem[6] (1369-1374).
Biographie
Guillaume de la Garde est le frère de Bernard, seigneur de Pélissane et le neveu de son prédécesseur à l’archevêché d’Arles, Étienne de la Garde.
Il est promu archevêque d’Arles le [7]. En 1363[8], la venue en Provence d'Henri de Trastamare n’inspirant aucune confiance, Guillaume de la Garde entreprend de faire renforcer les défenses de l’église de Sainte-Marie de Ratis[9]. En 1365, il reçoit à Arles l’empereur Charles IV et lui met la couronne de roi d’Arles sur la tête le , lendemain des fêtes de Pentecôte, en présence des ducs de Savoie et de Bourgogne, dans l’église métropolitaine de Saint-Trophime. Pendant les troubles apportés en 1368 par Louis d'Anjou en Provence, Guillaume de la Garde s’étant ouvertement déclaré pour ce prince, est mis en accusation pour trahison et crime envers la reine Jeanne. Le sénéchal donne ordre à son lieutenant Luquet de Girardières de saisir le temporel de l’archevêque (l'ensemble de ses biens et de ses revenus). Finalement l'intervention d'Urbain V auprès de Charles V amène progressivement la paix avec le traité du , la trêve du et le traité de paix définitif du . D’après Ciaconius il aurait été créé cardinal par Urbain V, mais selon Jean-Pierre Papon, il s'agit d'une erreur[6]. Il occupe de hautes fonctions à la cour pontificale d'Avignon comme membre de la Rote.
Ce prélat meurt en 1374, archevêque d’Arles, et patriarche de Jérusalem sous le nom de Guillaume V[10].
Armoiries
Bien qu'une source indique ces armes pour l'archevêque Étienne de la Garde, mais n'ayant pas été patriarche de Jérusalem, il semble que ses armes correspondent à l'archevêque Guillaume. Elles sont "Écartelé au 1er et 4ème, d'argent à la croix potencée cantonnée de quatre croisettes d'or (qui est de Jérusalem); au 2ème et 3ème, d'azur au pal d'or accosté de six étoiles du même à une bande de gueules."[11].
Notes et références
- ↑ Papon 1777, p. 313 indique 1375.
- ↑ Guillelmus de Gardia, Studium.
- ↑ Définition de "chancelier diocésain", Église catholique en France.
- ↑ Définition de "notaire ecclésiastique", Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
- ↑ Bernard Guillemain - La cour pontificale d'Avignon 1309 -1376 - p. 354, note 503 :
- Il est reçu comme protonotaire le 29 janvier 1347.
- Papon 1777, p. 313.
- ↑ Papon 1777, p. 313 indique 1360.
- ↑ On trouve parfois la date de 1361.
- ↑ Sainte-Marie de Ratis ou Sainte-Marie-de-la-Mer étaient les noms médiévaux de l’actuel village camarguais des Saintes-Maries-de-la-Mer.
- ↑ Papon 1777, p. 313 indique 1375
- ↑ Voir François Duchesne, Histoire de tous les cardinaux françois de naissance, ou qui ont esté promeus au cardinalat, vol. 1 (lire en ligne).
Voir aussi
Bibliographie et sources
- Jean-Pierre Papon, Histoire générale de Provence, (lire en ligne), p. 313*Bernard Guillemain, La cour pontificale d'Avignon 1309 -1376, Éditions E. de Boccard, 1966 (réimpression de la thèse de 1962)
Articles liés
Liens externes
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