Gustave Lannes de Montebello

Gustave Lannes de Montebello
Fonction
Ambassadeur de France dans l'Empire ottoman
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Paris
Nom de naissance
Louis-Gustave Lannes de Montebello
Nationalité
Activité
Père
Mère
Eleonor Jenkinson (d)
Conjoint
Madeleine Guillemin
Enfant
Louis-Auguste-Jean Lannes de Montebello (d)
Autres informations
Membre de
Société de l’histoire de France ()
Société philologique hellénique de Constantinople (d) ()
Distinctions

Louis-Gustave Lannes, comte puis marquis de Montebello[1], Lucerne (Suisse) - † , Paris XVIIe)[2], est un diplomate français des XIXe et XXe siècles.

Biographie

Petit-fils du Maréchal Lannes, Gustave Lannes est le troisième fils et quatrième des sept descendants de Napoléon Lannes et d’Éléonore Jenkinson.

Après des études de droit, il embrasse une carrière de diplomate, d'abord sous les ordres de son père, le 2e duc de Montebello, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg. En 1886, il est nommé ambassadeur de France à Constantinople, puis à Saint-Pétersbourg, en 1891.

Il a contribué à la préparation de l'Exposition hippique et ethnographique russe à Paris (1895)[3].

Devenu un intime des Romanov, Gustave de Montebello joue un rôle essentiel dans la consolidation de l'alliance franco-russe. Il accueille le président Félix Faure, lors de la pose de la première pierre du pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg, le , symbole de l'alliance. La comtesse de Montebello fut une bienfaitrice de la colonie française de la capitale de l'Empire russe, notamment en procurant des financements à l'Asile de la Société française de bienfaisance de Saint-Pétersbourg et son nouvel hôpital.

Le , le marquis de Montebello est fait grand-croix de la Légion d'honneur.

Le , à l'occasion de son voyage en France, Nicolas II accepte d'être le parrain du premier petit-fils de l'ambassadeur, Nicolas, baptisé en la chapelle du palais de Compiègne. L'événement est évoqué par Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu.

Gustave Lannes de Montebello à son cabinet de Saint-Pétersbourg (v. 1897).

Gustave de Montebello est mis à la retraite par le ministère Combes, en . Il serait tombé en disgrâce au motif que sa femme se serait présentée (l'année précédente) en chapeau à un déjeuner où toutes les dames étaient convenues d’être nu-tête, fait jugé arrogant[4],[5],[6].

Revenus en France, partagés entre leur hôtel particulier parisien et le château de Stors, à L'Isle-Adam, les Montebello maintiennent des liens privilégiés avec la Russie. Il est membre du Conseil Général de L'Œuvre des Écoles d'Orient, plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient[7], entre 1903[8] et jusqu’à son décès le .

En 1929, la Marquise de Montebello lègue à l’Institut de France une partie des archives de la famille Cheuvreux. Ce fonds contient notamment 254 lettres de Jean-Jacques Ampère à Madame Récamier (1777-1849) que celle-ci a conservées et léguées à leur auteur.

Ascendance et postérité

Sur cette page de journal : 1 et 2. Arcs de triomphe à St Pétersbourg, 2. Le « comte et la comtesse » à l'Asile français, 3. Portrait de Madeleine Guillemin, marquise de Montebello, 4. Le Président écoutant les harangues à l'Hôpital français, 5. Torpilleurs sur la Néva pendant la cérémonie du « Pont Troïsky ».

Le , à Paris, il épouse Ma(g)deleine Guillemin ( - Paris † - Paris), présidente de la Société de Secours aux blessés militaires (future Croix-Rouge française), chevalier de la Légion d'honneur[9], unique fille du premier mariage d'Auguste Guillemin (1813-1877) avec Louise Cheuvreux (1828-1859), héritière de la fortune Cheuvreux et parente de Léon Say. Ils ont eu un fils : Louis-Auguste (né le , mort le )[10].

Sources et références

Sources partielles

Références

  1. Guy Martinière, « Horace Say et le Brésil », Cahiers d'Économie Politique, vol. 27, no 1,‎ , p. 217 (DOI 10.3406/cep.1996.1204, lire en ligne, consulté le ).
  2. « Acte de décès n°3061 (vue 15/31) Cote : 17D 162 », Archives de Paris
  3. « 1895, expositions diverses » [PDF], sur Archives nationales (consulté le ), p. 36 / 36.
  4. Abel Combarieu, Sept ans à l'Élysée avec le président Émile Loubet, Hachette, 1932, Pp 154-155
  5. Paul Cambon, Correspondances, TII, Grasset, 1940, p. 72
  6. François Charles-Roux, Souvenirs diplomatiques d'un âge révolu, Paris, A. Fayard, , 283 p. (OCLC 715322458), p. 8
  7. https://oeuvre-orient.fr
  8. Voir les Procès –Verbaux du Conseil Central de l’Œuvre des Écoles d’Orient/ séance du samedi
  9. « Cote LH/1472/43 », base Léonore, ministère français de la Culture
  10. « Croix à la mémoire du marquis de Montebello », sur Topic Topos (consulté le ).
  11. (en) Ian Fettes & Leslie Mahler, « Pont-l'Évêque: Birth and married », sur genealogics.org (consulté le ).
  12. « Cote 19800035/1366/57969 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi

Bibliographie

  • Abel Combarieu, Sept ans à l'Elysée avec le président Emile Loubet. De l'affaire Dreyfus à la conférence d'Algésiras, 1899-1906, Paris, Hachette, (OCLC 1543643204)
  • Hélène Carrère d'Encausse, Nicolas II : la transition interrompue : une biographie politique, Paris, Hachette, coll. « Pluriel » (no 889), , 548 p. (ISBN 978-2-012-78889-3, OCLC 491277713)
  • Un tsar à Compiègne, Nicolas II, 1901 : exposition, Compiègne, Musée national du château de Compiègne, 29 sept. 2001-14 janv. 2002, Paris, Réunion des musées nationaux, , 151 p. (ISBN 978-2-711-84301-5, OCLC 421987073)
  • Collectif, Stors : une histoire de château, Nesles-la-Vallée, Val-d'Oise éd., , 235 p. (ISBN 978-2-913-39415-5, OCLC 470371168)

Articles connexes

Liens externes

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